du 06 décembre 2018
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Au Royaume-Uni, l'opérateur BT ne veut pas de Huawei dans son cœur de réseau, et fait le ménage

« En 2016, suite à l'acquisition d'EE, nous avons entamé le retrait des équipements Huawei du cœur de nos réseaux 3G et 4G, suivant nos principes d'architecture de réseau en place depuis 2006 », explique un porte-parole de la société. Cette dernière pense qu'elle aura terminé sa migration d'ici deux ans.

Mais ce n'est pas tout : « Nous appliquons les mêmes principes à nos appels d'offres actuels pour l'infrastructure cœur 5G. De ce fait, Huawei n'a pas été retenu ». Ce camouflet ne concerne que le cœur du réseau, pas le reste des équipements où « Huawei demeure un fournisseur important [...] et un partenaire apprécié dans l'innovation ».

De son côté, l'équipementier chinois espère « que le Royaume-Uni continuera de fournir à Huawei un environnement des affaires équitable ». « La cybersécurité ne devrait pas être politisée, et les fournisseurs d'équipements ne devraient pas être traités différemment en fonction de leur pays d'origine », ajoute la société.

Pour rappel, le patron du MI6 expliquait récemment que le Royaume-Uni devait prendre « certaines décisions » : « Nous devons déterminer dans quelle mesure nous serons à l'aise avec des technologies et plateformes chinoises dans un environnement où certains de nos alliés ont pris une position très stricte ».

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À découvrir dans #LeBrief
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Hier, le cerbère français des données personnelles a enrichi son « outil PIA » sorti l’an dernier. Destiné aux entreprises et aux organisations, il est censé les aiguiller dans la revue de leurs traitements de données personnelles.

Le système intègre désormais une fonctionnalité de création de modèles d’analyse d’impact, pour réutiliser des modèles clés en main conçus par une entité. Il intègre un modèle d’exemple pour les objets connectés. Les utilisateurs sont censés disposer d’un wiki pour collaborer.

La CNIL liste d’autres améliorations techniques et ergonomiques, censées rendre l’outil plus convivial (corrections de bugs, ajouts d’icônes…).

Le développement passe aussi à GitHub pour faciliter la collaboration.

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Apple vient de publier une nouvelle version de test de la prochaine évolution de son navigateur qui apporte quelques améliorations.

Parmi elles, le support préliminaire de l'API Web Authentication (WebAuthn). Mais seuls les appareils compatibles avec CTAPv2, comme les clés de sécurité FIDO2, sont supportées pour le moment.

Pour rappel, WebAuthn permet une connexion à plusieurs facteurs ou sans mot de passe à travers divers dispositifs de sécurité : clé USB, appareil biométrique, etc. Il est notamment utilisé pour la connexion aux comptes Microsoft sur Edge depuis deux semaines.

Apple ne précise pas s'il compte utiliser plus largement ce standard ou même FIDO2 au sein de ses appareils. On pense par exemple à FaceID/TouchID dans un environnement web ou des mécaniques de connexion simplifiées à macOS.

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Square Enix a enfin déployé une démo jouable de Shadow of the Tomb Raider sur l'ensemble des plateformes où le jeu est disponible. Cette démo permet de visiter quelques-uns des premiers niveaux du jeu, puis de poursuivre sa partie là où on l'avait laissée en cas d'achat du jeu complet.

Pour en profiter, il suffit de vous rendre sur Steam, ou sur les boutiques en ligne de la Playstation 4 ou de la Xbox One. Par ailleurs, le titre est proposé à moitié prix pendant quelques jours sur ces plateformes. L'occasion de craquer avant les fêtes ?

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C'est en tout cas ce qu'affirme Brad Sams dans une vidéo consacrée au projet Scarlett, qui serait prévu pour un lancement en 2020.

Une période où l'avenir des médias physiques face à la montée en puissance du streaming sera une question cruciale pour les géants du secteur, qui devront faire les bons choix.

Microsoft continuerait de son côté à utiliser les puces d'AMD, notamment des processeurs basés sur la génération Zen 2 qui sera mise sur le marché PC cette année, et un GPU de prochaine génération (sans doute Navi). Le tout serait capable de faire tourner des jeux en 4K à 60 images par seconde, en attendant que le projet xCloud vienne prendre le relais.

Si la rumeur devait se confirmer, on pourrait notamment se pencher sur le nombre de cœurs CPU utilisés et l'organisation de la puce, en raison du design annoncé pour EPYC, à savoir des chiplets autour d'un die contenant toutes les E/S.

D'ici là, un modèle sans lecteur optique serait prévu, plutôt au début de l'année prochaine, misant sur l'achat dématérialisé qui serait simplifié.

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Damien Collins, le parlementaire en charge de l’enquête sur les « fake news » et l’affaire Cambridge Analytica outre-Manche, a tiré un boulet de canon. Le 5 décembre, il a mis en ligne un document compilant des communications internes à Facebook.

Face au refus de Mark Zuckerberg d’être auditionné, le Parlement a sauté sur une occasion fin novembre, la visite du patron de Six4Three, une société en conflit ouvert avec le réseau social. Une visite à son hôtel a permis de récupérer une masse de documents internes à Facebook versées au procès.

Facebook a immédiatement demandé aux parlementaires de lui restituer ces messages, sans les diffuser, estimant qu’ils sont protégés par une décision de la Cour supérieure de San Mateo, responsable du procès. Une demande ignorée ici.

Damien Collins relève six points principaux :

  • Après le siphonage abusif de données d’amis par des sociétés (en premier lieu Cambridge Analytica), Facebook avait restreint cet accès pour les applications… sauf une liste blanche de partenaires qui aurait encore pu se passer du consentement des internautes concernés, ce qui resterait à confirmer.
  • L’accès aux données des amis aurait été une motivation importante dans la « Platform 3.0 » de Facebook, qui l’aurait valorisé. « L’idée de lier l’accès aux données d’amis à la valeur financière des relations avec les développeurs est une constante de ces documents. »
  • Les échanges de données avec les développeurs auraient aussi été importants dans la « Platform 3.0 » de Facebook.
  • Sur Android, face au tollé causé par l’accès possible aux métadonnées d’appels et de SMS, le réseau social aurait voulu cacher cet accès à la mise à jour de son application.
  • Facebook aurait exploité son réseau privé virtuel (VPN) Onavo pour obtenir des statistiques d’utilisation des mobinautes, sans qu’ils ne le sachent forcément.
  • Facebook aurait refusé l’accès à des données à des applications concurrentes, contribuant à leur échec, selon Damien Collins.

Nous aurons sûrement l’occasion de revenir plus en détail sur ces documents.