du 10 septembre 2018
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Canal+ revoit ses offres pour la rentrée et baisse ses prix pour faire revenir les abonnés

Le groupe aurait-il enfin compris qu'une partie de ses problèmes se trouvait dans les tarifs ?

Après avoir presque réduit la portion (et l'intérêt) de ses contenus en clair, rendu son offre modulaire, lancé un nouveau décodeur, s'être associé à Samsung puis Apple, amélioré myCanal, intégré son offre de VOD et revu de fond en comble ses différents parcours d'abonnement, Canal+ propose de nouvelles promotions.

Et pour une fois, cela ne concerne pas que « Canal+ La chaine », comme pour la remise réservée aux moins de 26 ans qui n'a pas vraiment d'intérêt, sinon annoncer un tarif « dès 9,95 euros sans engagement » pour les jeunes.

Pour la rentrée, le groupe lance une « Offre imbattable » qui intègre la chaîne principale mais aussi ses dérivés : Décalé, Cinéma, Sport, Séries et Family. Le tout pour 21 euros par mois contre 35 habituellement (-40 %). Seule contrainte : il faut s'engager deux ans.

Cette solution est loin d'être parfaite puisqu'elle ne bénéficie pas de la modularité de l'abonnement, vantée par le groupe. Ainsi, il n'est pas proposé d'ajouter les packs Famille, Sport et/ou Ciné Séries. Espérons que cela sera possible dans l'espace client.

Car pour avoir accès au pack Ciné Séries en plus des chaînes Canal+ il vous en coûtera toujours 45 euros par mois avec un engagement de deux ans via l'abonnement à la carte. « L'intégrale » est de son côté proposée pour 79,90 euros par mois.

N'oubliez pas non plus d'ajouter d'éventuels frais pour l'accès à une Apple TV 4K ou un décodeur nouvelle génération (6 euros par mois). Il est néanmoins proposé d'accéder aux contenus sans frais supplémentaires si vous utilisez votre propre matériel, comme une box Android TV ou une TV connectée par exemple.

Notez que le décodeur +Le Cube TNT est proposé sans frais supplémentaire, excepté une caution de 75 euros.

Bref, Canal+ semble infléchir sa position sur ses tarifs pour reconquérir des abonnés, même si tout est encore loin d'être rose. Reste à voir si cette stratégie s'avère payante alors que le groupe fait face à des attaques sur l'ensemble de ses fondamentaux, aussi bien dans le sport (RMC), que dans l'offre de films et séries (Amazon, Netflix) ou même sur l'accès unifié à la TV avec une plus-value au niveau du service (Molotov).

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Le revendeur, comme d'autres géants du Net, vise à utiliser uniquement des énergies renouvelables (solaire, éolien, etc.) à long terme pour alimenter leurs gigantesques infrastructures.

Aujourd'hui, Amazon se penche sur le cas des livraisons et dévoile son projet « Shipment Zero », dont le but est d'effectuer 50 % des livraisons sans émission de carbone d'ici 2030. La manière d'y arriver n'est pas précisée, mais l'utilisation de drones (volants et/ou roulants) est certainement prévue.

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Le ministre de l'Économie a fait cette déclaration en inaugurant un centre de données de la société américaine Equinix en région parisienne (son huitième en France). Il accueille des serveurs pour la SNCF et Docapost (La Poste), mais aussi pour des géants américains dont le nom n'est pas précisé.

« Aujourd'hui, nous sommes les quatrièmes derrière l'Allemagne, le Royaume-Uni et les Pays-Bas », affirme Bruno Le Maire. Il met en avant la récente division par deux de la taxe sur la consommation d’électricité pour les datacenters français et la qualité des réseaux de télécommunication. Pour rappel, le ministre a également largement poussé la taxe sur les géants du Net.

Pour Bruno Le Maire, « l'installation sur le territoire national de datacenters est une nécessité pour accélérer l'accès des entreprises aux outils de la transformation numérique et un enjeu de souveraineté pour maintenir sur le territoire national les données sensibles des entreprises »… mais celles-ci sont généralement dupliquées sur plusieurs datacenters à travers le monde, au moins pour les géants américains.

Quoi qu'il en soit, aucun chiffre concret n'est avancé par le ministre ni aucun plan d'action autre que celui déjà adopté par les députés sur la taxe sur la consommation d’électricité.

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Pour se démarquer de la concurrence, le fabricant proposait des « offres exclusives » et un système de récompense basé sur une monnaie virtuelle : zSilver. Pour les jeux, rien d'exceptionnel puisque les titres sont livrés sous forme de clés pour Steam ou Uplay.

Ce dernier point permet d'ailleurs de limiter la casse en cas de fermeture : les achats ne sont pas perdus puisqu'ils sont rattachés aux plateformes de Valve et d'Ubisoft… et c'est exactement ce qui se passe.

Sur son site, Razer annonce la fermeture de sa boutique en ligne de jeux vidéo dès le 28 février. Le constructeur ne donne pas beaucoup de détail, expliquant simplement que ce changement s'inscrit dans un cadre de réorganisation de la société.

Une foire aux questions est disponible ici pour plus de détails.

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La Voix du Nord rapporte qu’un habitant de Villeneuve-d’Ascq a été condamné vendredi 15 février pour téléchargement illégal. Il lui était reproché d’avoir partagé plus de 200 longs métrages entre le 1er avril et le 30 octobre 2016 via eMule, le célèbre logiciel de peer-to-peer.

« On trouve 223 téléchargements, mais il n’a téléchargé volontairement que trente-six films. Dès sa première audition, il a tout arrêté » a tenté de plaider son avocat, soulignant qu’aucun avertissement n’avait en outre été envoyé par la Hadopi.

Le mis en cause a été condamné à deux mois de prison avec sursis, vraisemblablement pour contrefaçon. « Il devra payer 1 800 euros de dommages et intérêts et frais de justice. Il échappe néanmoins à l’amende de 4 000 euros que le Parquet avait demandée en plus », explique La Voix du Nord.

Chaque semaine, l’ALPA (le bras armé des ayants droit du cinéma) court-circuite cinq adresses IP normalement destinées à la riposte graduée, afin de transmettre directement au Parquet ces cas de « gros téléchargeurs » (voir notre article). C’est probablement ce qui est arrivé à cet abonné.

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Le réseau social emboite donc le pas à Amazon et Google. L'annonce a été faite par Yann LeCun, responsable de l'IA chez Facebook, au Financial Times, et reprise par Reuters. But de l'opération : « créer un assistant numérique doté de suffisamment de “bon sens” pour converser avec une personne sur n’importe quel sujet ».

L'intelligence artificielle est déjà utilisée pour contrôler les publications, mais le réseau social veut renforcer son utilisation, par exemple pour surveiller de la vidéo en temps réel. En plus de ses partenaires, Facebook planche donc sur ses propres ASIC (application-specific integrated circuit).

« Facebook est connu pour construire son propre matériel quand il le faut, par exemple ses propres ASIC. Nous ne nous épargnerons aucun effort dans ce sens », explique Yann LeCun.