du 20 avril 2018
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Bloquant certaines publicités dans Chrome, Google veut aider les éditeurs à lutter contre... les Adblockers

Au début de l'année, le géant du Net a ajouté une fonctionnalité à son navigateur permettant d'inciter les sites à respecter les règles de la Coalition for better ads en matière de publicité. Même si ses effets sont contestés, Google n'hésite pas à caresser les éditeurs dans le sens du poil en adoptant une position inverse, afin de vanter son initiative Funding choices lancée l'année dernière.

Pour rappel, celle-ci vise à proposer aux utilisateurs de bloqueurs de publicités classiques de le désactiver ou de payer un petit montant pour s'en débarrasser tout en finançant le média en question. Il arrive dans 31 nouveaux pays, dont ceux en français. Attendez-vous donc à voir de plus en plus de messages du genre sur de nombreux sites.

Une action intéressée à plus d'un titre par Google : cela lui permet d'avoir un nouveau service en place chez les éditeurs, d'obtenir des informations sur les choix des utilisateurs, d'être l'intermédiaire pour un service payant, et de limiter l'utilisation des bloqueurs de publicités qui peuvent pénaliser son modèle économique.

Celui intégré à Chrome ne s'attaque en effet qu'à certains formats très précis, et ne concerne pas le pistage en ligne. Ainsi, Google aide d'un côté les éditeurs à réduire la portée des bloqueurs, de l'autre en propose un présenté comme plus éthique... et espère bien ainsi rester au cœur du modèle économique du Net.

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L'annonce pourrait paraître surprenante, mais elle est pourtant importante. Si les promesses autour des performances des ordinateurs quantiques sont impressionnantes (entraînant même certains fantasmes), il ne s'agissait que d'une théorie... du moins jusqu'à présent.

Passer de la théorie à la pratique est crucial. Le cas ressemble à celui des ondes gravitationnelles : on se doutait depuis longtemps de leur existence, mais en avoir la preuve permet de voir les choses différemment.

Justement, la prestigieuse revue Science a publié un article de Sergey Bravyi (IBM Research), David Gosset (Université de Waterloo) et Robert König (université de Munich).

Baptisé « Quantum advantage with shallow circuits », il apporte « une preuve inconditionnelle » de l'avantage d'un ordinateur quantique, selon les auteurs. Ils ajoutent que leur algorithme est un bon candidat pour des expérimentations à court terme.

Dans un billet de blog, IBM apporte des détails et explique qu'il fallait apporter une preuve « indiscutable ». Il cite l'algorithme de Shor pour la factorisation d'entiers en exemple : il est souvent mis en avant pour vanter les performances des ordinateurs quantiques, car il est « plus rapide que toute méthode connue sur un ordinateur classique ».

Ce n'est donc pas une preuve suffisante. Rien ne dit en effet qu'une nouvelle méthode de factorisation ne sera pas découverte un jour, rendant un ordinateur classique aussi rapide, voire plus, qu'un ordinateur quantique.

« Ce que les scientifiques ont prouvé, c’est qu’il existe certains problèmes qui nécessitent une profondeur de circuit fixe lorsqu’ils sont effectués sur un ordinateur quantique, même si vous augmentez le nombre de qubits [NDLR : des bits quantiques] pour les entrées. Ces mêmes problèmes nécessitent que la profondeur augmente avec le nombre d'entrées sur un ordinateur classique », explique IBM.

La notion de profondeur est importante en quantique : c'est le nombre d'opérations que peut réaliser un ordinateur durant le temps de la cohérence quantique, c'est-à-dire lorsque le système est opérationnel. Ensuite il s'effondre et les calculs s'arrêtent. Un phénomène qui n'existe pas sur un ordinateur classique. Ainsi, plus le nombre d'entrées est élevé, plus l'ordinateur quantique sera performant. CQFD.

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Alors que la Blizzcon approche à grand pas, de nombreuses rumeurs ont fait surface autour d'une éventuelle suite à la saga Diablo. Un faisceau d'indices, comme la présence d'une conférence « Diablo : What's Next » sur la scène principale dès la fin de la cérémonie d'ouverture, ou encore le lancement de tous nouveaux produits dérivés semblaient donner du poids à ces rumeurs.

Blizzard s'est toutefois fendu d'un communiqué visant à calmer les attentes des fans de la franchise. « Nous connaissons les souhaits de bon nombre des membres de la communauté. Tout ce que nous pouvons dire c'est que "tout vient à point à qui sait attendre" et que certaines nouveautés diaboliques demandent plus de temps ».

L'éditeur assure qu'il y aura tout de même quelques annonces liées à l'univers de Diablo. Espérons seulement qu'il ne s'agira pas uniquement de présenter le portage sur Switch, dont le lancement est prévu le 2 novembre prochain, jour de la cérémonie d'ouverture de la Blizzcon.

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Le serveur open source de base de données PostgreSQL est désormais disponible en version 11. Une mouture majeure qui se veut plus fiable et plus performante que les précédentes.

Le partitionnement des données est ainsi annoncé comme plus robuste, le parallélisme des requêtes plus efficace, les transactions dans les procédures stockées sont supportées, de même que la compilation JIT basée sur LLVM (désactivée par défaut).

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Dans la dernière préversion de Windows 10, Microsoft a introduit un changement bienvenu : la plupart des applications maison intégrées peuvent être désinstallées.

Cette build 18262 est disponible dans le canal rapide et pointe directement vers la prochaine évolution majeure du système, qui devrait être estampillée 1903 (mars 2019) si Microsoft reste sur sa nomenclature actuelle.

L’actuelle October 2018 Update autorise déjà la suppression de Solitaire Collection, My Office, OneNote, Print 3D, Skype, Astuces et Météo. La prochaine étendra cette capacité à 3D Viewer, Calculatrice, Calendrier, Groove, Courrier, Films & TV, Paint 3D, Snip & Sketch, Sticky Notes et Enregistreur vocal.

On sait gré à Microsoft d’apporter de la flexibilité dans ce domaine, mais elle ne serait pas nécessaire si l’installation de Windows 10 permettait de choisir ce que l’on souhaite installer ou pas.

C’est un souci ergonomique flagrant. L’utilisateur qui sait déjà qu’il n’utilisera pas ces applications va devoir quand même les installer et subir leur mise à jour après le premier démarrage du système. La bande passante sera saturée pendant un moment, avec l’inconfort que l’on devine.

On peut comprendre que l’éditeur souhaite garder une installation simple de son système. Elle l’est. Mais il en va du choix et du respect de l’utilisateur, en évitant autant que possible ces frictions si désagréables. Microsoft renforçant avec le temps le contrôle de l’utilisateur sur son produit, on peut quand même espérer un sursaut salvateur.

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Les législateurs du Vermont préparent un projet de loi excluant des marchés publics les entreprises qui ne respectent pas la neutralité du Net, rapporte Reuters.

Les groupes sont connus : l'American Cable Association, la CTIA, la NCTA, la New England Cable & Telecommunications Associations et USTelecom. Ils représentent les mastodontes de l'industrie, dont AT&T, Comcast et Verizon.

La plainte, déposée devant une cour du Vermont, argue que les États ne peuvent pas réguler indirectement (via leurs marchés publics, subventions ou pouvoirs commerciaux) ce qu'ils n'ont pas le droit de traiter directement. Les groupes attaquent aussi un décret du gouverneur Phil Scot sur le sujet.

Fin septembre, une loi similaire en Californie a été attaquée par le ministère de la Justice, soutenu par le régulateur des télécoms, la FCC. En décembre 2017, la commission avait signé la fin de la neutralité outre-Atlantique, la mesure prenant effet à la mi-juin. Depuis, elle interdit aux États américains d'édicter leurs lois locales, estimant la fragmentation dangereuse.