du 03 juillet 2019
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Apple dévoile son dernier rapport de transparence sur les demandes gouvernementales

Apple a publié son dernier rapport de transparence, dans lequel sont abordées les demandes faites par les gouvernements. Des demandes pouvant inclure de nombreuses actions, mais dont le détail est souvent masqué pour des raisons de sécurité. Le rapport porte sur le second semestre 2018.

TechCrunch note en particulier l’apparition d’une nouvelle section dédiée aux applications retirées suite à des demandes officielles. 80 ont ainsi été reçues pendant la deuxième moitié de l’année dernière, 75 acceptées pour un total de 634 applications.

Apple ajoute que la Chine est à l’origine de la plupart des demandes. Le pays a demandé la suppression de 626 applications, Apple en a retiré 526, soit une vaste majorité du total. Vietnam, Autriche, Koweit, Liban, Pays-Bas, Norvège, Russie, Arabie Saoudite, Suisse et Turquie sont également cités.

En ce qui concerne les raisons, les paris et la pornographie constituent l’essentiel des demandes – donc par la Chine. Violation de la vie privée, de copyright ou de loi sur les transports publics font aussi partie du lot.

Comme toujours dans les rapports de transparence depuis les premières affaires liées à Edward Snowden, on trouve également les demandes de renseignements effectuées par les agences fédérales américaines.

Durant le deuxième semestre 2018 toujours, Apple a ainsi reçu entre 3 et 499 NSL (National Security Letters), concernant 1 505 à 1 999 comptes. L’entreprise, comme toutes les autres aux États-Unis, a l’obligation de ne fournir que des fourchettes, au risque qu’un chiffre trop précis serait une indication.

On note par contre pour la première fois la publication quasi intégrale du texte de cinq NSL, car les ordres de non-divulgation n’ont plus cours. Certaines informations identifiantes sont masquées, mais les lettres auront le mérite de montrer à quoi ressemble une demande formelle de renseignements envoyée par le FBI.

Les statistiques sont également ventilées par pays. Pour la France, on apprend ainsi que des demandes d’accès pour 943 appareils ont été faites dans la même période. 715 ont été approuvées par Apple (76 %).

199 identifiants financiers ont été demandés pour des enquêtes de fraude, pour 156 donnés par Apple (78 %).  La France a également cherché à accéder à 154 comptes, pour 99 acceptés (64 %).

On note que les 11 demandes d’urgence ont toutes été validées. Elles concernent des situations de danger de mort ou de blessure grave, par exemple quand une personne est portée disparue. Dans ce domaine, la France est loin du haut du panier : le Royaume-Uni en a effectué 198, pour 173 acceptées (87 %).

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À découvrir dans #LeBrief
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Le navigateur, entièrement rebâti sur Chromium, est en test depuis des mois, mais essentiellement pour le grand public. 

Les variantes pour Windows 10, macOS et Windows 7 et 8.1 sont toutes disponibles sur deux canaux : Canary et ses versions quotidiennes, et Dev avec une préversion par semaine, un peu plus stable.

Microsoft vient de donner le feu vert aux entreprises, essentiellement pour attirer leur attention. Le navigateur est jugé prêt à être testé dans un cadre professionnel, puisque les fonctions attendues et la documentation sont presque toutes présentes (le site dédié ne semble pas fonctionner à l'heure actuelle).

C’est notamment le cas du mode IE, qui permet pour rappel d’afficher un site comme s’il était rendu par Internet Explorer. Les règles de groupe et Application Guard sont également présents, de même que les outils pour PDF. 

Certaines fonctions manquent cependant toujours à l’appel, notamment le déploiement hors ligne et le support de la gestion de flotte mobile.

Notez que Microsoft tiendra la semaine prochaine sa conférence Inspire 2019, dédiée aux partenaires. Peut-être l’occasion d’en apprendre davantage, notamment sur l’arrivée du canal bêta qui devrait marquer l’ouverture des tests à plus large échelle. 

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Valve vient de lancer ses Steam Labs, qui permettent de tester en avance certaines fonctionnalités dans le client Steam.

Trois sont pour l’instant proposés : 

  • Micro Trailers : permet aux éditeurs de créer un court clip vidéo de six secondes pour présenter un jeu, qui apparaîtra au survol de la souris sur la vignette du titre
  • Recommander : utilise le machine learning pour examiner les titres joués (et combien de temps) et proposer des recommandations adaptées, avec des filtres de préférences
  • The Automated Show : générera à terme automatiquement une vidéo récapitulative des titres populaires du moment (elle est pour l’instant validée et commentée par un employé)

L’arrivée de ces expérimentations peut surprendre, car on attendait plutôt de Valve qu’il officialise la bêta du nouveau client, dont l’interface modernisée est attendue. Elle ne devrait plus tarder, puisque l'éditeur avait signalé mi-juin son arrivée au cours des « prochaines semaines ».

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Les investissements d’Opera dans les cryptomonnaies continuent. La version Android bêta du navigateur s’ouvre ainsi aux blockchains bitcoin et TRON, qui rejoignent Ethereum (et les jetons ERC-20) dans le Crypto Wallet.

Au-delà de cette annonce, il n’y a rien de plus à en dire. Mais elle permet à Opera de présenter son navigateur comme le premier à vraiment se tenir pour le Web3.

La dénomination est soutenue par une fondation qui décrit l’appellation comme l’ensemble « des technologies et applications dans le domaine des protocoles pour logiciels web décentralisés, particulièrement ceux utilisant des méthodes cryptographiques modernes pour préserver la décentralisation, au bénéfice et pour la stabilité de l’écosystème Web3 ».

Les blockchains sont en effet le plus souvent abordées dans le cadre des cryptomonnaies, mais l’éditeur tient à ce que son navigateur soit prêt pour la prochaine génération d’applications décentralisées, qui devraient avoir leur mot à dire dans les années à venir.

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Hier soir, les utilisateurs de Twitter étaient bien ennuyés : impossible de tweeter ou même de lire le flux, que ce soit sur le web ou dans l’un des multiples clients, officiels ou tiers.

Le problème a été identifié et corrigé en environ une heure. Sur sa page de statut, l’éditeur indique simplement que la panne était due à « un changement de configuration interne ». Le retour à la normale s’est fait ensuite progressivement. 

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Il y a quelques mois, Facebook ajoutait de nouvelles informations sur ses publicités. Les utilisateurs pouvaient notamment voir de manière plus précise pourquoi ils avaient été ciblés, et par qui.

Le réseau social passe à la phase suivante. Les informations données sont encore plus détaillées. En particulier, l’internaute pourra savoir quels intérêts particuliers sur le réseau ou Pages visitées lui ont valu telle publicité.

Des outils font également leur apparition, pour contrôler comment les informations personnelles sont utilisées pour le ciblage. On ne peut évidemment pas bloquer les publicités. L’utilisateur peut en outre ajuster ses centres d’intérêt s’il préfère au contraire, quitte à être ciblé, des publicités plus spécifiques.

Dans les options liées aux préférences publicitaires, on trouve enfin deux onglets. Le premier affiche la liste des entreprises ayant utilisé les informations pour du ciblage direct, le second celles qui opèrent pour le compte d’autres acteurs. Les régies ayant utilisé ces données durant les 90 derniers jours sont également listées.

L'offensive pour redorer le blason de l'entreprise continue donc, après des années de scandales liés à la vie privée, tout particulièrement le catastrophique Cambridge/Analytica.