du 22 mai 2018
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5G : l'Arcep compte ouvrir des ondes « millimétriques » (26 GHz)

L'autorité des télécoms met en consultation publique un plan pour libérer la bande des 26 GHz (PDF), aujourd'hui utilisées pour les faisceaux hertziens (des réseaux point à point à longue distance et très haut débit). L'objectif : qu'elle accompagne la bande des 3,5 GHz, censée couvrir la plupart des besoins des opérateurs et industriels se lançant dans la 5G.

« En France, les fréquences de la bande 25,5 - 27 GHz sont attribuées au ministère des Armées, au Centre national d’études spatiales, et l’administration chargée la météorologie. La bande 26 GHz accueille donc également des stations terriennes du service d’exploration de la Terre par satellite, du service de recherche spatiale et du service fixe par satellite » explique le régulateur, qui verrait donc la 5G coexister avec les utilisations existantes.

La bande des 26 GHz permettrait d'étendre la capacité de la 5G à des connexions à très basse latence ou de très grande capacité suivant les besoins. Les connexions actuelles via ces ondes fournissent des débits de plusieurs dizaines de Gb/s (voir notre analyse). SFR a déjà obtenu des débits de 70 Gb/s en 5G par ce biais. Les acteurs intéressés ont jusqu'au 18 juin pour répondre.

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Alors que Mozilla avait légèrement ralenti le rythme de parution des versions, l’éditeur fait demi-tour. Firefox 70 sera la dernière mouture à tabler sur un cycle de sept semaines.

À compter de la version suivante et jusqu’à la 74 (prévue pour le 10 mars prochain), chaque cycle sera plus court d’une semaine. Au-delà, le rythme sera donc mensuel. Plus précisément, les versions 75 et ultérieures sortiront toutes les quatre semaines.

Cette décision n’a pas d’influence sur le cycle ESR (Extended Support Release). Le cycle reste d’un an, avec une période de chevauchement de trois mois pour laisser le temps aux entreprises (et éventuellement utilisateurs grand public) de mettre à jour. Les deux prochaines versions ESR sont prévues pour les mois de juin 2020 et 2021.

« Avec des cycles de quatre semaines, nous pouvons être plus agiles et fournir plus rapidement des fonctionnalités, tout en appliquant les mêmes rigueur et zèle nécessaires à une parution stable et de haute qualité. Nous pourrons également mettre plus rapidement de nouvelles fonctions et implémentations de nouvelles API web entre les mains des développeurs », expliquent Ritu Kothari et Yan Or dans le billet de Mozilla.

À changement de cycle, modification des techniques et de certaines approches. Mozilla va donc revoir petit à petit ses indicateurs pour mesurer la qualité globale du code. 

En outre, les projets s’appuyant sur Firefox ESR, notamment Tor Browser et SpiderMonkey, vont devoir s’adapter. L’éditeur confirme d’ailleurs ce qui paraissait évident : des moutures plus fréquentes signifieront moins de changements à chacune. 

Il y aura également des conséquences pour les canaux de développement, notamment Beta. Actuellement, Mozilla produit en moyenne deux builds par semaine dans ce canal. Elles seront plus fréquentes à l’avenir, presque au niveau de Nightly. Les testeurs sont prévenus.

Mozilla ne donne pas réellement de raisons à ce changement, outre celles liées à l’agilité. Mais cette dernière n’est qu’un moyen, pas un objectif en soi. Devant la vague Chromium, il s’agit probablement d’un plan de défense pour faire de Firefox un navigateur capable de réagir (et éventuellement d’attaquer) plus vite.

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L'annonce a été faite par la Pomme en personne. Cette somme s'ajoute aux 200 millions de mai 2017, qui provenaient également de l'Advanced Manufacturing Fund d'Apple.  Pour rappel, Corning est spécialisée dans les verres de protection pour les terminaux mobiles.

Elle doit servir à soutenir « les activités de recherche et développement », sans plus de détail. Lors d'une interview en mars 2019, un des dirigeants de Corning expliquait que l'un des défis actuels est de développer un verre suffisamment fin pour plier sans casser. Certains y voient la possibilité pour Apple de se lancer dans les écrans pliables. 

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Après la récupération de Seinfield par Netflix, le mercato des séries continue de plus belle. WarnerMedia met donc la main sur The Big Bang Theory pour son service de SVOD, pour cinq ans.  

Le montant de la transaction varie suivant les sources : de 600 millions à 1 milliard de dollars environ. WarnerMedia a refusé de confirmer.

L'accord ne porterait que sur le marché intérieur américain, en d'autres termes « d'autres plateformes pourraient diffuser la série sur les marchés mondiaux », précise The Verge. En France par exemple, The Big Bang Theory est disponible sur Netflix.

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La filiale de Comcast veut également sa part du gâteau de la SVOD et lancera sa propre plateforme baptisée Peacock. Aucun détail sur la date ni le prix n'a filtré pour l'instant. Nous savons simplement qu'elle sera centrée sur les États-Unis pour commencer.

Parmi les contenus qui seront proposés, une nouvelle version de Battlestar Galactica fait beaucoup parler d'elle, principalement car elle sera réalisée par Sam Esmail, le papa de Mr. Robot.

Sur Twitter, l'intéressé explique qu'il ne s'agit pas d'un remake de la série de Ronald D. Moore « parce que ... pourquoi jouer avec la perfection ? ». « Au lieu de cela, nous explorerons une nouvelle histoire au sein de la mythologie tout en restant fidèles à l'esprit de Battlestar », explique-t-il. 

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Annoncés par Emmanuel Macron, ces fonds seront apportés par les banques, les mutualistes, les assurances.  

Le Président poursuit l’objectif de 25 « licornes » d’ici 2025. « Cette ambition numérique saura projeter notre pays pour un avenir au service des biens communs, d’une technologie soucieuse de servir le progrès, l’émancipation, la coopération, la justice sociale » assure le chef de l’État.

40 start-ups seront désignées. Parmi elles, Doctolib, Veepee, OVH ou encore BlaBlaCar et Deezer. « Des sociétés non cotées de la French tech qui ont le potentiel de devenir des champions européens voire mondiaux dans leur secteur » commente BFM Business.

Ce mouvement s'inscrit dans le sillage du rapport de Philippe Tibi, fait au ministre de l’Économie en juillet 2019. « Parmi les 372 licornes décomptées dans le monde à mi-juillet 2019, 182 sont américaines, 94 sont chinoises et seulement 45 sont européennes », regrettait l’auteur.  

« 5 milliards d’euros c’est significatif. Ça va attirer les capitaux étrangers, permettre à nos entreprises de lever des fonds le plus rapidement et facilement » assure cette fois Cédric O.

Pour le secrétaire d’État au Numérique, « la dernière introduction en bourse d’une entreprise technologique c’était 1996. Nous devons nous battre pour nos emplois et notre souveraineté, c’est pour cela que l’on veut faire émerger des leaders technologiques ».

Une remarque dégommée par Me Archambault : « euh, et @GroupeIliad introduite en 2004, et @AlticeFrance en 2014, ce sont des limonadiers ? La France est le rare pays où les box, présentes dans tous les foyers et élément essentiel de la souveraineté, sont maîtrisées de A à Z par les opérateurs ».