du 12 octobre 2018
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Au Sénat, une résolution plaide pour un troisième statut, entre éditeur et hébergeur

Dans une proposition de résolution sur la responsabilisation partielle des hébergeurs, la sénatrice Catherine Morin-Desailly plaide pour un troisième statut d’intermédiaire technique, entre hébergeurs et éditeurs.

La présidente de la commission de la Culture regrette que les plateformes actuelles n’aient pour obligation que de retirer les contenus manifestement illicites. « Or, ajoute-t-elle, si les plateformes sont en général efficaces pour retirer les contenus les plus aisément détectables par les algorithmes, comme la pédopornographie ou les actes violents, tel n'est pas le cas pour les campagnes orchestrées de manière plus sophistiquée ». Elle cite en guise d’exemple, la diffusion de fausses informations.

L'auteur estime qu’il est désormais temps d’ « en finir avec une conception encore trop « angélique » d'internet ». S’appuyant sur les travaux des sénateurs Laurent Béteille et Richard Yung, par ailleurs président du Comité national anti-contrefaçon, ou ceux du Conseil supérieur de la propriété littéraire et artistique tout comme ceux du Conseil d’État, elle invite le gouvernement à faire valoir, à l’échelle européenne, la nécessité d’une telle réforme de la directive de 2000 sur le commerce électronique.

Rappelons que Richard Yung avait préconisé qu'un intermédiaire relevant du troisième statut mettent « en place les moyens, conformes à l'état de l'art, de surveillance des informations qu'il transmet ou stocke, et de recherche des faits ou des circonstances révélant des activités illicites ». En somme, des mesures pro-actives allant au-delà des faits manifestement illicites.

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Il y a quelques jours, le groupe belge Radionomy annonçait le retour du lecteur multimédia pour 2019, avec l'intégration d'un service de streaming en prime.

En attendant, une mise à jour 5.8 était promise, une première depuis la 5.666 de 2013. Après qu'une version de Winamp 5.8 a fuité sur Internet, l'équipe a mis en ligne sa propre mouture. Elle la recommande évidemment pour les téléchargements, afin d'éviter de tomber sur des versions vérolées.

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Le CMS (Center for Medicare and Medicaid Services), l'organisme gouvernemental permettant aux citoyens américains à revenus modestes de souscrire à une assurance maladie à un tarif préférentiel, à laissé filer les données personnelles de quelque 75 000 personnes la semaine dernière.

La faille utilisée par les pirates (le fonctionnement n'a pas été détaillé) a été corrigée dans la foulée, assure le CMS. Les personnes touchées seront contactées ultérieurement par l'agence afin de mettre en place des moyens de « protéger leurs données », qui sont donc déjà dans la nature.

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Robert Angelini, propriétaire de huit sites pornographiques a eu une drôle de surprise ce week-end. Nos confrères d'Ars Technica l'ont contacté après avoir mis la main sur une base de données comprenant les adresses IP, les mots de passe, les noms et les adresses e-mail d'environ 1,2 million d'utilisateurs de ces sites.

Si les mots de passe étaient chiffrés et salés, réduisant théoriquement le risque de découvrir les véritables clés, ils l'étaient à l'aide de Descrypt, une méthode créée en 1979, dont l'usage est fortement déconseillé depuis plus de vingt ans.

La fuite a bien évidemment été répertoriée sur Have I Been Pwned, permettant ainsi de vérifier discrètement que des données n'ont pas été compromises…

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« Comme les empreintes digitales, aucune imprimante 3D n’est exactement la même ». C'est la conclusion à laquelle sont arrivés six chercheurs de plusieurs universités, dont quatre de Buffalo. Ils ont baptisé leur découverte PrinTracker.

Ils expliquent que « le modèle de l’imprimante, le filament, la taille de la buse et d’autres facteurs provoquent de légères imperfections dans les motifs ». Par exemple, lors de l'impression d'un objet, les motifs peuvent varier de 5 à 10 % par rapport au plan original et, comme avec les empreintes digitales, « ces motifs sont uniques et reproductibles ».

Afin de tester PrinTracker, les scientifiques ont imprimé cinq porte-clés sur 14 imprimantes 3D différentes (dix FDM et quatre SLA). Ils ont ensuite créé des images numériques de chaque objet et comparé le résultat avec une base de données des empreintes de chaque imprimante 3D. Une correspondance entre l'imprimante et le porte-clés a pu être établie dans 99,8 % des cas.

Un des chercheurs, Wenyao Xu, affirme que « PrinTracker est un moyen efficace, robuste et fiable permettant aux forces de l'ordre, ainsi qu'aux entreprises soucieuses de protéger leur propriété intellectuelle, de retracer l'origine des produits imprimés en 3D ». La technique pourrait par exemple s'appliquer pour retrouver ou prouver l'origine d'une arme imprimée.

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Ce week-end, un policier de la ville qui ne dort jamais a remarqué une fumée sortant de sa caméra-pétion Vievu LE-5 ; il l'a alors immédiatement enlevée. « Après l'avoir retiré en toute sécurité, l'appareil a explosé » explique le NYPD, qui ajoute qu'aucun blessé n'est à déplorer.

Les soupçons se portent vers la batterie, mais une enquête est en cours pour les déterminer avec précision. Par précaution, tous les officiers équipés d'une caméra-piéton Vievu LE-5 ont eu pour instruction de l'enlever et de la ramener à leur poste afin qu'elles puissent être analysées.

Le NYP précise que les Vievu LE-4 ne sont pas concernées et sont toujours utilisées par les forces de l'ordre.