du 05 décembre 2018
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.Net Core 2.2 et 3.0 Preview disponibles, WPF, Windows Forms et WinUI passent open source

Conférence Connect() oblige, les annonces de Microsoft pour les développeurs sont nombreuses et importantes. Après la diffusion de la Preview de Visual Studio 2019 vient .Net Core, pour rappel un remaniement complet, multiplateforme, modulaire et open source (licence MIT) de l’ancien framework .NET.

On commence donc avec la nouvelle version 2.2, disponible en version finale. On y trouve la compilation hiérarchisée (optionnelle), la classe EventListener pour surveiller les évènements, le support d’AccessToken dans SqlConnection, la possibilité d’injecter du code avant l’exécution de la méthode principale d’une application ou encore le support d’ARM32.

Mais évidemment, c’est la disponibilité de la première préversion de .NET Core 3.0 qui focalise les regards, puisqu’elle est la première à être compatible avec les Windows Desktop Applications, illustrant la volonté de Microsoft de faire à terme de son .NET Core le seul environnement pour tous les types de projets (on en est encore loin).

.NET Core ne se limite donc plus aux applications et API web, aux objets connectés ou encore aux applications console. Il peut maintenant être utilisé pour des applications de bureau, ce qui peut paraître étrange au premier coup d’œil mais permet aux développeurs intéressés l’accès au SDK complet de Windows 10.

Pour les interfaces, .NET Core 3.0 est compatible avec les WinForms, WPF (Windows Presentation Foundation) et le plus récent WinUI, qui contient notamment tous les éléments Fluent Design. Conséquence, ces trois frameworks deviennent open source à leur tour (licence MIT toujours) et sont récupérés par la .NET Foundation, dont le comité directeur passe de trois à sept membres (tout participant actif peut être élu).

Parmi les autres nouveautés de .NET Core 3.0, signalons la génération automatique d’exécutables pour les applications, la copie des dépendances NuGet pendant la construction d’un projet, un JSON Reader se voulant deux fois plus rapide, les types Index et Range, les flux asynchrones, TLS 1.3 ou encore, spécifiquement sous Linux, OpenSSL 1.1.1.

L’utilisation de .NET Core 3.0 requiert la version 15.9 de Visual Studio 2017 ou la préversion de Visual Studio 2019.

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À découvrir dans #LeBrief
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Comme prévu, Amazon propose une version gratuite avec publicité de son service Music, mais uniquement sur Alexa aux États-Unis pour le moment.

Il permet d'écouter des listes de lecture et des milliers de « stations » basées sur un artiste ou un style par exemple. Rien n'est précisé sur une ouverture au reste du monde pour le moment.

Google fait de même avec YouTube Music sur Google Home. « “Ok Google, mets de la musique” vous permettra d’écouter gratuitement, sur l’ensemble de la gamme d’enceintes Google Home, des contenus musicaux via YouTube Music », mais « l’écoute sera quelquefois interrompue par des coupures publicitaires de 30 secondes ».

Cette fonctionnalité est disponible dans de nombreux pays, notamment en France.

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Mercredi, la Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat (DINSIC) lançait son application Tchap destinée « aux communications des agents de l’État, pour échanger des informations sensibles ou moins sensibles ».

Problème, dès jeudi le compte Elliot Alderson (alias Baptiste Robert) monte rapidement au créneau : « Je viens de regarder #Tchap la nouvelle appli sécurisé du gouvernement français. Et, put*** le résultat est horrible ». Il n'en dira pas beaucoup plus.

L'information est remontée rapidement jusqu'aux équipes de Matrix (dont se sert Tchap), qui indiquent être au courant d'un bug de sécurité sur le déploiement français de cette application. La nuance est importante.

« Ce n’est pas un bug du protocole, mais de l'implémentation, qui a affecté leur configuration », affirment les développeurs. Dans un autre Tweet, Matrix en rajoute une couche : « le problème est spécifique au déploiement de la DINSIC et nous travaillons avec eux pour déployer un correctif ».

Un correctif a été déployé dans la foulée. Il permet de « limiter correctement l’enregistrement à un domaine précis » lors de l'inscription. Des détails techniques sont disponibles par ici et dans ce dépôt GitHub.

Matrix en profite pour tacler au passage Baptiste Robert en ajoutant qu'un message privé aurait été apprécié en amont, notamment pour assurer une bonne promotion des solutions FLOSS (Free/Libre Open Source Software) auprès des gouvernements.

Dans tous les cas, Matrix affirme que personne d'autre que Baptiste Robert n'a exploité cette vulnérabilité. Elle en profite pour revérifier les autres déploiements, à la recherche d'un éventuel problème similaire.

Cela reste un coup dur pour Matrix (et Tchap), notamment après le piratage d'il y a quelques jours seulement.

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Première mise à jour majeure pour le nouvel Edge rebâti sur Chromium dans le canal Dev. La version passe à la 75.0.131.0, très proche finalement de la 75.0.133.0 de la branche Canary.

L’ajout principal est la disponibilité du Media Cast, qui permet tout simplement de « streamer » le contenu d’un onglet, du bureau ou d’un fichier vers un appareil compatible.

D’après nos premiers essais, lancer le cast d’une vidéo YouTube vers un téléviseur connecté sous Android TV n’a pas posé de problème particulier, pas plus que vers une barre de son (HT-ZF9) après le choix d’un MP3.

Les travaux avancent donc, mais il manque encore de très nombreux éléments dans Edge, comme nous aurons l’occasion de le voir plus tard dans la journée.

Notez que le navigateur peut maintenant être installé sur les moutures 32 bits de Windows 10. Les versions pour Windows 7, 8.1 et macOS sont toujours attendues.

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C’est un petit miracle : la dernière préversion de Chrome dans le canal Canary propose un mode lecture, repéré par ZDnet.

Cette fonction permet pour rappel d’afficher une vue simplifiée de la page web, avec uniquement le texte de l’article et les éventuelles images. Le mode lecture est notamment apprécié pour sa légèreté et la suppression de tout élément de distraction.

La fonction est pourtant loin d’être nouvelle. Apple avait été le premier à l’intégrer dans Safari en 2010, ajoutant même une option en 2017 pour utiliser cette vue par défaut sur tous les sites. Mozilla l’avait ajoutée dans Firefox en 2015.

Le fonctionnement dans Chrome est donc le même que partout ailleurs. Techniquement, ce n’est pas une nouveauté dans Chrome puisque la version Android propose une « Vue simplifiée » depuis longtemps. C’est donc le portage de cette variante vers la mouture pour ordinateurs de bureau.

Pour tester la fonction, il faut activer le flag chrome://flags/#enable-reader-mode dans la dernière préversion Canary de Chrome. Elle finira donc par remonter dans les prochaines semaines dans le canal bêta puis en stable. Tout vient à point…

Pour l'instant, ce mode lecture est accessible depuis le menu général sous l'étrange nom « Distill page ».

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Depuis fin 2017, les deux géants se livrent une guerre. Comme Amazon ne vend pas certains produits Google (Chromecast, Home, Nest) et ne permet pas aux utilisateurs Prime Video d'utiliser Google Cast, le moteur de recherche avait décidé de retirer YouTube de l'Echo Show et des Fire TV Stick. Bref, les utilisateurs trinquent encore.

Mais la situation va changer. Dans un communiqué, Amazon explique que les applications officielles YouTube et YouTube Kids arrivent sur les Fire TV et les télévisions Fire TV Edition, tandis que son service de vidéo en streaming Prime Video va prendre en charge Chromecast et Android TV.

Les changements devraient être opérationnels au cours des prochains mois.