du 02 novembre 2017
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Hier, à l'occasion d'une audition très attendue, des sénateurs démocrates et républicains ont sommé Facebook d'expliquer sa passivité face à l'achat massif de publicités par des propagandistes « russes », qui auraient été adressées à 126 millions de membres.

Des sénateurs démocrates se sont étonnés que Facebook ait attendu 11 mois pour fournir des données, et de sa capacité à connaître ses cinq millions d'annonceurs. Ils ont également regretté de n'avoir que des avocats face à eux, pas les patrons de ces groupes… accusant Facebook d'avoir profité financièrement de ces contenus trompeurs.

« Nous aurions dû avoir une analyse plus large. Nous avons manqué des signaux » a répondu Colin Stretch, son responsable juridique. Il estime que l'entreprise a été active ces derniers mois, et qu'elle ne peut pas grand-chose pour détecter une manipulation étrangère si cela passe par une fausse entreprise américaine.

Ces dernières semaines, Facebook et Twitter ont été particulièrement actifs dans le cadre de l'enquête sur l'ingérence russe dans l'élection de Trump en 2016. Presque chaque jour, une promesse d'amélioration tombe, à coups de transparence ou d'embauche massive de modérateurs.

Au Sénat américain, Facebook tente de justifier la diffusion de fake news sur sa plateforme
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