du 20 février 2018
Date

Choisir une autre édition

Après leur rencontre, Qualcomm redit non à Broadcom… en laissant la porte ouverte

Après avoir mis 148 milliards de dollars (dette incluse) sur la table, Broadcom s'était vu opposer un refus unanime du conseil d'administration de Qualcomm, mais ce dernier avait laissé la porte ouverte à des négociations.

Une rencontre entre les deux sociétés s'est déroulée le 14 février, mais Cupidon n'était pas au rendez-vous. Selon Qualcomm, Broadcom a précisé que son offre de 148 milliards de dollars était « sa meilleure et dernière proposition », tandis que son conseil d'administration reste unanime sur la sous-évaluation de Qualcomm, avec « un niveau de risque inacceptablement élevé » quant à l'approbation par les autorités compétentes.

« Notre conseil a jugé la réunion constructive en ce sens que les représentants de Broadcom ont exprimé leur volonté d'accepter certaines cessions potentielles liées à des ententes antitrust autres que celles contenues dans la convention de fusion déposée publiquement » ajoute tout de même Qualcomm.

Mais ce dernier précise que son concurrent refuse d'accepter d'autres engagements qui pourraient être imposés par la FTC, la Commission européenne, etc.  De plus, « Broadcom a également refusé de répondre à toute question sur ses intentions concernant l'avenir de l'activité de licence de Qualcomm » et « insiste sur le contrôle de toutes les décisions importantes concernant nos activités de licence » entre la signature de l'accord et la finalisation de l'achat.

Si Qualcomm envoie de nouveau une fin de non-recevoir à Broadcom, la société laisse une nouvelle fois la porte ouverte aux négociations... la suite au prochain épisode.

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

Au départ présentés comme des sources de séries haut de gamme exclusives, avec un fond de catalogue de films en France, du fait de la chronologie des médias, les services de SVOD ont bien changé.

C'est notamment le cas de Netflix qui a progressivement renforcé son catalogue pour le faire ressembler à celui de nos bonnes vieilles chaînes de TV, et attirer leur public, à quelques détails près. 

Tout d'abord l'exhaustivité de l'offre, qui reste sans commune mesure, avec l'accès à des films, séries, documentaires, animés et spectacles profitant d'une diffusion mondiale. Mais aussi des secteurs encore assez tabous. 

Ainsi, si l'on trouve facilement toute la panoplie de films de Noël et autres téléfilms navets, il n'y a pas de compétitions sportives, de talk-shows ou même d'émissions très localisées (programmes de flux) hors des États-Unis par exemple.

Si des émissions de téléréalité ou des compétitions diverses (décoration, cuisine, etc.) sont présentes, elles ne sont pas produites ici, simplement traduites et le plus souvent issues d'une première diffusion par des chaînes de TV à l'étranger dont Netflix a acquis les droits pour le reste du monde.

Mais ce point pourrait changer, notamment chez Amazon. Comme l'évoque Variety, quatre nouveaux programmes sont développés en France. Deux fictions de 8x 52 minutes : « Operation Totem » et « Voltaire, mixte », mais surtout deux émissions.

Elles en rappelleront d'autres. Dans « The Missing One », des célébrités et sportifs tels que Tony Parker, Big Flo et Oly, Marie-Sophie Obama seront regroupés en quatre équipes faisant la course pour retrouver un de leurs membres en Australie.

Puis « Love Island », adaptation d'une émission de téléréalité interactive déjà diffusée à l'étranger. Autant dire que du côté de certaines chaînes de la TNT, où une bonne partie du contenu se résume à ce type de programme, les sueurs froides vont commencer si le succès est au rendez-vous.

Surtout que ce n'est sans doute qu'un début. Que se passera-t-il le jour où ces géants américains proposeront leur The Voice ou Vivement dimanche produit avec des équipes françaises, à coup de millions de dollars, pour s'attaquer au gros de l'audience des chaînes de TV ? 

Pour les émissions de pâtisserie, c'est déjà en train de se régler. Fremantle (RTL Group, maison mère de M6) produit la version française (et dans d'autres pays) de « C'est du gâteau » pour Netflix, mise en ligne le 25 octobre. 

Ce n'est pas encore Top Chef, loin de là, mais qui sait… 

Copié dans le presse-papier !

Les premiers véhicules seront testés en 2020 dans le cadre du volet mobilité du quartier d’innovation urbaine « Paris Rive Gauche ».

Ce service « permettra aux voyageurs de rejoindre l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière depuis les réseaux de transport environnants (train, métro et bus) ». La RATP travaillera en particulier sur les questions d’intermodalité et d’acceptabilité par les voyageurs.

Il y a quelques mois, la RATP avait signé un partenariat avec Airbus et le groupe ADP « pour étudier l’intégration des véhicules volants dans le transport urbain ». Premier objectif : « une étude de faisabilité pour la démonstration d’un système d’aéronefs à décollage et atterrissage vertical (VTOL) en zone urbaine pour les Jeux olympiques 2024 à Paris ».

Début 2018, la RATP s'était rapproché du CEA pour expérimenter des navettes autonomes sur une route ouverte, mais privée.

Copié dans le presse-papier !

Proposée depuis le mois dernier sur iOS, cette v4 arrive sur tvOS, annonce l'équipe en charge du développement. 

L'ensemble se veut plus clair, avec une gestion des profils, de la nouvelle version d'AirPlay, s'adaptant aux nouveaux codes graphiques d'Apple. 

Cette adaptation, qui devait au départ prendre « quelques jours », aura finalement nécessité trois grosses semaines. 

Pour Android, c'est toujours en cours. Cela ne devrait néanmoins plus tarder. On espère que ce sera enfin l'occasion d'avoir du contenu à plus de 720p. Une fonctionnalité promise de longue date, mais toujours attendue.

Copié dans le presse-papier !

Encore une mise à jour hier pour iOS et iPadOS. Les utilisateurs qui attendaient la mouture 13.3 (tout juste arrivée en préversion) peuvent se réjouir : elle corrige le bug du multitâche.

On s’étonne d’ailleurs, pour une révision « mineure », du sérieux des problèmes qu’elle corrige. Celui du multitâche était potentiellement le plus pénible puisqu’il forçait bon nombre d’applications à se recharger entièrement, comme si son démarrage se faisait à froid. 

En plus d’exiger dans ce cas plus de puissance et donc de drainer davantage la batterie (oui, tuer les applications en mémoire dessert l’autonomie), la perte de temps pouvait être significative. Dans le cas de Safari par exemple, les données déjà inscrite dans un formulaire était perdue. Or, il suffisait parfois d’éteindre son appareil pendant quelques minutes pour que le bug se manifeste.

iOS 13.2.2 corrige également plusieurs soucis qui pouvaient entrainer une perte de la connexion cellulaire, notamment après un appel. Un autre pouvait rendre « illisibles les réponses aux courriels qui utilisent le chiffrement S/MIME entre comptes Exchange », un autre générait des demandes supplémentaires d’authentification avec Kerberos, et le dernier interrompait parfois le chargement des accessoires Lightning YubiKey.

La mise à jour se récupère comme d’habitude dans Réglages > Général > Mise à jour logicielle.

Copié dans le presse-papier !

Les problèmes judiciaires continuent pour Facebook. D’abord en Californie dans le cadre de l’enquête déclenchée par l’État dans le sillage du scandale Cambridge/Analytica.

La Californie estime que l’entreprise ne joue pas franc-jeu, selon Reuters. Elle cherche à obtenir des documents, tout particulièrement des emails échangés par le fondateur et PDG de Facebook, Mark Zuckerberg. 

Devant le refus apparent de fournir ces informations, le parquet californien a révélé à la presse l’état de la procédure, accentuant la pression sur le réseau social. 

L’entreprise n’est pas de cet avis. Elle a indiqué avoir « coopéré étroitement avec l’enquête de l’État de Californie » et fourni « des milliers de pages de réponses écrites et des centaines de milliers de documents ».

« Il semblerait que nous ayons des définitions différentes d’une coopération » a répondu le parquet, pour qui le nombre de documents n’est guère pertinent si, au milieu de la masse, il en manque un essentiel. 

Parallèlement, NBC News a révélé l’existence d’un lot de documents comprenant des éléments troublants. Selon le média, ils montrent comment Facebook s’est servi des données de ses utilisateurs comme d’une « monnaie d’échange » dans les négociations avec ses concurrents ou pour consolider sa position.

NBC News indique avoir récupéré en tout 7 000 pages, dont 4 000 de communications internes (emails, discussions en ligne, présentations, tableaux…). 1 200 de ces pages internes sont classées « hautement confidentielles ». La période couverte concerne essentiellement 2011 à 2015.

Les données utilisateurs auraient été utilisées comme levier de négociation de certains accords, comme dans le cas d’Amazon. Le géant de la vente en ligne aurait ainsi obtenu un accès préférentiel à des informations qu’il n’aurait pas pu avoir en temps normal, grâce à ses investissements dans la publicité sur Facebook. Une récompense donc.

Les documents en eux-mêmes ne sont pas nouveaux. Ils émanent d’un procès en cours, opposant l’entreprise Six4Three à Facebook. Le combat dure depuis plusieurs années. En avril dernier, Facebook avait réagi, évoquant une « sélection orientée » par Six4Three qui ne permettait de ne « raconter qu’une version de l’histoire ».

Interrogé par NBC News sur ces documents, le réseau social n’a pas nié l’authenticité des documents, mais n’a pas souhaité faire d’autre commentaire.