du 13 février 2018
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Changement simultané et surprise des directeurs général et financier chez SES

Dans un communiqué de presse, l'opérateur privé de satellites de communications annonce un important chamboulement de son comité exécutif pour le 5 avril.

Steve Collar, directeur général de SES Network, remplacera Karim Michel Sabbagh en tant que directeur général et président du comité exécutif de SES. Il est également nommé directeur général désigné avec effet immédiat.

De son côté, Andrew Browne devient directeur financier et remplace Padraig McCarthy. Pas de changement pour les autres membres du conseil.

La société précise que Karim Michel Sabbagh veut davantage se consacrer à sa famille et « et poursuivre de nouveaux intérêts », tandis que Padraig McCarthy souhaite prendre sa retraite en 2018. Ces changements n'auraient donc rien à voir avec les difficultés financières du groupe.

Ils prendront effet le 5 avril, jour de l'assemblée générale du groupe. En attendant, la surprise a été plutôt froidement accueillie avec une baisse de plus de 11 % à la bourse.

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La nouvelle n'étonnera personne, tant l'état de l'application était considéré comme proche de la catastrophe. Les commentaires sur la fiche du Windows Store sont éloquents, avec une note moyenne de 2,4 et des critiques parfois acerbes.

Uber a fini par répondre à MSPowerUser pour lui confirmer que l'application n'était en effet désormais plus supportée. Seules les moutures Android et iOS sont considérées comme actives, une entreprise de plus à ne se concentrer que sur les deux plateformes principales.

L'application était assez emblématique de ce que fut le Windows Store pendant toute la première période : une boutique pleine de projets développés à la va-vite ou simplement « traduits » depuis des versions Android et iOS, une solution qu'affectionne particulièrement Facebook. Dommage.

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Depuis plus d’un an maintenant que ces machines ont été annoncées, des questions restent en suspens. Les premiers modèles équipés de puces Snapdragon 835 de Qualcomm arriveront au printemps, et il était temps que des informations précises circulent.

On sait désormais par exemple que les utilisateurs ne pourront pas installer ou utiliser d’applications x86 64 bits. La couche de compatibilité qui s’en occupe habituellement est en effet celle déjà utilisée pour l’émulation x86 sur ARM. Vous pourrez ainsi installer la suite Office, mais uniquement dans sa version 32 bits (qui reste la mouture recommandée).

Autre précision importante, dont on se doutait fortement : tous les pilotes tiers devront être compilés pour ARM64. Si vous souhaitez installer une imprimante ou n’importe quel autre périphérique pour lequel Windows n’aurait pas déjà un pilote, l’opération peut se révéler impossible. Le matériel prévu pour PC ne dispose dans l’immense majorité des cas que de pilotes x86 et x86_64.

Une partie des applications UWP pourrait ne pas fonctionner correctement, la faute aux développeurs tiers en quelque sorte. La plateforme permet de compiler à la volée l’application pour x86, x64 et ARM, mais l’ergonomie prévue pour cette dernière est souvent de type mobile uniquement. Il pourrait donc y avoir des erreurs d’affichage.

Côté jeux, tout ne sera pas non plus supporté. Les titres exploitant les versions 9 à 12 de DirectX sont pris en charge, mais uniquement s’ils n’exploitent pas de technologies anti-triche, ces dernières s‘appuyant sur des pilotes. Ils ne devront pas non plus exiger de version d’OpenGL supérieure à la 1.1 ou accélérée par le matériel.

Autres exemples, l’absence d’Hyper-V et le mauvais fonctionnement des applications qui modifient des composants Windows. Le premier cas est prévisible, car l’hyperviseur n’aurait pas forcément grand sens sur de telles machines, pensées avant tout pour la bureautique. Le second posera problème aux applications IME, technologies d’assistance ou encore aux extensions Shell. Dropbox ne pourra ainsi pas afficher ses statuts de synchronisation dans l’explorateur. À moins bien sûr de recompiler le projet pour ARM64.

Ces informations se trouvent pour l’instant dans une section du site officiel, un peu cachées dans la résolution des problèmes spécifiques à Windows 10 sur ARM. On imagine que dans les mois à venir, Microsoft les rendra plus claires, peut-être à l’occasion du MWC, qui ouvrira ses portes dans quelques jours.

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Le 19 février 2017, Eugen Roschko publiait une réponse au manifeste de Mark Zuckerberg. De quoi donner un coup de projecteur au projet  sur lequel il travaillait depuis plus d'un an : Mastodon (voir notre dossier).

Le réseau social décentralisé avait alors fait grand bruit, un peu partout dans le monde. Même la DINSIC avait ouvert une instance. Depuis, la « folie » est très largement retombée et ceux qui ont lancé des instances pour la « hype » ont rapidement abandonné.

Mais une communauté, bien plus forte, s'est construite. Aujourd'hui, plus d'un million de comptes ont été créés sur près de 1500 instances, la croissance continue donc tranquillement. Car Mastodon évolue encore.

Il en est actuellement à la version 2.2.0, publiée fin janvier. Elle apportait notamment des améliorations sur les emails envoyés. Le service est globalement resté inchangé sur le fond, et compte toujours un maximum de 500 caractères par « pouet » mais avec de nouvelles options et paramètres.

Envie de vous y remettre ? Vous pouvez vous inscrire sur Mastodon.social, l'instance de la quadrature du net ou de Framasoft. L'association republie d'ailleurs pour l'occasion la version traduite de la lettre d'Eugen Roschko.

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Le 16 février, le tribunal de première instance de Bruxelles a donné raison à la Commission de protection de la vie privée (CPVP) belge, l'équivalent de la CNIL. Elle avait attaqué le réseau social, qui ne respecte pas la législation belge sur la vie privée.

Il lui est spécifiquement reproché son utilisation large des cookies, boutons de partage ou de pixels de suivi sur 10 000 autres sites que le sien, sans avertir l'internaute que son activité est enregistrée. Son accord n'est pas non plus demandé pour cette collecte d'informations.

Comme l'indique le CPVP, le tribunal ordonne à Facebook l'arrêt du suivi des Belges, tant qu'il n'est pas conforme au droit local. Toute information obtenue illégalement doit être détruite et le jugement publié sur son site. Facebook doit se conformer au jugement, sous astreinte de 250 000 euros par jour, pour un montant maximal de 100 millions d'euros.

Dans un communiqué, Richard Allan, le vice-président aux affaires publiques EMEA de Facebook, se dit déçu du jugement et assure que le groupe fera appel. Il déclare que l'utilisation des cookies est standard dans l'industrie et qu'il prépare l'application du Règlement général sur la protection des données (RGPD) le 25 mai pour s'y conformer.

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Le Project Zero prévoit de révéler publiquement les détails d'une faille si, une fois signalée à son éditeur, elle n'est pas corrigée dans les 90 jours. Une brèche a ainsi été communiquée à Microsoft vers la mi-novembre, mais il y a trois jours, veille de la date limite, l'entreprise a répondu que le correctif était plus complexe à développer qu'anticipé.

Il était donc impossible de respecter le délai imparti, entrainant la diffusion des détails par Google il y a deux jours. La faille réside dans un choix fait par Microsoft pour protéger son navigateur contre les exploitations arbitraires de code. Arbitrary Code Guard déporte ainsi dans un processus isolé (sandbox) le compilateur JavaScript Just-In-Time du navigateur.

Problème, si le processus de contenu peut deviner à l'avance l'adresse que le compilateur compte allouer via la fonction VirtualAllocEx(), il y a danger qu'un malware puisse profiter d'une zone mémoire où s'ébattre joyeusement. Selon Google, trouver l'adresse n'est pas si compliqué, d'où la faille.

Le correctif devrait être prêt pour le prochain Patch Tuesday, le 13 mars.