du 18 avril 2018
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Le député Nicolas Dupont-Aignan et le sénateur Jean-Louis Masson espèrent organiser le premier « référendum d’initiative partagée » (introduit par la réforme constitutionnelle de 2008). L’objectif : soumettre aux Français une proposition de loi relative à l’immigration.

Le président de Debout la France et son collègue de la Haute assemblée s’engagent toutefois dans un sacré parcours d’obstacles. Il faudra tout d’abord que leur texte soit co-signé par au moins 185 députés et/ou sénateurs. Il devra ensuite être validé par le Conseil constitutionnel, avant qu’une phase de recueil de soutiens soit ouverte, via un site du ministère de l’Intérieur.

Si leur proposition de loi est approuvée par au moins un dixième des électeurs (soit environ 4,5 millions de citoyens internautes) dans un délai de neuf mois, alors les assemblées pourront s’en saisir. Faute d’examen à l’Assemblée et au Sénat sous six mois, le président de la République devra alors la soumettre à référendum.

Bientôt un premier « référendum d’initiative partagée » à soutenir sur Internet ?
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À découvrir dans #LeBrief
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Avec la transposition de la directive sur les services de médias audiovisuels, Franck Riester donne un aperçu de ce que vont devenir les plateformes d’hébergement vidéo.

« Nous donnerons à la nouvelle autorité des compétences élargies en matière de protection des publics, quel que soit le mode de diffusion (...). Le CSA veillera à ce que les plateformes de partage de vidéo établies en France, comme Dailymotion, protègent mieux les publics. »

En clair ? « Il pourra exiger des mécanismes de classification ou de notification des contenus ; des dispositifs de vérification d’âge et de contrôle parental ». Dit autrement, YouTube, Dailymotion et les autres ne pourront plus proposer n’importe quelle vidéo à n’importe quel public et n’importe quel horaire. 

« Cette compétence sera complémentaire au dispositif de retrait des contenus haineux qui lui sera accordé par la proposition de loi Avia, en cours d’adoption ». Le texte interdit en effet aux plateformes de mettre à disposition des mineurs des contenus pornographiques ou violents. 

« Avec cette régulation nouvelle, étendue et assouplie, nous voulons mettre fin à l’idée qu’Internet serait une zone de non-droit ». Une idée chaque jour contestée par la jurisprudence ou l’empilement législatif.

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L’éditeur avait créé un petit évènement durant le dernier E3 en annonçant une suite à sa série de simulateurs de vol, dont la dernière version – simplement appelée Flight – datait de 2012. Le nouveau volet est attendu pour l’année prochaine.

Microsoft cherche donc des testeurs en ouvrant un programme Insider. Il faut simplement posséder un compte maison, il n’y a pas de restriction géographique, même si l’entreprise prévient : pour l’instant, toutes les communications se feront en anglais.

La prochaine aura d’ailleurs lieu le 19 septembre, où devraient être dévoilées des informations plus concrètes sur l’arrivée des premières versions de tests, l’enchainement des phases et autres données techniques.

Microsoft précise également que chaque build du jeu aura des points précis à tester et que tout le monde ne recevra pas les mêmes préversions. Tous les renseignements transiteront par le hub Xbox Insider. Une FAQ a été mise en place (en anglais).

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One est le nom que Google donne à ses offres de stockage en ligne. Comme tous les grands éditeurs liés au cloud, il propose diverses formules. Pour rappel, chaque compte gratuit fournit 15 Go. Le premier palier est de 100 Go pour 1,99 € par mois, ou 19,99 par an, et jusqu’à 30 To pour 299,99 € par mois.

Désormais, cet espace peut être utilisé pour stocker les sauvegardes du téléphone, prenant en compte des données qui ne l’étaient pas jusqu’ici, comme les MMS. Photos, vidéos, contacts, messages et autres sont ainsi réunis au même endroit.

En cas de perte, vol ou cassure de l’appareil, ces données pourront être restaurées sur le nouvel appareil. L’un des plus apports est la prise en charge des photos en qualité originale, différenciant One de Photos, dont le stockage est illimité tant que les photos ne dépassent pas les 12 mégapixels.

Les choix de Google sont d’ailleurs étranges dans ce domaine. L’éditeur a coupé en juin le lien entre Photos et Drive en expliquant que la redondance des informations perturbait les utilisateurs. Désormais, il faudra expliquer comment Photos synchronise une masse illimitée de photos dans une certaine qualité alors que One garde la qualité originale… tant qu’il y a de la place.

On notera également que ce service est proposé depuis des années par Apple avec son iCloud. Les données des téléphones, tablettes et autres sont envoyées en ligne et sont synchronisées automatiquement. Chez Apple, le souci est cependant différent : un compte gratuit ne propose que 5 Go, très vite saturés par les informations toujours plus nombreuses à sauvegarder.

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Le 1er août, la fondation Tor informait sa communauté : les sommes levées pendant le mois seraient intégralement reversés au fond Bug Smash, destiné à payer les développeurs responsables corrections des bugs trouvés.

Sont particulièrement recherchées les vulnérabilités débouchant sur des fuites d’informations, qu’il s’agisse d’une adresse IP dans le réseau Tor lui-même ou de n’importe quelle autre donnée dans Tor Browser. Ce qui implique de travailler rapidement avec Mozilla, le navigateur étant basé sur la branche ESR (support long) de Firefox.

Selon la fondation, plus de 86 000 dollars ont ainsi été réunis, de sources très diverses et dans de nombreuses devises, y compris des cryptomonnaies. 

Il ne s’agit donc pas d’une chasse aux bugs au sens strict du terme. Les failles de sécurité seront toujours signalées « gratuitement », mais l’argent récolté servira à accélérer le processus, si nécessaire avec des développeurs supplémentaires.

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« Les robots sont-ils ou seront-ils capables de nous remplacer ? Pour quelles tâches ? L’intelligence artificielle va-t-elle dépasser l’intelligence humaine ? » Jean-Paul Laumond, directeur de recherche au CNRS, apporte quelques éléments de réponses à ces vastes questions.

Le chercheur part d'abord d'un constat général : « Nous sommes conscients que ces logiciels ne sont pas parfaitement fiables et nous nous en accommodons car finalement ils ne marchent pas si mal et leurs erreurs ne prêtent pas à conséquence ». Néanmoins, les conséquences peuvent être bien différentes sur d'autres systèmes.

« Confondre une autruche et tante Adèle n’a pas le même niveau de gravité que confondre sur une radiographie du sein des microcalcifications et des tumeurs naissantes. C’est au médecin qu’il revient, in fine, d’établir le diagnostic et d’en endosser la responsabilité ».

Même problématique dans la robotique : « La moindre erreur de logiciel peut conduire un robot humanoïde à chuter [...] Les algorithmes, les logiciels qui en résultent et les informations qui découlent du calcul doivent être certifiés. C’est tout le défi de la robotique que de rendre compte du monde physique sous cet impératif ».

Au final, l'Homme « s’accommode bien dans la pratique des limitations de ces technologies logicielles. On ne cherche pas des logiciels fiables à coup sûr. Il suffit qu’ils soient corrects la plupart du temps »… mais ce n'est pas le cas dans bien d'autres domaines. 

Bref, « les progrès en robotique sont plus lents qu’il n’y paraît ».