du 29 novembre 2018
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500 « employés » de Google demandent l'abandon du moteur chinois, Dragonfly

Fin août, The Intercept révélait le projet de Google, qui compte entrer sur le marché chinois avec un moteur de recherche compatible avec ses exigences de contrôle et de censure. La réaction publique a été immédiate, la Maison blanche elle-même réclamant l’arrêt des travaux.

Désormais, Amnesty International estime que « Google ne doit pas capituler face aux exigences de censure de la Chine », qui incluraient la suppression de résultats et le blocage de requêtes sur liste noire. L’organisation lance une campagne dédiée, notamment via des publicités ciblées à destination des employés du groupe, pour qu’ils s’expriment publiquement sur la question.

Dans un billet de blog, plus de 500 « employés » de Google demandent donc l’arrêt des travaux sur ce moteur. « Notre opposition à Dragonfly ne concerne pas la Chine : nous nous opposons aux technologies qui aident les puissants à oppresser les faibles, où qu’ils soient » écrivent-ils. Ils demandent une communication claire de la société sur la question, absente pour le moment.

Ce n’est pas la première mobilisation publique d’employés de Google sur des sujets sensibles. Certains ont déjà critiqué des projets avec l’armée américaine (désormais abandonnés) et les règlements à l’amiable (et à huis clos) des cas de harcèlement sexuel, obligeant la société à réagir.

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