du 31 mai 2019
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Accusée de monopole, Apple expose sa vision d'un Store sûr et ouvert

Devant une plainte que la Cour Suprême américaine a décidé de laisser poursuivre contre la situation de monopole de son App Store, Apple a réagi.

Dans une nouvelle page de son site officiel, l’entreprise explique sa situation et ses objectifs, en attaquant par une affirmation forte : « C’est notre boutique. Et nous en prenons la responsabilité ».

Et d’expliquer que la boutique a été créée avec deux objectifs. D’une part fournir une zone de confiance et protégée aux utilisateurs pour découvrir et télécharger des applications. D’autre part, que tous les développeurs puissent avoir la même opportunité.

Apple se décrit en gendarme, refusant systématiquement tout ce qui a trait à la pornographie, aux discriminations, à la torture, aux abus de toutes sortes, etc. Sont également rejetées les applications et mises à jour contenant des bugs évidents ou des risques pour la sécurité, tout du moins quand ils sont rejetés.

100 000 applications sont ainsi analysées chaque semaine, la plupart en moins de 24 heures. Seuls 60 % d’entre elles sont acceptées, les développeurs étant – normalement – avertis des raisons du refus. Surtout, puisque la société est accusée d’abus de position dominante, elle rappelle que 84 % des applications sont gratuites. Elles ne génèrent donc aucune rente.

Au contraire des applications payantes, avec des achats in-app et avec abonnements. Apple prélève alors sa fameuse commission de 30 %. Petite exception pour les abonnements, les 30 % laissant place à 15 % au-delà de la première année d’abonnement.

Enfin, Apple rappelle que de nombreuses applications concurrencent les siennes : Calendrier, Appareil photo, iCloud, Mail, Maps, Messages, Apple Music, Notes, Podcasts, Apple TV, FaceTime et Safari. Spotify n'est pas franchement du même avis et a attaqué Apple en justice.

On pourrait cependant rétorquer que ces applications ne peuvent pas être déclarées par défaut dans iOS, et que les navigateurs n’ont pas le droit de proposer leur propre moteur de rendu.

Et quoi qu’en dise Apple, le fond de la plainte demeure : l’App Store est obligatoire pour installer des applications. Pas sûr que la vision exposée par l’entreprise suffise à calmer les plaignants.

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