du 15 janvier 2020
Date

Choisir une autre édition

Agent de propreté licencié pour une photo le montrant faire la sieste : l’affaire devant les prud’hommes

L’affaire a fait le tour des principaux médias, hier. Un agent de propreté avait été licencié en 2018 suite à la publication, sur Twitter, d’une photo sur laquelle on le voyait faire la sieste, dans une rue de Paris, les chaussures soigneusement posées à côté de lui.

« Voilà à quoi servent les impôts locaux des Parisiens, à payer les agents de propreté à roupiller, on comprend pourquoi Paris est si dégueulasse », avait commenté la personne à l’origine du cliché, qui s’était rapidement répandu sur Twitter.

Remercié dans la foulée de ce « bad buzz », le salarié a cependant contesté son licenciement pour « faute grave », hier, devant le conseil des prud’hommes de Créteil, comme le rapporte France Info.

L'employeur « tape très, très fort, pour pas grand-chose », a dénoncé l'avocat de l’ex-salarié, qui était en CDI depuis 2011. « On ne conteste pas la photo, mais il y a un contexte derrière tout ça. [L'agent] était en pause, pas en temps de travail » s’est-il notamment défendu.

Surtout, l’avocat espère pouvoir jouer sur le droit à l’image de son client. « La question qui se pose est : peut-on utiliser une photo prise à l'insu de quelqu'un pendant un temps de pause pour le licencier ? »

chargement Chargement des commentaires...