du 11 décembre 2019
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La société est en ce moment au cœur d’une tempête. La première vague remonte au début du mois lorsque plusieurs extensions ont été supprimées par Mozilla et Opera, sur fond de manque de respect de la vie privée. L’éditeur indiquait travailler à une solution afin de corriger le tir, sans plus de détail.

Cette semaine, Forbes revient à la charge avec des déclarations d’Ondrej Vlcek, nouveau directeur général d’Avast, pour qui il n’y aurait pas de « scandale ». Le dirigeant affirme que l’activité des utilisateurs est d’abord anonymisée avant d’être récupérée et analysée par Jumpshot, une société détenue à 65 % par Avast.

Les informations agrégées sont ensuite revendues. Selon Vleck, elles permettent d’avoir « un aperçu de la manière dont des cohortes d'utilisateurs naviguent sur Internet », sans risque pour la vie privée promet-il. Un exercice difficile puisque la société vend ou propose des solutions censées justement protéger la vie privée des utilisateurs... un double discours qui a du mal a passer pour certains.

« Les clients [de ces données] pourraient par exemple être des investisseurs intéressés par la manière dont des sociétés en ligne s'en sortent avec leurs nouvelles campagnes ». Vlcek n’y voit pas un problème pour le respect de la vie privée et compare ces informations à celles sur des données de santé sur la propagation des maladies et les personnes susceptibles de les contracter.

Avast tente de rassurer tout en campant sur ses positions : « Nous ne permettons à aucun annonceur ni aucun tiers d'obtenir via Avast un accès ou des données qui permettraient de cibler une personne en particulier ». 

Le dirigeant ajoute enfin que cette vente de données rapporte 5 % du chiffre d'affaires global de la société.

Avast explique pourquoi et comment il vend des habitudes de navigation de ses utilisateurs
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