du 19 février 2020
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 Le renseignement au service de la lutte contre l’agribashing

Questionné par le sénateur Pierre Louault (UC), inquiet face aux « extrémistes végans » ou ces « faucheurs volontaires qui mènent des opérations d'intimidation inacceptables à l'encontre de certaines professions comme les bouchers ou les agriculteurs, éleveurs ou céréaliers », le ministre de l’Intérieur a voulu assurer de son soutien.  

« La protection de l'environnement, la bientraitance animale sont légitimes mais elles ne doivent pas s'exercer en pointant du doigt l'agriculture ni en usant d'incivilités voire de violences » explique Christophe Castaner dans sa réponse.  

Face aux « mouvances écologistes radicales et des groupuscules se réclamant « anti-spécistes » », il indique que les actes de violences ou de dégradations « font systématiquement l'objet d'enquêtes conduites sous l'autorité des procureurs de la République ». 

Il prévient également que des « efforts inédits en matière de recrutement de policiers et de gendarmes mis en œuvre durant le quinquennat vont également permettre d'abonder les ressources des services de renseignement ». 

En somme, grâce à des finalités très généreuses, la loi de 2015 sur le renseignement, adoptée après les attentats, va permettre d’anticiper ces actes au fil des divers outils de surveillance technologiques.  

DEMETER, la nouvelle cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole, compte ainsi parmi ses missions la recherche et l’analyse du renseignement « en vue de réaliser une cartographie évolutive de la menace et détecter l’émergence de nouveaux phénomènes et/ou groupuscules ».

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