du 03 septembre 2019
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Attribution des fréquences 5G : Bouygues Télécom tire à boulets rouges sur les règles de l'Arcep

Didier Casas, directeur général adjoint du FAI, « conteste vigoureusement » la procédure de l'Arcep : « C'est incompréhensible de la part du régulateur », comme le rapporte La Tribune.

Pour rappel, la procédure prévoit un prix fixe pour au moins 40 MHz de fréquences pour chacun des quatre opérateurs nationaux, soit un total de 160 MHz. Sur les 310 MHz disponibles, il resterait donc 150 MHz à attribuer, avec des enchères cette fois-ci, dans la limite de 100 MHz par opérateur. 

Pour Didier Casas, le « scénario noir » serait qu'Orange et SFR, qui disposent de plus de moyens selon le directeur général adjoint de Bouygues Telecom, récupèrent chacun 60 MHz supplémentaires (pour arriver à la limite de 100 MHz). Bouygues Telecom et Free se partageraient alors les 30 MHz restants. Le dirigeant souhaite ainsi que les blocs à prix fixe soient de 60 MHz au lieu de 40 MHz, contre 90 MHz pour le plafond. 

Pour rappel, il ne s'agit pour le moment que d'un « projet de modalités et conditions d’attribution d’autorisations d’utilisation de fréquences » de la part de l'Arcep, qui est mis en consultation publique jusqu'au 4 septembre. L'Arcep y parle d'« au moins 40 MHz » et « jusqu'à 100 MHz », laissant entrevoir une possible évolution.

Rien ne dit pour autant que ce sera le cas. Sébastien Soriano et Pierre-Jean Benghozi (membre du collège de l'Arcep) prônaient un discours d'ouverture en octobre dernier, avec la possibilité d'ouvrir les fréquences à des acteurs mutualisateurs… avant de fermer totalement cette possibilité dans son projet d'attribution des fréquences.

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