du 01 février 2019
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Apple, Facebook, Google : des certificats révoqués puis restaurés, des excuses publiques

Le drame Apple-Facebook-Google continue, avec une restauration de certificats, des excuses, des soulagements et une nouvelle punition.

Pour rappel, Facebook et Google ont violé les conditions d’utilisation de l’Apple Store en se servant d’un certificat d’entreprise pour des applications capables d’espionner – avec accord de l’utilisateur – à peu près tout ce qui se passe dans le téléphone.

On commence avec Facebook, dont le certificat d’entreprise avait été révoqué, et qui est maintenant restauré. Il ne servira pas à son programme Research, l’application ayant de toute façon été retirée de l’App Store.

En revanche, cette restauration permet à nouveau aux applications internes (notamment les bêtas en développement) de fonctionner. Un porte-parole l’a assuré à plusieurs médias américains : « Pour être clair, cela n’a pas eu d’impact sur nos services grand public ».

Il est probable qu’Apple ait surtout voulu taper sur les doigts de Facebook pour lui rappeler que personne n’est à l’abris en cas de violation sur l’App Store.

Le réseau social n’est pas pour autant à l’abri, l’affaire ayant des échos négatifs au Congrès américain. Le sénateur Hosh Hawley s’étonne que des enfants de 13 ans puissent être embrigadés, tandis que Frank Pallone, également sénateur, y voit une nouvelle nécessité d’une « loi forte et exhaustive sur la vie privée ».

Le traitement infligé à Facebook a également été appliqué à Google. En l’espace d’une demi-journée, le certificat d’entreprise de Mountain View a été révoqué puis restauré.

Là encore, l’application Screenwise Meter était visée, mais la révocation a touché aussi les développements internes chez Google, notamment les bêtas de YouTube, Gmail et autres, avec la chute de productivité que l’on devine.

Après la révocation du certificat de Facebook, Google s’était publiquement excusé, reconnaissant avoir violé les conditions de l’App Store et jugeant que « c’était une erreur ». la société espérait sans doute se faufiler entre les balles, mais elle a quand même subi l’ire d’Apple.

Conclusion, les applications « d’espionnage volontaire » de Facebook et Google ont été supprimées de l’App Store, des certificats ont été révoqués puis restaurés, et deux des plus importants géants du Net ont présenté leurs excuses.

Les versions Android restent cependant disponibles. Il sera difficile à Google de le reprocher à Facebook puisqu’elle-même pratique ce type de collecte. À la différence toutefois que les finalités de l’application sont mieux expliquées chez Google que chez Facebook.

À voir maintenant si Apple se lance dans une chasse générale aux certificats mal utilisés. L’entreprise a tout intérêt à montrer son intransigeance sur le sujet, une partie de marketing tablant sur la sécurité et le respect de la vie privée dans ses produits.

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C'est désormais au tour du OnePlus 7T Pro de débarquer, avec une batterie légèrement plus grande et, là encore, un Snapdragon 855+. Pour le reste, peu de changement : l'écran et le design restent les mêmes que sur le 7 Pro. 

Le fabricant renouvelle son partenariat avec McLaren et annonce un OnePlus 7T Pro McLaren Edition. Il intègre 256 Go de stockage et 12 Go de mémoire.

Le One Plus 7T Pro sera lui aussi en vente le 17 octobre à partir de 11h, dès 759 euros. Il faudra attendre le 5 novembre pour le OnePlus 7T Pro McLaren et débourser au moins 859 euros.

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Dans un communiqué, la société de Richard Branson explique que « les sociétés collaboreront pour élargir le commerce spatial et transformer les technologies mondiales de tourisme ».

Pour rappel, Virgin Galatic développe un vaisseau capable d'aller dans l'espace avec de riches touristes, avant de revenir se poser sur la terre ferme. 

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Disponible sous forme d'une extension (Chrome, Firefox, Office...), l'application corrige les fautes d'orthographe, de grammaire et vous propose des suggestions pour améliorer vos phrases. Oui, il est bien évidemment question d'intelligence artificielle et d'apprentissage profond.

Depuis peu, elle propose également un « détecteur de tonalité » qui « vous aide à comprendre comment votre message sera transmis aux lecteurs ». De plus amples informations sont disponibles dans ce billet de blog.

Si les fonctionnalités de base sont gratuites, certaines sont soumises à un abonnement mensuel payant.

Quoi qu'il en soit, son éditeur annonce la levée de 90 millions de dollars, avec General Catalyst comme principal contributeur. C'était la même société qui avait déjà participé à la précédente levée en 2017. Le total des levées de fond est de 200 millions de dollars.

Cet argent servira à améliorer la pertinence de son intelligence artificielle. Elle ne prend en charge que l'anglais pour l'instant, que ce soit votre langue maternelle ou non.

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Disponible depuis hier, cette mise à jour est estampillée 77.0.3865.120. Dans le lot, cinq brèches ont un niveau de dangerosité élevé.

Comme toujours, le géant du Net donne des récompenses aux chercheurs qui transmettent de manière responsable les failles. Guang Gong d'Alpha Team repart avec 28 000 dollars, dont 20 500 dollars pour la seule brèche CVE-2019-13693. 

Les détails des vulnérabilités ne sont pas encore connus et resteront secrets tant qu'une majorité des utilisateurs n'aura pas installé la mise à jour.