du 09 novembre 2017
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Amazon propose enfin du paiement en 4x sur certaines commandes, avec Cofidis

« Le drame, ça va être quand Amazon proposera du paiement en plusieurs fois ». Qui n'a jamais prononcé cette phrase après une frénésie d'achat sur le site du géant mondial de la vente en ligne ?

Ce « drame » est désormais une réalité : des utilisateurs nous ont informé qu'un paiement en 4x par carte bancaire lors d'une commande sur Amazon leur avait été proposé. Nous avons pu avoir la confirmation que c'était bien le cas, pour toute commande entre 100 et 1 000 euros. Les frais sont de 2,25 % de la somme.

Quelques exceptions tout de même : les produits ou contenus numériques, ceux qui ne sont pas en stock, ceux qui  sont achetés depuis un autre site qu'Amazon.fr, les chèques-cadeaux Amazon et l'inscription Amazon Prime. « Les e-cartes bleues, les cartes étrangères, prépayées, Electron, Maestro et American Express ne sont pas acceptées » précise Amazon.

Cette solution est proposée en partenariat avec Cofidis, comme c'est déjà le cas pour d'autres revendeurs tels que Top Achat. L'organisme aura la charge d'étudier les dossiers et de les accepter ou de les refuser.

Le timing de mise en place est tout sauf anodin : deux semaines avant les fameux Black Friday et Cyber Monday, alors que la période des fêtes de fin d'année commence.

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À découvrir dans #LeBrief
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En début de semaine, le Sénat introduisait une taxe, sur le modèle de la TASCOM, pour les locaux d’au moins 400m² « destinés au stockage des biens vendus par voie électronique ».

Des dispositions taillées pour les « grandes plateformes comme Amazon » et les « "drive" développés par les enseignes de grande distribution ».

Comme on pouvait s’y attendre, la commission des finances de l’Assemblée nationale a supprimé hier cette disposition, sur proposition du rapporteur Joël Giraud.

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Google inaugure une nouvelle fonctionnalité pour son outil Trips. Elle fait appel au « machine learning » pour informer les internautes du meilleur moment pour réserver leur voyage, en fonction des expériences passées des autres. Une idée reprise à plusieurs comparateurs de prix pour les voyages, comme Kayak et Skyscanner.

De plus, Google Trips devient capable de repérer les réductions pouvant être obtenues en commandant un vol et un hôtel au travers de services comme Expedia ou Orbitz. Une nouvelle qui ne devrait pas faire plaisir aux comparateurs de prix spécialisés dans ce domaine.

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Le point affirme que les enquêteurs de la Sûreté départementale de la Drôme ont procédé à des arrestations suite à une vaste affaire d'escroquerie dont le préjudice est estimé à 350 000 euros. « Selon les premières investigations, un ou plusieurs individus sont parvenus à s'introduire dans les fichiers informatiques de cette société d'e-commerce avant de multiplier les commandes avec les références des cartes bancaires de près de 500 clients » expliquait hier une source proche du dossier citée par nos confrères.

Aujourd'hui, un porte-parole de Cdiscount confirme à nos confrères du Figaro que des clients ont bien été victimes d'une arnaque, mais réfute la piste du piratage : « Il est important de préciser qu'il n'y a pas eu de piratage du site Cdiscount. Aucune faille de sécurité n'a été constatée. Ces clients ont été abusés par des mails frauduleux suite auxquels ils ont livré leurs coordonnées bancaires ». La boutique en ligne ajoute que « les clients peuvent continuer à faire leurs achats en toute sécurité ».

Quoi qu'il en soit, les articles achetés frauduleusement étaient ensuite livrés dans des points relais de la Drôme. Cinq personnes (dont deux mineures) étaient chargées de récupérer les colis en échange de 60 euros. Ils auraient précisé agir pour le compte d'un commanditaire, sans en donner le nom. L'affaire aurait démarré en juin suite à de nombreuses plaintes de la part de clients Cdiscount.

« Dans cette affaire, Cdiscount a été victime d'un préjudice financier concernant à la fois les remboursements et les frais de livraisons offerts lors des achats. Pour cette raison, nous avons déposé plainte en septembre et nous nous portons partie civile » ajoute le revendeur au Figaro. Dans tous les cas, les investigations se poursuivent. 

Rappelons que Cdiscount avait été sévèrement épinglé par la CNIL l'année dernière à cause de commentaires « non pertinents » sur ses clients, de sa gestion des cookies et... de la conservation de plus de 4 000 données bancaires (parfois avec le cryptogramme visuel) « de manière non sécurisée ». Une pratique tout sauf conforme aux usages en la matière.

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Nous indiquions hier que le réseau social n'allait plus rémunérer directement les médias qui produisent des vidéos, mais leur proposer plutôt d'utiliser son offre publicitaire. C'est désormais officiel.

Dans un billet de blog, Facebook indique que les vidéos appréciées par les utilisateurs seront désormais mieux mises en avant dans leur flux principal, notamment lorsqu'un utilisateur va régulièrement voir celles de tel ou tel compte. Il en sera de même pour le service Watch. L'annonce de la publication d'un nouveau contenu par un créateur à ses fans est aussi facilitée.

Bref, Facebook recrée YouTube, ses tendances et ses abonnements. Espérons que la société fera attention à ne pas tomber dans les mêmes écueils sous peine de voir aussi le monde de la publicité lui tomber dessus.

Car ces annonces sont bien entendu intéressées. Facebook profite de l'occasion pour évoquer ses solutions en matière de monétisation avec de nouvelles règles pour les coupures publicitaires et le pre-roll (six secondes) qui arrive au début de l'année prochaine. Le contenu sponsorisé par une marque est également ouvert à l'ensemble des pages désormais.

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Les députés ont récemment corrigé la situation en matière de calcul de la TVA pour les opérateurs qui intègrent une offre de presse à leurs forfaits afin d'améliorer leurs marges, dans le cadre du projet de loi de finances 2018.

Les sénateurs ont de leur côté renforcé le dispositif et introduit une date d'application au 1er juin plutôt qu'au 1er janvier. Celle-ci a été confirmée lors de l'examen par la commission des finances de l'Assemblée nationale. Un amendement a bien tenté de revenir à une mise en place dès le 1er janvier, mais il a été rejeté.

Il y a quelques jours, Alain Weill plaidait sa cause à l'Assemblée afin d'expliquer que sa volonté était avant tout de sauvegarder le secteur de la presse en proie à des difficultés financières. C'est donc lors de la prochaine séance publique que tout va se jouer.

Là encore, un amendement déposé par plusieurs députés tentera de faire revenir le texte à une application au 1er janvier, le gouvernement semblant s'orienter vers un consensus en coupant la poire en deux : au 1er mars. « S’il est légitime de ménager un délai d’entrée en vigueur afin de permettre aux opérateurs d’adapter ces offres aux nouvelles règles fiscales et de mettre à jour les logiciels de facturation, un délai de deux mois est suffisant » est-il précisé dans l'exposé des motifs.

La stratégie des opérateurs est désormais de mettre en avant la situation des journaux français pour défendre leurs choix. Gérald Darmanin indiquait au Sénat que Bercy ne comptait pour autant pas mettre en pause les redressements fiscaux en cours.