du 19 septembre 2018
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 La guerre commerciale entre États-Unis et Chine pourrait pénaliser la « tech »

La taxe sur les importations de produits chinois aux États-Unis entre en application, d'abord de 10 %, avant de grimper à 25 % en fin d'année, rapporte The Verge. Selon la Maison blanche, le déficit commercial américain justifie cette lourde mesure, qui concernera 200 milliards de dollars d'importations selon le New York Times.

La longue liste de produits concernés, si elle exclut les smartphones et ordinateurs, inclut les circuits imprimés, outils de montage et puces électroniques.

Selon Dell, qui assemble des produits outre-Atlantique, ces taxes « pourraient causer de lourds dommages à Dell et ses employés ». Une plus petite entreprise, CyberPowerPC, estime que ses prix devront monter en conséquence.

Dans un entretien à Good Morning America sur ABC, le patron d'Apple, Tim Cook, s'est dit optimiste sur ce conflit. Il espère que les deux pays règleront rapidement leur différend.

La Chine a promis des représailles immédiates, en taxant le même montant. Une taxe (jusqu'à 10 % du montant) sur 60 milliards de dollars d'importations est prévue. Pour le milliardaire fondateur du géant Alibaba, Jack Ma, cité par le Financial Times, cette guerre des taxes pourrait durer 20 ans, avec des effets dévastateurs pour le secteur technologique.

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Le 9 novembre, le Conseil de l’Union européenne a validé le règlement sur la libre circulation des données non-personnelles. L’instance qui regroupe les États-membres compte, bien entendu, favoriser l’économie numérique.

La principale mesure, selon le Conseil, est l’interdiction pour les États d’imposer le stockage ou le traitement de ces informations sur leur sol, à moins qu’elles ne concernent la sécurité publique. Le texte encourage aussi la conception de codes de conduite pour les services traitant ces données, dans l’idée de faciliter la migration d’un acteur à un autre.

Le texte est censé être signé en plénière au Parlement européen à la mi-novembre. Il sera appliqué directement par les États, sans transposition, six mois après cette signature.

Le lobby Cispe Cloud, monté par de nombreux acteurs du cloud (dont Amazon, OVH, Hetzner ou encore Ikoula) félicite sans surprise cette adoption. Il a été créé pour concevoir un code de conduite commun, réclamé par le Règlement général sur la protection des données (RGPD). Il compte donc fournir le premier code de conduite sur la portabilité réclamé par ce nouveau texte.

Des données non personnelles sont par exemple « les lots de données agrégées et anonymisées utilisés pour le big data et l'analyse, les données sur l'agriculture de précision qui peuvent aider à surveiller et optimiser l'utilisation de pesticide et d'eau, ou les données sur les besoins de maintenance de machines industrielles ».

Il reste tout de même à voir les conséquences concrètes de ce cadre. La frontière entre les données personnelles a été un lourd sujet de débat ces dernières années, dans le cadre d’autres règlements notamment.

La question est des plus sensibles, quelques mois après les scandales sur la vie privée de Facebook, l’entrée en application du RGPD et en plein piétinement des négociations autour du règlement ePrivacy, censé compléter le précédent.

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Cet été, le fabricant dévoilait le Galaxy J2 Core, son premier smartphone sous Android Go, une version du système d'exploitation pensée pour les terminaux d'entrée de gamme avec peu de mémoire vive et de stockage. Il récidive en novembre avec le Galaxy J4 Core.

Ce dernier dispose d'un écran de 6 pouces (1 480 x 720 pixels) avec 1 Go de mémoire, 16 Go de stockage (extensibles) et un SoC avec quatre cœurs à 1,4 GHz. La référence n'est pas précisée, mais il pourrait s'agir du Exynos 7570 comme sur le Galaxy J2 Core.

Sont également de la partie : deux caméras de 8 et 5 Mpixels (comme sur le J2 Core), une batterie de 3 300 mAh, du Bluetooth 4.2, du Wi-Fi 802.11n, etc. Il est animé par Android 8.1 Oreo en version Go.

Aucun prix ou date de disponibilité n'est indiqué. Samsung n'a d'ailleurs pas publié de communiqué pour l'instant, il a simplement mis en ligne les caractéristiques techniques.

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La carte se distingue des autres modèles de la gamme Turing de par son format et son TDP, de 75 watts seulement.

Elle est pensée pour les calculs d'inférence et autres besoins en machine learning via RAPIDS. Elle vise surtout à proposer une alternative aux solutions basse consommation comme les Movidius d'Intel par exemple.

NVIDIA se dit très heureux de l'accueil fait à ce modèle, déjà intégré dans 57 designs. Il gagne surtout un allié de poids avec Google qui la propose au sein de son offre Cloud.

Elle n'est pour le moment disponible que via un programme d'accès anticipé limité. Aucune date de commercialisation n'a été donnée, pas plus que les tarifs qui seront proposés.

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Les députés Emmanuelle Anthoine, Bernard Perrut et Isabelle Valentin ont déposé la semaine dernière – deux jours après la diffusion sur TF1 d’un téléfilm consacré à la tentative de suicide de Jonathan Destin – une proposition de loi consacrée au harcèlement scolaire.

Leur idée : introduire au sein du Code pénal un article rendant obligatoire le suivi d’un « stage de sensibilisation » pour tous les élèves reconnus coupables de harcèlement (cyber ou non) envers leurs camarades. « Celui-ci serait aux frais du contrevenant si ce dernier est majeur ou de ses représentants légaux en cas de minorité » expliquent les parlementaires, suivis par une trentaine de leurs collègues du groupe LR.

Pour mémoire, le cyber-harcèlement est actuellement passible d’une peine de deux ans de prison et de 30 000 euros d'amende.

Avant d’être examiné par l’Assemblée nationale, cette proposition de loi devra être inscrite à l’ordre du jour – ce qui est loin d’être systématique, notamment pour les textes déposés par l’opposition.

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« Parmi toutes les particules élémentaires qui constituent la matière, les neutrinos sont les plus mystérieuses » explique le Centre national de la recherche scientifique.

L'existence des neutrinos a été prédite en 1930, puis confirmée en 1956. Depuis, les scientifiques multiplient les expériences pour en apprendre davantage. S'ils ont découvert de nombreuses propriétés de ces particules, « bien des questions les concernant demeurent encore aujourd’hui, dont les réponses promettent de révolutionner nos connaissances sur la matière et l’Univers », excusez du peu.

Problème, ils se font relativement discrets : « Produits au cœur des étoiles lors des réactions de fusion nucléaire, ou dans l’atmosphère sous l’effet de la collision des rayons cosmiques, les neutrinos sont à la fois très abondants mais aussi très discrets : ils interagissent si peu avec la matière qu’ils traversent tout sur leur passage ».

À titre d'exemple, des « milliards de neutrinos nous traversent toutes les secondes sans produire le moindre effet, et seul un neutrino sur dix milliards traversant la Terre parvient à interagir avec un atome ».