du 13 mars 2018
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Apple se paie un « Netflix de la presse »

La société vient d'annoncer l'acquisition de Texture, un kiosque numérique pour la presse papier par abonnement. Il propose un accès à son catalogue pour 9,99 dollars par mois. Une approche déjà connue chez nous à travers des services comme SFR Presse ou encore Clevr.

La rémunération se fait en général sur le nombre de contenus effectivement lus, ce qui pose le même souci de concentration que dans les services de streaming musical, avec des effets parfois délétères puisqu'il est question de médias d'information.

En effet, la plupart des revenus aura tendance à aller aux plus gros éditeurs, qui seront aussi sans doute les plus mis en avant par la plateforme. Comment assurer l'égalité de traitement et la pluralité de l'information de tels dispositifs, surtout lorsqu'ils seront accessibles au niveau mondial ?

Alors que la loi Bichet sur la diffusion en kiosque devrait être retouchée en France dans le courant de l'année, on voit que l'absence de mécanique équivalente dans le monde numérique va poser de lourdes questions, comme elle le fait déjà d'une certaine manière à travers les réseaux sociaux ou des services comme Google News.

L'opération prouve qu'Apple continue de s'intéresser à la presse comme contenu à proposer au sein de ses offres, quelques années après la promesse d'une révolution (ratée) à travers l'iPad. Mais si des abonnements à 9,99 euros par mois se généralisent, avec une part importante accordée aux plateformes, quelle sera celle restante aux journaux ? Surtout, pourront-ils continuer à afficher un coût au numéro de 2 à 10 euros ?

Apple News est désormais vu comme une source de trafic importante pour les médias, même français, bien que le dispositif ne soit pas tout à fait lancé chez nous. Combien de temps faudra-t-il attendre avant que la marque à la pomme se lance dans l'abonnement unique et généralisé aux journaux du monde entier ? Sans doute plus très longtemps.

Au risque de voir les éditeurs devenir de simples agences de presse visant à remplir les tuyaux du géant américain. Ce alors que Facebook et Google continuent de se poser en intermédiaires techniques de choix, à coups de fonds et autres subventions accordées aux médias.

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À découvrir dans #LeBrief
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Le 6 juillet 2017,  le tribunal de grande instance de Paris avait ordonné le blocage et le déréférencement de Libertyland.tv, LibertyLand.co, StreamComplet.com, VoirFilms.org et VoirFilms.co.

Les professionnels du cinéma, dont l’Union des producteurs de films, le Syndicat de l’édition vidéo numérique et la Fédération nationale des distributeurs de films, avaient interjeté appel, mécontents du volet financier que le jugement mettait à leur charge.   

Il faut dire que le même jour, la Cour de cassation avait posé que les acteurs d’Internet doivent « contribuer à la lutte contre les contenus illicites » dès lors « qu’ils sont les mieux à même de mettre fin à ces atteintes », sauf mesure disproportionnée. Une jurisprudence elle-même inspirée de la Cour de justice de l’Union européenne et son arrêt Telekabel du 27 mars 2014.

La cour d’appel n’a pas eu d’autres choix que de renverser le jugement du premier degré. Le 4 décembre dernier, comme révélé par Doctrine.fr, elle a jugé que le blocage des trois sites n'entrainait aucun « sacrifice insupportable » ou de mise en péril des intermédiaires. Google, Free, Bouygues, Numericable et Orange se doivent donc de supporter l’intégralité des coûts sans possibilité de remboursement auprès des organismes de défense professionnelle.

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L’onglet Pour vous était prévu depuis quelques mois et fait maintenant son apparition, progressivement selon les marchés. Le déploiement ne fait que commencer et les utilisateurs ne l’auront pas tous immédiatement (comme toujours).

Le fonctionnement est connu : l’onglet regroupe des conseils, guides et informations sur ce qui entoure l’utilisateur, selon ses goûts et habitudes. Une « expérience personnalisée » de Google Maps avec, par exemple, le signalement d’un nouveau plat dans un restaurant que l’on apprécie.

La fonction est en déploiement dans 40 pays sur iOS, et 130 sur Android. Dans les deux cas, la France fait partie du lot.

Google voit son onglet comme un excellent moyen de planifier des activités pour un voyage, selon ses goûts. L’onglet se concentre en effet pour l’instant sur la seule restauration, mais il est évident que Google ne va pas se contenter d’un seul domaine.

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Le Conseil de l’Union européenne, où siègent les États européens, a publié sa position sur un projet de règlement pour l’accès aux preuves numériques. Autrement dit, les pays s’accordent pour permettre aux autorités d’un État-membre de réclamer la préservation ou l’accès aux données d’un service en ligne situé dans un autre.

La collaboration transfrontalière est une complainte de longue date des forces de l’ordre, particulièrement dans les enquêtes numériques, où la réactivité est le nerf de la guerre. Les criminels peuvent passer de pays en pays en quelques secondes, en changeant par exemple d’hébergeur, les forces de l’ordre étant encore régulièrement bloquées à la frontière.

Le texte pourrait instituer un nouveau cadre légal pour ces demandes entre pays, avec des ordres de « production et de préservation » de données, concernant tout type d’information. Les données transactionnelles et les contenus ne devraient être transmissibles que pour des crimes punissables d’au moins trois ans de prison, ou des sujets spécifiques liés au « cyber » et au terrorisme.

Les services concernés auraient 10 jours pour répondre, ou 6 heures pour des procédures urgentes, avec la possibilité d’une validation a posteriori (sous 48 heures) pour des données de connexion. Bien entendu, les données devraient être utilisées uniquement dans les buts définis.

En cas de manquement, le fournisseur de service pourrait être sanctionné jusqu’à 2 % de son chiffre d’affaires mondial. Un système de notification serait aussi créé, pour permettre à un État de s’opposer à une demande d’un autre sur son territoire, pour protéger la liberté d’expression ou les intérêts de la nation, par exemple.

Le projet de règlement « est désormais prêt pour les négociations avec le Parlement européen », avec l’espoir d’en finir avant la mandature actuelle.

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Doom a soufflé sa 25e bougie hier, et pour marquer cet évènement, John Romero, l'un de ses créateurs a annoncé le lancement pour mi-février d'un « megawad » baptisé Sigil, comprenant la bagatelle de 18 cartes inédites pour Doom (9 en solo, 9 en multijoueur).

Les cartes seront disponibles gratuitement en téléchargement, mais deux éditions physiques viennent compléter l'offre. La première, vendue 39,99 dollars, comprendra une boîte dessinée par Christopher Lovell, une clé USB de 16 Go et deux disques avec les niveaux et quelques extras, dont la bande-son ainsi que deux autocollants.

Une seconde version a 166 dollars vient dans un écrin collector signé et numéroté à la main par John Romero. Elle ajoute une lithographie signée de Christopher Lovell, une pièce collector, une statuette de la tête de John Romero sur une fourche ainsi qu'un t-shirt (taille XL uniquement).

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Le gestionnaire de projets Trello s'était fait manger par Atlassian pour 425 millions de dollars en janvier 2017. Il passe aujourd'hui à l'offensive en rachetant Butler et son outil d'automatisation pour Trello.

L'éditeur explique sur son site qu'il permet de mettre en place des règles, des commandes planifiées, des boutons personnalisés, etc. De son côté, Trello affirme qu'avec l’acquisition de Butler, il « sera le seul outil de ce type à disposer de capacités d’automatisation natives ».

Le montant de la transaction n'est pas précisé.