du 22 novembre 2018
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Bitcoin chez les buralistes : un partenariat entre Keplerk et Bimédia, la Banque de France met en garde

La confédération des buralistes a officialisé la solution que nous évoquions hier, précisant qu'il s'agit bien d'un accord entre les deux sociétés.

La première fournit des solutions autour des cryptomonnaies, la seconde des appareils et logiciels d'encaissement qui pourront les exploiter. Dans la pratique, les clients pourront acheter des coupons de 50, 100 ou 250 euros à créditer sur la plateforme de Keplerk.

Si la gestion d'Ethereum est bien prévue, « aucune date n'a été arrêtée » prévient la startup.

Quoi qu'il en soit, une question se pose : quelle sera la formation assurée aux 3 000 à 4 000 buralistes concernés et l'information délivrée aux clients ?

Car outre le fait qu'il s'agisse d'une cryptomonnaie, bitcoin est avant tout un placement risqué. Certains n'ont ainsi pas hésité à comparer la vente de ces coupons avec celle de tickets à gratter ou de grilles de loto, même si les finalités sont clairement différentes.

Dans un communiqué, la Banque de France confirme ne pas être partie prenante dans cette initiative. Mais elle rappelle surtout « qu’elle a émis à plusieurs reprises des mises en garde sur l’usage des crypto-actifs ; ces mises en garde demeurent d’actualité ».

Pour l'institution, « ce sont des actifs purement « spéculatifs », pas des monnaies. Ceux qui investissent dans le bitcoin comme dans les autres crypto-actifs le font entièrement à leurs risques et périls ». Espérons que les acheteurs en seront pleinement conscients.

L'histoire ne dit d'ailleurs pas si les buralistes comptent également accepter d'une manière ou d'une autre d'être payés en bitcoins, ce qui bouclerait la boucle.

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