du 26 novembre 2018
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5G et équipementiers chinois : les États-Unis mettraient en garde leurs alliés, soupçons non fondés pour Huawei

Ce n'est pas un secret : depuis plusieurs années, le pays de l'oncle Sam ne veut pas des équipementiers chinois (Huawei, ZTE, etc.) dans ses réseaux, notamment pour le déploiement de la 5G. Selon le Wall Street Journal, les responsables iraient plus loin en demandant à ses alliés de faire de même.

Nos confrères expliquent qu'ils se seraient entretenus avec l'Allemagne, le Japon, l'Italie et d'autres pays où les États-Unis ont des bases militaires afin de les informer de ce qu'ils considéreraient comme des risques de sécurité. Le but étant de les dissuader d'utiliser des équipements chinois dans leurs réseaux.

Un porte-parole Huawei explique à Mashable qu'il est « surpris par les comportements du gouvernement américain détaillés dans l'article. Si le comportement d'un gouvernement dépasse les limites de sa juridiction, une telle activité ne devrait pas être encouragée ».

Hasard ou non du calendrier, Shi Weiliang, patron du géant chinois en France, s'est exprimé sur le sujet lors d'une interview au Journal du Dimanche : « La protection des données et la cybersécurité sont l’un des piliers fondateurs de Huawei. L’exploitation des données n’intéresse pas Huawei. Notre business model est basé sur le transfert de savoir-faire chez le client pour qu’il maîtrise directement la solution. Huawei n’a donc pas accès au réseau ».

Le patron en ajoute une couche : « Huawei est une entreprise privée et indépendante, possédée à 100 % par ses salariés, dit-il. Nous sommes au service de nos clients, pas de la politique ».

Shi Weiliang rappelle que la société travaille avec l'Allemagne depuis près de 10 ans sans aucun problème et souligne que « ces soupçons non fondés surviennent dans un climat de tensions commerciales et géopolitiques ».

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