du 10 avril 2019
Date

Choisir une autre édition

Depuis maintenant près de deux ans, Netflix propose des contenus interactifs. Cette fonctionnalité a été remise sur le devant de la scène avec l'épisode Bandersnatch de Black Mirror et You vs Wild dont la première saison sort aujourd'hui sur la plateforme.

YouTube ne veut pas rester sur le bord de la route et prépare également des contenus interactifs au sein d'un même épisode : « Nous avons de nouveaux outils incroyables et l'opportunité de créer et raconter des histoires interactives », affirme Susanne Daniels, responsable programmes chez YouTube, à Bloomberg.

Une nouvelle division a ainsi été créée sous la houlette de Ben Relles. Elle sera non seulement en charge des contenus interactifs, mais aussi d'émissions spéciales en direct. Ce changement s'inscrit dans une réorientation de la plateforme initiée il y a peu, notamment avec la suppression de certains contenus originaux.

Après Netflix, YouTube travaille aussi sur des contenus interactifs
chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

Une collecte d’IP opérée sur les réseaux P2P par une société de défense est-elle compatible avec le règlement européen ? La question a été posée à la Cour de justice de l’Union européenne depuis la Belgique.  

Mircom International détient des droits sur des films pornos édités aux États-Unis. Cette société chypriote a collecté une masse d’adresses IP. Autant d’abonnés soupçonnés d’avoir téléchargé en P2P des fichiers issus des catalogues qu’elle se doit défendre contractuellement. 

L’entreprise a donc réclamé leur identité auprès des FAI, dont le belge Telenet. L’étape d’après est connue : les individus sont contactés directement pour se voir proposer un règlement amiable et surtout financier (voir cet article de TorrentFreak). 

Telenet s’est visiblement opposé à cette communication. Le dossier a pris une direction judiciaire devant la cour de première instance d’Anvers. À cette occasion, les juridictions belges ont adressé une série de questions préjudicielles à la Cour de justice de l’Union européenne.

Ce dossier pourrait, selon le sens des réponses attendues, avoir d’importantes répercussions en Europe pour le traitement juridique des échanges en pair-à-pair.

Il est en effet demandé aux juges européens si l’ « upload », concomitant à un téléchargement descendant, équivaut à une « communication au public » s’agissant des petites briques de chaque fichier, inexploitables tant que l’œuvre n’a pas été entièrement reconstituée.

De même, les juges belges veulent savoir s’il existe un minimum à partir duquel une telle dissémination devient « communication ». Dès le premier octet ? Une qualification importante puisqu'elle conditionne juridiquement la possibilité de diligenter ensuite des actions beaucoup plus rugueuses, notamment pour contrefaçon. 

D’ailleurs, ils souhaitent déterminer si cette qualité doit également être retenue lorsque la mise en partage est proposée automatiquement, sans que l’utilisateur à l’origine n’en ait finalement connaissance. 

Les autres questions touchent à l’indemnisation du préjudice, mais surtout au règlement général sur la protection des données personnelles. Reprenons : la société chypriote aspire des masses d’adresses IP. Les personnes concernées, détentrices de ces IP, n’ont évidemment pas consenti à ces traitements. 

Comment justifier sa licéité au regard du RGPD ?  

L’article 6 du texte pose qu’un traitement de données personnelles n’est licite que dans une série de cas. En particulier lorsqu’il est « nécessaire aux fins des intérêts légitimes poursuivis par le responsable du traitement ou par un tiers ».

La disposition est cependant mise en balance : l’intérêt légitime du responsable s’efface dès lors « que ne prévalent les intérêts ou les libertés et droits fondamentaux » des personnes physiques concernées.

Dans un tel cas, comment doit s’opérer cette proportionnalité ? Réponse dans quelques mois.

Copié dans le presse-papier !

La société d'Elon Musk a déposé 20 demandes à l'International Telecommunication Union (ITU) pour 1 500 satellites à chaque fois, comme le rapporte SpaceNews qui a pu obtenir une confirmation d'un officiel de l'ITU.

Il est prévu qu'ils restent tous sur une orbite basse, entre 328 et 580 kilomètres. Ils croiseront donc potentiellement l'orbite de la Station Spatiale Internationale qui est aux alentours de 400 km d'altitude.

Ces demandes d'autorisations ne signifient pas nécessairement que SpaceX déploiera 30 000 satellites dans les années à venir, mais elles montrent les ambitions toujours aussi grandes de la société pour Starlink, son réseau mondial d'accès à Internet par satellites. Pour le moment, une soixantaine de satellites ont été envoyés dans l'espace, sur les 12 000 que compte le plan actuel.

SpaceX confirme le dépôt des demandes à nos confrères et s'explique : « Face à la demande croissante d’Internet rapide et fiable dans le monde entier, en particulier pour ceux où la connectivité est inexistante, trop chère ou peu fiable, SpaceX prend des mesures pour adapter de manière responsable la capacité du réseau Starlink ».

Se pose encore et toujours la question des débris et de l'encombrement de l'espace avec ces nouvelles demandes. Selon l'United Nations Office for Outer Space Affairs repris par SpaceNews, environ 8 500 engins ont été placés en orbite depuis 1957. À lui seul, SpaceX pourrait donc multiplier ce chiffre par cinq…

Copié dans le presse-papier !

Dans ses annonces hier soir, le moteur de recherche, centré sur le respect de la vie privée, a présenté plusieurs nouveautés, dont un thème sombre remanié pour mieux s’accorder avec celui des navigateurs, désormais courant. Il détectera d’ailleurs quel thème est utilisé pour basculer automatiquement.

La recherche s’améliore également avec quelques ajouts, notamment l’important « L’année dernière » pour les filtres de recherche, qui permet de n’afficher que les résultats datés de l’année écoulée.

Enfin, pour répondre aux plaintes sur les lenteurs du service en Inde, DuckDuckGo annonce qu’un nouveau serveur a été installé dans le pays. Les utilisateurs concernés devraient constater une hausse notable des performances.

Copié dans le presse-papier !

Quelques semaines après la mise en ligne d'iOS 13, Microsoft passe aussi du côté obscur de la force avec ses applications de bureautique, comme l'a repéré WCCFtech. La bascule s'effectue en fonction du thème en cours dans iOS 13.

Sur l'App Store, les notes de version des applications Word, Excel et PowerPoint n'en font pas mention et indiquent simplement : « Choisir votre destination : utilisez la commande Déplacer pour déplacer facilement vos fichiers cloud d’un dossier à un autre ».

Sur OneNote par contre, ce changement est précisé : « Ménagez vos yeux grâce au mode Sombre : Activez le mode sombre dans les environnements peu éclairés ou si vous souhaitez améliorer la lisibilité de l’interface utilisateur OneNote et de vos notes ».

Copié dans le presse-papier !

« Concernant les messages des dirigeants mondiaux sur Twitter, nous reconnaissons qu’il s’agit en grande partie d’un terrain nouveau et sans précédent », explique le réseau social dans un nouveau billet de blog

Il fait suite à un autre en juin dernier, expliquant qu'un nouvel « Avis » était en préparation pour les tweets de politiciens abusant des règles. La société l'affirme désormais : « les comptes des dirigeants mondiaux ne sont pas totalement au-dessus de nos règles »… un peu, mais pas trop donc.

Dans certains cas, même les tweets des politiciens seront supprimés : promotion du terrorisme, menaces et/ou violence envers une personne, publication de données personnelles, promotion de l'automutilation, exploitation sexuelle d'enfants, publication ou partage de photos/vidéos intimes sans autorisations.

Ce n'est pas tout. Il ne sera pas possible d'aimer, répondre, partager ou retweeter un message placé derrière un « Avis » car jugé d'intérêt public par Twitter, même s'il est « controversé » ou « pourrait contrevenir aux conditions d'utilisations ».