du 08 juin 2018
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Dans un billet de blog, Valve revient sur les récentes suppressions de jeux, qui ont fait polémique. Des visual novels et d'autres jeux au contenu érotique ont été retirés de la plateforme, étant à la limite de la pornographie. Tout comme le jeu Active Shooter, sur les school shootings (fusillades en milieu scolaire), considéré comme un « troll » par Valve.

Ces remous auraient causé d'importantes discussions internes, menant à une nouvelle politique : seuls les jeux considérés comme illégaux ou « trolls » seront effacés. Valve promet aussi des réglages pour les recommandations de jeux, permettant de masquer des catégories de titres.

« Cela veut dire que les jeux autorisés sur le Store ne refléteront pas les valeurs de Valve, sinon une simple croyance dans votre droit de créer et de consommer le contenu que vous souhaitez » justifie l'entreprise. Le débat gagne en sensibilité après les accusations de censure de Facebook par la droite américaine et le retrait de R. Kelly des listes de lecture officielles de Spotify, justement pour des raisons morales.

La décision de Valve a été fraîchement accueillie par Leaf Corcoran, le fondateur d'Itch.io, une boutique de jeux indépendants, qui la qualifie de « ridicule » et « hors sol ». Pour lui, une modération sur des bases morales est belle et bien nécessaire.

Après une fronde de joueurs, Steam revoit la modération de sa boutique
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« Les robots sont-ils ou seront-ils capables de nous remplacer ? Pour quelles tâches ? L’intelligence artificielle va-t-elle dépasser l’intelligence humaine ? » Jean-Paul Laumond, directeur de recherche au CNRS, apporte quelques éléments de réponses à ces vastes questions.

Le chercheur part d'abord d'un constat général : « Nous sommes conscients que ces logiciels ne sont pas parfaitement fiables et nous nous en accommodons car finalement ils ne marchent pas si mal et leurs erreurs ne prêtent pas à conséquence ». Néanmoins, les conséquences peuvent être bien différentes sur d'autres systèmes.

« Confondre une autruche et tante Adèle n’a pas le même niveau de gravité que confondre sur une radiographie du sein des microcalcifications et des tumeurs naissantes. C’est au médecin qu’il revient, in fine, d’établir le diagnostic et d’en endosser la responsabilité ».

Même problématique dans la robotique : « La moindre erreur de logiciel peut conduire un robot humanoïde à chuter [...] Les algorithmes, les logiciels qui en résultent et les informations qui découlent du calcul doivent être certifiés. C’est tout le défi de la robotique que de rendre compte du monde physique sous cet impératif ».

Au final, l'Homme « s’accommode bien dans la pratique des limitations de ces technologies logicielles. On ne cherche pas des logiciels fiables à coup sûr. Il suffit qu’ils soient corrects la plupart du temps »… mais ce n'est pas le cas dans bien d'autres domaines. 

Bref, « les progrès en robotique sont plus lents qu’il n’y paraît ». 

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Apple a publié la semaine dernière la Golden Master d’iOS 13, qui deviendra la version finale distribuée le 19 septembre si aucun bug sérieux n’est découvert. Pour rappel, toutes les fonctions prévues n’y seront pas, expliquant l’arrivée d’une mouture 13.1 le 30 septembre (avec iPadOS).

Steve Troughton-Smith a trouvé dans cette mouture un simple fichier texte à destination des employés d’Apple. Objectif, leur expliquer comment lancer les applications en réalité augmentée stéréoscopique sans être équipé du casque maison, au nom de code Garta.

La technologie, elle, est désignée sous le nom de StarBoard. L’analyse Ming-Chi Kuo, souvent très bien informé, estimait qu’Apple commencerait la production de ce casque (ou de ces lunettes) en 2019 pour une arrivée sur le marché en 2020.

Qu’Apple se lance dans ce domaine ne sera une surprise pour personne. Les versions d’iOS se sont enrichies peu à peu de fonctionnalités, exploitables dans les applications et jeux via ARKit. Comme le rappelle The Verge, les dernières années d’Apple ont été émaillées d’embauches, rachats et de demandes de brevets dans ce domaine.

C’est toutefois la première fois que la technologie maison est mentionnée de manière aussi nette. Une présentation pourrait être proche, même si la firme est connue pour attendre d’être à peu près sûre d’elle pour se jeter à l’eau.

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« Les compétences et les interlocuteurs du CSA et de l’HADOPI se sont rapprochés. Nous devons en tirer toutes les conséquences ». À la Rochelle, Franck Riester confirme une nouvelle fois son vœu de fusionner les deux autorités. 

« C’est pourquoi nous fusionnerons ces deux autorités pour réunir, au sein d’un régulateur unique, la protection du droit d’auteur et la promotion du financement de la création, de la diversité culturelle et du dynamisme du paysage audiovisuel ».

Selon le ministre, « Nous devrons par ailleurs nous assurer d’une coopération plus effective entre le CSA et l’ARCEP sur leurs sujets d’intérêt commun. [Elle] passera par des membres croisés, un mécanisme de règlement commun des différends et un service commun ».

En somme, Hadopi et CSA fusionneront, CSA et Arcep coopèreront davantage. Ce qui laisse entrevoir l’idée d’une dilution de la Hadopi au sein du Conseil supérieur de l’audiovisuel, plus qu’une véritable fusion. 

La nouvelle autorité sera armée « de pouvoirs renforcés en matière de lutte contre le piratage », avec une cible : le streaming et le téléchargement direct. « Pendant trop longtemps, nous nous sommes intéressés à ceux qui téléchargent illégalement, et pas assez à ceux qui diffusent illégalement » reconnaît-il, dix ans après les débats Hadopi.

Bien entendu, la riposte graduée perdurera : « Nous concentrerons nos actions sur les sites-pirates, tout en conservant le dispositif existant contre le téléchargement pair-à-pair ». En somme, pas de remplacement, mais un empilement. 

« Nous généraliserons les technologies de reconnaissance de contenus » indique-t-il, sans doute par référence à l’article 17 de la directive sur le droit d’auteur

Ces technologies sont la première marche avant le filtrage, auquel seront astreintes la plupart des grandes plateformes ou celles de plus de 3 ans d’âge. 

Contre les sites miroirs, le ministre va s’inspirer directement de la loi Avia contre la haine en ligne, comme déjà révélé dans nos colonnes. Il reviendra à la nouvelle autorité de caractériser les sites pirates et de publier des listes noires de sites. 

Ces listes « permettront aux annonceurs, aux services de paiement ou encore aux moteurs de recherche de connaître les sites illicites et de cesser toute relation avec eux ».

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One est le nom que Google donne à ses offres de stockage en ligne. Comme tous les grands éditeurs liés au cloud, il propose diverses formules. Pour rappel, chaque compte gratuit fournit 15 Go. Le premier palier est de 100 Go pour 1,99 € par mois, ou 19,99 par an, et jusqu’à 30 To pour 299,99 € par mois.

Désormais, cet espace peut être utilisé pour stocker les sauvegardes du téléphone, prenant en compte des données qui ne l’étaient pas jusqu’ici, comme les MMS. Photos, vidéos, contacts, messages et autres sont ainsi réunis au même endroit.

En cas de perte, vol ou cassure de l’appareil, ces données pourront être restaurées sur le nouvel appareil. L’un des plus apports est la prise en charge des photos en qualité originale, différenciant One de Photos, dont le stockage est illimité tant que les photos ne dépassent pas les 12 mégapixels.

Les choix de Google sont d’ailleurs étranges dans ce domaine. L’éditeur a coupé en juin le lien entre Photos et Drive en expliquant que la redondance des informations perturbait les utilisateurs. Désormais, il faudra expliquer comment Photos synchronise une masse illimitée de photos dans une certaine qualité alors que One garde la qualité originale… tant qu’il y a de la place.

On notera également que ce service est proposé depuis des années par Apple avec son iCloud. Les données des téléphones, tablettes et autres sont envoyées en ligne et sont synchronisées automatiquement. Chez Apple, le souci est cependant différent : un compte gratuit ne propose que 5 Go, très vite saturés par les informations toujours plus nombreuses à sauvegarder.

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L'autorité de régulation a mis en ligne vendredi trois décisions « portant mise en demeure » les trois opérateurs « de se conformer à [leurs] obligations en matière de complétude des réseaux en fibre optique jusqu’à l’abonné en dehors des zones très denses ».

L'Arcep rappelle de quoi il s'agit : « rendre raccordables l’ensemble des locaux d’une zone technique prédéfinie dans un délai raisonnable, au plus de deux à cinq ans en fonction des caractéristiques locales ». Les trois décisions ont été adoptées entre décembre 2018 et juillet 2019, mais viennent seulement d'être rendues publiques par le régulateur.

460 points de mutualisation (dont dépend le raccordement de près de 180 000 locaux) sont concernés chez Orange, qui a jusqu'au 31 décembre pour corriger le tir. Pour l'Arcep, « ce délai paraît raisonnable au regard du nombre de locaux concernés qui représentent moins de 5 % de la capacité de production annuelle d’Orange, et ainsi pour lesquels un délai de douze mois paraît suffisant pour qu’Orange les rendent raccordables ».

Même calendrier pour SFR, mais avec seulement 15 points de mutualisation (dont dépend le raccordement de près de 17 000 locaux), soit 2 % de la capacité de production annuelle, indique le régulateur. Chez Free Infrastructure, 6 points de mutualisation (dont dépend le raccordement de près de 37 000 locaux) sont pointés du doigt, avec le 31 décembre 2020 comme date limite.

Une date raisonnable pour le gendarme des télécoms « compte tenu notamment du délai d’ores et déjà écoulé depuis la mise à disposition des 5 points de mutualisation listés en annexe 1 et du PM MIT95, à savoir 7 ans et 3 mois pour le plus récent et 8 ans et 8 mois pour le plus ancien, et du nombre limité de locaux ». 

Deux autres points sont soulevés dans la mise en demeure. Pour commencer, Free doit « redéfinir les contours géographiques de la ZAPM MIT95, afin d’y inclure les locaux situés dans la zone géographique présentée à l’annexe 2 à la présente décision et qui auraient dû l’être lors de la consultation publique initiale ». Le FAI a jusqu'au 15 novembre.

Enfin, le FAI doit se conformer à « l’obligation de mise à disposition des informations à la maille de l’immeuble prévue par l’article 14 de la décision de l’Autorité n° 2015-0776 au plus tard le 15 novembre 2019, et de respecter à l’avenir ces dispositions ».