du 30 mars 2020
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Lors de la présentation de ses résultats annuels, SFR s’était attiré la colère des syndicats avec sa volonté de placer entre 40 et 60 % de ses effectifs au chômage partiel : « Il y a manifestement un effet d’aubaine, un opportunisme », affirmait le délégué central CFDT.

Dans une lettre interne que s’est procurée le Figaro, Thomas Reynaud (directeur général de Free) affirme qu’il a décidé « de ne pas déclencher le chômage partiel en mars et en avril et de ne pas faire appel à la solidarité nationale ».

« Nous avons la chance d’être une entreprise solide et d’appartenir à un secteur relativement épargné, les télécoms. Parce que nous sommes solides, nous devons être solidaires », explique le directeur général, comme pour répondre à SFR (sans jamais le citer évidemment). 

Selon les Echos, Orange aurait également écarté la piste du chômage partiel pour le moment. Ne reste donc plus que le cas de Bouygues Telecom, qui vise moins de 20 % selon Reuters.

Didier Casas, directeur général adjoint de l’opérateur, explique à nos confrères que la société « va compenser la perte des salaires pour les salariés qui sont en chômage partiel » pendant les 15 premiers jours et « prendra à sa charge les 16 % qui normalement sont en baisse de rémunération ». « En échange, Bouygues Telecom demande à ses salariés de prendre une semaine de congés », ajoute Reuters.

Chômage partiel : moins de 20 % pour Bouygues Telecom, Free et Orange s’en passent pour le moment
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