du 29 janvier 2020
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Avast accusé de suivre ses clients à la trace et de revendre ces informations

C’est en tout cas ce qu’affirment Motherboard et PCMag après avoir mené une longue enquête conjointe. Nos confrères se sont appuyés sur « des données utilisateurs, des contrats et d'autres documents ayant fait l'objet d'une fuite et montrant que la vente de ces données est à la fois très sensible et, dans de nombreux cas, censée rester confidentielle entre l'entreprise qui vend les données et les clients qui les achètent ».

« Une filiale d’Avast [Jumpshot, ndlr] vend "Chaque recherche. Chaque clic. Chaque achat. Sur chaque site." Ses clients comprenaient Home Depot, Google, Microsoft, Pepsi et McKinsey », affirme Motherboard.

Même son de cloche chez PCMag : « Avast recueille l'historique de navigation des utilisateurs sous prétexte que les données ont été "anonymisées", protégeant ainsi votre vie privée. Mais ces informations, qui sont vendues à des tiers, peuvent être liées à l'identité réelle des gens, exposant chaque clic et recherche qu'ils ont effectués ».

Comme on pouvait s’y attendre, Avast se défend : « à aucun moment nous n'avons vendu des informations personnellement identifiables à un tiers ». L’éditeur avait déjà adopté la même ligne de défense en décembre dernier après la suppression des extensions dans les boutiques des navigateurs Firefox et Opera.

Ondrej Vlcek, nouveau directeur général d’Avast, expliquait qu’il n’y avait pas de scandale car Avast revendait via sa filiale Jumpshot des informations agrégées permettant d’avoir « un aperçu de la manière dont des cohortes d'utilisateurs naviguent sur Internet ». « Nous ne permettons à aucun annonceur ni aucun tiers d'obtenir via Avast un accès ou des données qui permettraient de cibler une personne en particulier », ajoutait-il.

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