du 11 décembre 2019
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Début octobre, le procureur général des États-Unis William Barr publiait une lettre ouverte exprimant sa volonté de ne pas laisser le chiffrement de bout en bout se répandre dans Facebook. Il mettait en avant le ralentissement des missions des forces de l’ordre. Il demandait par exemple la mise en place d’une porte dérobée. 

Facebook vient de lui répondre, de nouveau via une lettre ouverte avec des arguments connus depuis longtemps, mais toujours aussi valables : « Les experts en cybersécurité ont prouvé à plusieurs reprises que lorsque vous affaiblissez une partie d'un système de chiffrement, vous l’affaiblissez pour tout le monde, partout ».

« La "porte dérobée" que vous demandez [...] serait un cadeau pour les criminels, les pirates et les régimes répressifs, leur permettant de pénétrer dans nos systèmes et de rendre chaque personne sur nos plateformes plus vulnérable. Il est tout simplement impossible de créer une telle porte dérobée sans s’attendre à ce que d'autres essaient de l'ouvrir ».

« Cela ne signifie pas que nous ne pouvons pas aider les forces de l'ordre. Nous pouvons et nous le faisons, tant que cela est conforme à la loi et ne porte pas atteinte à la sécurité de nos utilisateurs », ajoute le réseau social, qui détaille les procédures mises en place dans sa lettre.

Le réseau social met par exemple en avant la force de son groupe, en profitant de l’occasion pour militer contre un démantèlement des géants du Net voulu par certains : « si nous savons que quelqu'un fait quelque chose de mal sur Facebook ou Instagram, nous pouvons souvent agir sur son compte Messenger et WhatsApp, et vice versa ».

Facebook ne veut pas d’une porte dérobée dans ses systèmes de chiffrement
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