du 19 décembre 2019
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Chine : surveillance low cost, résistance low tech

En Chine, la police installe un nombre croissant d'IMSI catchers couplés à ses systèmes de vidéosurveillance, de reconnaissance faciale et de plaques d'immatriculation, déployés dans l'espace public ou installés sur les casques des policiers, rapporte le New York Times. 

L'objectif est de « collecter l'identité de tout utilisateur d'internet dans l'espace public, leurs comportements sur internet, leur localisation, leurs mouvements, et les identifiants de leurs téléphones », le tout relié à leurs visage et identité.

« Les gens passent et laissent des traces, les téléphones aussi, notre système connecte les deux », écrit une brochure promouvant un système similaire auprès des polices chinoises. Dès lors, il est possible de créer une alarme virtuelle quand certaines personnes s'approchent d'un endroit, qui ils ont rencontrés, où ils sont allés.

Les autorités s'en servent aussi pour identifier les guides touristiques non enregistrés, les  prostituées qui passent par plusieurs chambres d'hotel dans la même nuit, les utilisateurs de drogues ou handicapés mentaux...

Pour autant, les autorités et leurs prestataires sont bien plus enclins à déployer ces systèmes de surveillance interconnectés qu'à les sécuriser. Le New York Times raconte ainsi que beaucoup vendent, pour quelques dollars par personnes, les données récupérées sur des serveurs non ou mal protégées à des escrocs, époux suspicieux ou n'importe qui.

Sur Twitter, l'un des journalistes co-auteur de l'enquête chronique dans un thread moult photos et vidéos documentant la banalisation de cette « surveillance de masse » low cost. On y découvre aussi que beaucoup mettent à mal les serrures électroniques à reconnaissance faciale en... bloquant la porte (ouverte) avec une planche de contre-plaqué.

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