du 29 octobre 2018
Date

Choisir une autre édition

Aux États-Unis, on peut contourner les DRM pour réparer des produits

Dans une décision entrée en vigueur dimanche 28 octobre, la Librarian of Congress et l’U.S. Copyright Office ont élargi la liste des exemptions autorisant les utilisateurs à contourner les verrous numériques pour réparer une série de produits.

Jusqu’à présent, ces usages étaient considérés comme autant d’atteintes à l’article 1201 du Digital Millennium Copyright Act de 1998. Par principe, le DMCA réprime le simple fait de contourner sans autorisation les protections apposées sur les contenus protégés, peu importe les motivations.

Une telle prohibition transférait « le contrôle de nos produits de nous, propriétaires, aux fabricants des équipements. Cette loi a largement contribué à l'érosion constante des droits de propriété » se souvient Kyles Wiens, l’un des fondateurs d’iFixit, à l’origine de cette décision avec l’Electronic Frontier Foundation.

Outre-Atlantique, à l’occasion de cette décision triennale, il est désormais possible de « jailbreaker » les assistants vocaux, les téléphones, les smart TV, les voitures et même de mandater un tiers pour effectuer ces opérations. Les consoles de jeux sont placées toutefois en dehors du spectre, si ce n’est à des fins d’archivage.

De même, seuls les véhicules terrestres motorisés ont été pris en compte, non les bateaux ou les avions.

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

Un tribunal californien a jugé que les forces de l’ordre ne peuvent pas réclamer le déblocage d’un téléphone avec le visage ou l’empreinte, rapporte Forbes. Des jugements précédents permettaient ces ouvertures contraintes, même si les possesseurs de téléphones n’avaient pas à fournir leur code de déverrouillage.

La cour locale a refusé de délivrer un mandat dans une affaire d’extorsion par Facebook. La victime aurait été menacée avec la publication d’une vidéo compromettante. Selon Forbes, les agents fédéraux avaient plusieurs suspects dans le collimateur et voulaient entrer dans leurs habitations.

La juge Kandis Westmore a bloqué sur la demande d’accès aux téléphones, trop large selon elle. Elle considère que les autorités n’ont pas le droit de forcer des suspects à s’incriminer eux-mêmes en ouvrant leurs téléphones par biométrie, même avec un mandat.

« Si une personne ne peut pas être obligée de fournir un code d’accès parce qu’il constitue un témoignage, elle ne peut pas être obligée de fournir son doigt, pouce, iris, visage ou toute autre donnée biométrique pour débloquer le même appareil », estime la juge.

Copié dans le presse-papier !

Dans la journée du 16 janvier, la blockchain Ethereum va profiter d'une importante mise à jour, baptisée Constantinople. Ses contours sont dessinés depuis plus d'un an, mais elle apparaîtra malgré tout sans certaines des fonctionnalités qui lui étaient promises.

Cinq « EIP » (Ethereum Improvement Proposals) seront implémentées à cette date : 145, 1014, 1052, 1234, et 1283. La plus attendue est la numéro 1234, qui doit repousser d'encore douze mois l'augmentation progressive de la difficulté du minage mise en place, prévue pour faciliter l'abandon de la preuve de travail (PoW) pour la preuve de possession (PoS).

Seulement, cette transition réclame davantage de temps qu'initialement prévu. L'abandon de la preuve de travail est pour l'instant planifié pour la prochaine mise à jour majeure, Casper qui n'a pas encore de date officielle.

Il est à noter que les modifications apportées le 16 janvier ne devraient pas donner lieu à une division (fork) de la blockchain Ethereum.

Copié dans le presse-papier !

Bien que cela ne soit pas dans ses habitudes, Valve a publié un long billet regroupant les différentes évolutions auxquelles le client Steam a eu droit cette année, ainsi que ses projets pour l'année en cours. Un exercice rare chez l'éditeur, mais justifié par la montée en puissance d'Epic Games et de son client de jeu qui vient lui tailler des croupières.

Valve revient ainsi sur la taille de sa communauté en annonçant 90 millions d'utilisateurs actifs par mois, et 47 millions par jour, un argument de taille pour quiconque veut vendre ses jeux. Autre point abordé : le nombre de monnaies gérées par la plateforme, ainsi que la disponibilité des cartes porte-monnaie dans 45 pays, permettant aux joueurs de régler leurs achats en espèces.

L'éditeur s'étend aussi sur son réseau mondial, avec une capacité annoncée de 12 Tbit/s, il a permis l'envoi de plus de 15 Eo (ou 15 milliards de Go) de données aux joueurs. De quoi rappeler à Epic qui est le patron.

Au menu pour 2019, Valve prévoit quelques améliorations pour son client. Le magasin devrait encore évoluer avec l'implémentation d'un nouveau moteur de recommandations « basé sur l'apprentissage automatique ». La plateforme devrait également faire ses débuts en Chine, tandis que l'onglet Bibliothèque va profiter d'une refonte. Le chat lui, sera enfin capable de gérer les GIF.

Copié dans le presse-papier !

En décembre 2011, le département américain de la justice avait rendu un avis sur l'interprétation d'une loi de 1961 interdisant de transférer entre deux États ou à l'étranger des informations sur des paris.

Il estimait alors que la section du texte prohibant ceci (« the transmission in interstate or foreign commerce of bets or wagers or information assisting in the placing of bets or wagers on any sporting event or contest, or for the transmission of a wire communication which entitles the recipient to receive money or credit as a result of bets or wagers, or for information assisting in the placing of bets or wagers » en VO) ne portait que sur les paris sportifs, pavant ainsi la voie aux casinos en ligne, salles de poker sur internet et autres loteries.

C'était sans compter sur un nouvel avis daté du 2 novembre et rendu public cette semaine, publié par le même département de la justice. Celui-ci estime que grammaticalement parlant, l'ensemble des interdictions ne concerne pas uniquement les paris sportifs, mais l'ensemble des jeux d'argent. Ceci en raison du placement de deux virgules dans le texte.

Une ponctuation qui tombe à pic pour l'administration Trump qui avait fait de la révision de l'avis de 2011 un de ses objectifs, ce afin de favoriser les casinos physiques. Et peut-être aussi pour remercier Sheldon Adelson, propriétaire d'un casino à Las Vegas qui a injecté plusieurs millions de dollars dans la campagne de Trump.

Copié dans le presse-papier !

C'est l'épilogue d'un feuilleton démarré cet été lorsqu'Intel et Micron ont annoncé leur divorce autour de la 3D Xpoint. Après avoir développé ensemble cette technologie, ils font chambre à part « afin d'optimiser la technologie pour leurs produits et besoins commerciaux respectifs ».

En octobre, Micron faisait part de son intention de prendre entièrement le contrôle de la co-entreprise IM Flash Technologies (IMFT). Elle avait jusqu'au 1er janvier pour confirmer son intention et, sans grande surprise, c'est désormais fait.

Micron précise que cette transaction sera clôturée dans les six à douze prochains mois, à une date qui sera choisie par Intel. Le montant est de 1,5 milliard de dollars environ, mais Micron estime que cela « n’aura pas d’incidence significative sur ses résultats financiers ».

Ensuite, « IMFT deviendra une filiale à 100 % de Micron et tous ses employés feront partie de l’équipe ».