du 23 avril 2018
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Bornes InLink à Londres : la vie privée pose toujours problème

Ces bornes, apparues à New York en 2016, proposent du Wi-Fi, une recharge rapide ou encore la possibilité de passer des appels, gratuitement. Ou plutôt, en échange de publicités diffusées sur l'écran. Google est l'un des soutiens du projet.

Ces bornes de trois mètres de haut ont posé problème outre-Atlantique, à cause de craintes liées à la vie privée. Le bilan des données récupérées via le Wi-Fi n'était pas clair, et les trois caméras, toujours actives, n'inspirent guère confiance.

Des craintes qui ont traversé l'océan. Londres et Leeds ont installé pour l'instant 135 de ces bornes. Elles sont déployées par British Telecom, parfois en remplacement d'anciennes cabines rouges, posant d'ailleurs un autre problème, culturel.

Les voix s'élèvent donc à nouveau, tant sur le manque de supervision du projet (la population n'a pas son mot à dire), que sur la question des données collectées.

Sur ce point, InLink se défend : « Nous n'avons pas le moindre intérêt à suivre les individus, que ce soit par Wi-Fi ou d'autres moyens ». L'entreprise précise avoir appris des premiers couacs depuis le lancement à New York. D'ailleurs, les caméras des premières bornes sont désactivées sur celles installées au Royaume-Uni.

Dans un document publié par Adrian Short sur Twitter toutefois, on peut lire que BT prévoit d'utiliser ces bornes comme détecteurs de qualité de l'air, de mouvements piétons, de vélos, de voiture et d'autres facteurs comme la lumière ou le son. Une affaire à suivre, donc.

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