du 09 mai 2019
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Android Studio 3.5 en bêta, cap sur les performances et la fiabilité

Dans le sillage de la conférence Android I/O, Google a publié la bêta publique d’Android Studio 3.5. Contrairement aux versions classiques, la nouvelle mouture se concentre sur la qualité du code et la fiabilité. L’éditeur dit avoir reçu de nombreux retours sur ces points et en a conçu le Project Marble, destiné à chercher les faiblesses de Studio.

Plusieurs conséquences. Jusqu’ici, 33 fuites de mémoire ont été trouvées et colmatées. En outre, Android Studio fonctionne maintenant par défaut avec une taille de tas mémoire de 1,2 Go. L’environnement doit détecter automatiquement quand relever cette valeur, par exemple quand l’application testée en a besoin ou que la machine dispose d’une grande quantité de RAM.

D’autres améliorations de ce type sont présentes : rapports d’erreurs plus simples sur les soucis de mémoire, exceptions signalées plus tôt et sous forme agrégée, moins de blocages (freezes) pendant l’utilisation, meilleures performances de compilation, Lint deux fois plus rapide, avertissement en cas d’antivirus ralentissant Studio ou encore consommation CPU moindre pour l’émulateur.

Un nouveau bouton « Apply Changes » permet de visualiser dans l’application les changements introduits dans le code. Contrairement à Instant Run, l’APK n’est pas modifié. Les développeurs auront donc trois possibilités : lancer l’application, appliquer les changements et appliquer les changements puis redémarrer l’activité.

Studio 3.5 promet également des mises à jour plus simples, un Layout Editor plus fiable et performant, un data binding plus rapide, une liste déroulante d’appareils pour tester le déploiement, de meilleures performances pour le C++, la possibilité de déclarer plusieurs versions du NDK dans le fichier build.gradle, IntelliJ 2019.1 ainsi que la compatibilité Pixel 3a (XL).

Notez enfin qu’à compter de cette bêta, Android Studio devient compatible avec Chrome OS 75 ou ultérieur. Attention cependant, cette prise en charge ne se fait qu’avec des machines x86 assez puissantes pour cet environnement de développement.

Android Studio 3.5 se dessine comme une mouture entièrement tournée vers les performances et la fiabilité, ce dont personne ne se plaindra. L’IDE n’est que le dernier exemple en date d’un changement plus global chez les éditeurs : un rythme moins effréné de nouveautés au profit d’une base plus stable.

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À découvrir dans #LeBrief
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Le télescope chinois FAST a repéré plus d'une centaine de sursauts radio rapides entre fin août et début septembre, soit « le nombre le plus élevé jamais enregistré jusqu'à présent », explique l'agence de presse chinoise Xinhuanet

Ils proviennent de FRB121102 , « une petite galaxie à une distance d’environ 3 milliards d’années-lumière », explique le site Controverses de Mines-ParisTech

Devenus « populaires » au cours des derniers mois, les sursauts radio rapides (ou fast radio burst, alias FRB) sont pourtant connus depuis 2007 par les astronomes. Dans le cas de FAST, c'est la quantité de sursauts qui est importante.

Pour en savoir plus sur ces signaux venus de l'espace, mais d'origine inconnue, et comment ils pourraient aider à révolutionner notre connaissance de l’Univers, vous pouvez regarder cette vidéo de 8 minutes de Chiara Ferrari, chercheuse au laboratoire Lagrange (CNRS — UNS — OCA). 

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La date était déjà connue, mais le responsable produit de Microsoft, Panos Panay, a indiqué hier sur Twitter qu'elle serait retransmise en direct. Une page dédiée à cet événement est disponible.

Selon The Next Web, Panos Panay et Satya Nadella sont attendus pendant la conférence, deux têtes d'affiche qui laissent penser que les annonces pourraient être nombreuses et/ou importantes. Réponse dans un peu plus de deux semaines. 

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Google Actualités avait été poursuivi par une société de gestion collective allemande. VG Media lui reprochait d’utiliser des extraits d’articles, de photos, de vidéo de presse sans verser la rémunération instaurée outre-Rhin depuis 2013. 

La loi du 7 mai 2013, en effet, a introduit en effet une compensation pour les éditeurs pour la reprise de ces contenus par les moteurs et les prestataires de services en ligne, sauf mots isolés ou très courts extraits. 

Sauf que l’Allemagne a fait cavalier seul, sans avoir pris soin de notifier préalablement la Commission européenne de l’existence de cette règle technique. Problème : une directive de 98 lui impose cette formalité préalable. 

C’est à cette conclusion qu’est arrivée la Cour de justice de l’Union européenne hier dans son arrêt. Les conséquences vont être douloureuses pour Berlin : la redevance sera considérée comme inapplicable.

Mais ces conséquences ne seront que temporaires. Les ayants droit du secteur ont pris soin d’introduire dans la toute récente a directive sur le droit d’auteur une telle compensation, très exactement à l’article 15 du texte.

Ainsi, les futures législations, qui s’appuieront sur ce texte européen, sécuriseront leur dispositif, comme c’est le cas en France avec la proposition de loi sur les droits des éditeurs et agences de presse, déjà adoptée par les députés.

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Il y a quelques jours, Deutsche Telekom a lancé officiellement son enceinte connectée Magenta, qu'il présente comme « une première en Europe ».

Il prend en charge les produits de l'opérateur, notamment MagentaTV et Magenta SmartHome. Il est vendu 99 euros jusqu'au 31 octobre, puis 149,99 euros ensuite (son tarif de référence). Il est également possible de louer Magenta pour 4,95 euros par mois. 

En plus de l'assistant vocal maison, Alexa d'Amazon est aussi présent. L'opérateur allemand rappelle que « Deutsche Telekom et Orange ont uni leurs forces pour produire la première enceinte connectée européenne ». En France, il prend le nom de Djingo… et il se fait toujours attendre. 

Il devait pour rappel arriver au printemps « dès 49 euros », mais alors qu'on s'approche de l'automne, il n'a toujours pas pointé le bout de son nez. En juin, Orange nous affirmait qu'il n'y avait « aucun projet d’abandon, bien au contraire ». « Le speaker est toujours en période de test. La période d’apprentissage longue et complexe de l’IA nécessite qu’Orange prenne le temps nécessaire pour assurer un service de haute qualité », ajoutait l'opérateur. 

« Comme Deutsche Telekom a davantage travaillé sur la partie logicielle de l'enceinte, il y a toujours un décalage entre nos versions car nous devons l'adapter en langue française », explique un porte-parole d'Orange à nos confrères des Echos

Aucune date de sortie n'est avancée pour l'instant.  

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WebGPU est une nouvelle API, présentée initialement par Apple début 2017. Elle n’est pas développée dans son coin, mais comme un futur standard, le W3C ayant tout un groupe de travail sur le projet.

WebGPU doit à terme – Apple l’espère – remplacer WebGL. La nouvelle interface de programmation se veut à la fois plus simple à utiliser et doit fournir de meilleures performances, tout en prenant appui sur du matériel plus récent. La firme s’est fait la main dans ce domaine depuis quelques années avec son API Metal.

WebGPU peut-être testée dans la dernière Technology Preview de Safari (91), et donc sur un Mac uniquement. Elle est accompagnée du Web High-Level Shading Language (WSL), conçu pour manipuler les shaders via la nouvelle API.

Les informations données par Apple vantent les mérites de la nouvelle approche. Le code nécessaire semble drastiquement réduit et les performances évoluent, selon la machine utilisée, d’un facteur 2 à 7.

Bien entendu, W3C oblige, la finalisation de WebGPU ne profitera pas qu’à Safari. Google avait par exemple abordé le sujet lors sa conférence I/O au printemps derniers, avec une session consacrée aux « graphismes 3D de nouvelle génération pour le web ».