du 07 novembre 2017
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Broadcom officialise une offre à 130 milliards pour Qualcomm

C’est désormais officiel : Broadcom a mis 130 milliards de dollars sur la table pour tenter de s’offrir son concurrent Qualcomm, en proie à de nombreuses difficultés avec plusieurs autorités de la concurrence et avec l’un de ses principaux clients, Apple.

L’offre est constituée d’un versement de 70 dollars par action Qualcomm (60 dollars en cash, 10 dollars en actions Broadcom), soit environ 105 milliards de dollars, et d’une prise en charge des 25 milliards de dettes de l’entreprise américaine. Cette proposition ne restera valable qu’en cas de bouclage du rachat de NXP par Qualcomm.

Selon Broadcom, le nouvel ensemble formera un géant pesant 51 milliards de dollars de chiffre d’affaires par an, pour un EBITDA de 23 milliards, après synergies.

De son côté, Qualcomm confirme avoir « reçu une proposition non sollicitée » de la part de Broadcom et vouloir l’étudier à tête reposée. L’entreprise assure qu’elle ne communiquera pas sur la question tant que son conseil d’administration n’aura pas pris de décision.

En bourse, l’action Qualcomm n’a guère évolué depuis les premières rumeurs de vendredi dernier qui avaient fait bondir son cours de plus de 15 %. Le titre s’échange à environ 62,5 dollars au moment où nous rédigeons cette actualité, en hausse de 1,1 % sur la dernière séance. Broadcom progresse également de 1,4 % sur ce même intervalle.

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« J’ai demandé l’asile en France en 2013 sous (l’ancien président socialiste) François Hollande. Évidemment, j’aimerais beaucoup que monsieur Macron m’accorde le droit d’asile ». 

Sur l’antenne de France Inter ce matin, à l’occasion de la sortie de son autobiographie « Mémoires Vives », Edward Snowden réitère son vœu d’être accueilli dans l’Hexagone. 

Voilà six ans, Manuel Valls avait refusé une telle procédure. « La France a reçu, comme beaucoup d'autres pays, par l'intermédiaire de son ambassade à Moscou, une demande d'asile de la part de M. Edward Snowden ». « Compte tenu des éléments d'analyse juridique et de la situation de l'intéressé, il n'y sera pas donné suite » expliquait un communiqué.

L’intéressé n’a eu de cesse de dénoncer les lois sécuritaires, notamment les lois d’état d’urgence. « Abandonner une société libre par peur du terrorisme est le seul moyen de se laisser vaincre par celui-ci » écrivait-il en 2016.

« On a si peur du terrorisme, de ceci, de cela, qu'on commence à détruire nos propres droits » réitère-t-il sur la radio publique.  

« Protéger un lanceur d’alerte n’est pas un acte hostile. C’est une main tendue » ajoute-t-il aujourd’hui. Selon le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946, « tout homme persécuté en raison de son action en faveur de la liberté a droit d'asile sur les territoires de la République ».

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La Cour européenne des droits de l’Homme examine actuellement une requête pour savoir « si un lien d’amitié sur les réseaux sociaux entre un juge et une des parties au procès peut constituer un motif de récusation ».

Née en Suisse, l’affaire soumise concerne une attribution de l’autorité parentale. Dans ce dossier signalé par le juriste Nicolas Hervieu, une mère a demandé l’annulation d’une décision d’une autorité de protection au motif que le président d’alors était ami sur Facebook avec le père.  

Le 14 juillet 2017, le tribunal du canton du Valais a rejeté sa demande. Décision confirmée devant le Tribunal fédéral.

La mère a alors saisi la CEDH pour lui soumettre cette question : « l’angle de l’article 6 § 1 de la Convention, « l’amitié sur Facebook » entre un juge et une des parties est-elle compatible avec la garantie d’un juge impartial ? »

En France, le 5 janvier 2017, la Cour de cassation a considéré que « le terme d’ "ami" employé pour désigner les personnes qui acceptent d’entrer en contact par les réseaux sociaux ne renvoie pas à des relations d’amitié au sens traditionnel du terme ». 

Ainsi, « l’existence de contacts entre ces différentes personnes par l’intermédiaire de ces réseaux ne suffit pas à caractériser une partialité particulière ».

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Le 1er août, la fondation Tor informait sa communauté : les sommes levées pendant le mois seraient intégralement reversés au fond Bug Smash, destiné à payer les développeurs responsables corrections des bugs trouvés.

Sont particulièrement recherchées les vulnérabilités débouchant sur des fuites d’informations, qu’il s’agisse d’une adresse IP dans le réseau Tor lui-même ou de n’importe quelle autre donnée dans Tor Browser. Ce qui implique de travailler rapidement avec Mozilla, le navigateur étant basé sur la branche ESR (support long) de Firefox.

Selon la fondation, plus de 86 000 dollars ont ainsi été réunis, de sources très diverses et dans de nombreuses devises, y compris des cryptomonnaies. 

Il ne s’agit donc pas d’une chasse aux bugs au sens strict du terme. Les failles de sécurité seront toujours signalées « gratuitement », mais l’argent récolté servira à accélérer le processus, si nécessaire avec des développeurs supplémentaires.

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Apple a publié la semaine dernière la Golden Master d’iOS 13, qui deviendra la version finale distribuée le 19 septembre si aucun bug sérieux n’est découvert. Pour rappel, toutes les fonctions prévues n’y seront pas, expliquant l’arrivée d’une mouture 13.1 le 30 septembre (avec iPadOS).

Steve Troughton-Smith a trouvé dans cette mouture un simple fichier texte à destination des employés d’Apple. Objectif, leur expliquer comment lancer les applications en réalité augmentée stéréoscopique sans être équipé du casque maison, au nom de code Garta.

La technologie, elle, est désignée sous le nom de StarBoard. L’analyse Ming-Chi Kuo, souvent très bien informé, estimait qu’Apple commencerait la production de ce casque (ou de ces lunettes) en 2019 pour une arrivée sur le marché en 2020.

Qu’Apple se lance dans ce domaine ne sera une surprise pour personne. Les versions d’iOS se sont enrichies peu à peu de fonctionnalités, exploitables dans les applications et jeux via ARKit. Comme le rappelle The Verge, les dernières années d’Apple ont été émaillées d’embauches, rachats et de demandes de brevets dans ce domaine.

C’est toutefois la première fois que la technologie maison est mentionnée de manière aussi nette. Une présentation pourrait être proche, même si la firme est connue pour attendre d’être à peu près sûre d’elle pour se jeter à l’eau.

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Après le souci confirmé par Microsoft dans le menu Démarrer et Windows Search et les problèmes audio signalés par plusieurs joueurs, voilà que d’autres utilisateurs signalent d’autres désagréments.

Dans les forums de Microsoft, on peut lire que certains adaptateurs réseau ne semblent plus fonctionner correctement après l’installation de la version 18362.356 du système, distribuée automatiquement via Windows Update. Le problème semble touche aussi bien du matériel Ethernet que Wi-Fi.

Selon un utilisateur en particulier, les cartes Intel en charge des deux types de connexion sur son portable ne fonctionnaient plus, le gestionnaire de périphérique signalant une erreur. Désinstaller la dernière mise à jour du système a résolu le problème.

D’autres sur Reddit indiquent des mésaventures équivalentes, en quête d’une solution qui n’impliquerait pas la désinstallation de la version 18362.356. il semble malheureusement qu’il n’y ait pour l’instant pas d’autre choix, car mettre à jour le pilote ou provoquer la réinstallation du matériel n’ont pas fonctionné.

C’est la première fois qu’une mise à jour mensuelle semble provoquer des problèmes aussi variés. La causalité reste bien sûr à confirmer. L’éditeur devrait prendre garde à ne pas rappeler trop vite les très mauvais souvenirs de l’année 2018, avec deux mises à jour semestrielles que beaucoup ne sont pas prêts d’oublier.

C'est aussi, plus spécifiquement, un exemple concret du type de difficulté pouvant survenir dans l'approche des mises à jour mensuelles. Une forme compacte, rassemblant tous les correctifs pour accélérer le téléchargement et l'installation.

Problème : quand une défaillance survient, c'est tout le pack qui doit être désinstallé. Dans le cas présent, si un changement provoque bien les soucis rencontrés avec les adaptateurs réseau, supprimer la mise à jour revient à se passer des derniers correctifs de sécurité, impliquant un danger.