du 30 janvier 2020
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5G : l’UE demande « d'appliquer des restrictions utiles aux fournisseurs considérés comme à haut risque »

La Commission vient d’approuver « la boîte à outils commune de mesures d'atténuation sur laquelle les États membres de l'UE se sont mis d'accord pour faire face aux risques en matière de sécurité liés au déploiement de la 5G ». Thierry Breton explique qu’elle contient « des outils nécessaires pour construire et protéger une infrastructure européenne présentant les normes de sécurité les plus élevées ».

En creux, il est évidemment question du cas des équipementiers chinois, Huawei en tête, même s’il n’est jamais cité.  Reste maintenant à charge des États membres « d’évaluer les profils de risque des fournisseurs, d’appliquer des restrictions utiles aux fournisseurs considérés comme à haut risque, y compris de procéder aux exclusions nécessaires pour les actifs essentiels considérés comme critiques et sensibles (comme les fonctions de cœur de réseau), et de mettre en place des stratégies pour assurer la diversification des fournisseurs ».

« Bien que les États membres demeurent compétents pour décider de mesures de sécurité spécifiques, les travaux collectifs menés sur la boîte à outils démontrent une forte détermination à relever conjointement les défis posés par la sécurité des réseaux 5G », ajoute la Commission. 

En France, la loi « anti-Huawei » a été adoptée en juillet dernier, avec des équipements soumis à un régime d’autorisation. Pour rappel, seuls Bouygues et SFR utilisent des équipements du chinois, contrairement à Orange et Free. Stéphane Richard avait précisé que, « en France, tout ce qui est cœur de réseau ne se fait pas avec Huawei, ni avec aucun Chinois, ce sont des fournisseurs américains en l’occurrence ».

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