du 02 mai 2018
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 Facebook permettra de supprimer l'historique des informations échangées avec les tiers

« Les dernières semaines ont clairement montré que les gens voulaient plus d'informations sur la manière dont Facebook fonctionne et les contrôles qu'ils ont sur ces informations. »

Par cette introduction épiphanique, Facebook annonce l'arrivée future d'un outil qui devrait exister depuis longtemps : Clear History. L'éditeur table sur plusieurs mois de travail pour une fonction qui permettra de supprimer l'historique des données personnelles échangées avec tous les services tiers liés d'une manière ou d'une autre à Facebook.

Dès lors que l'utilisateur possède un compte, il peut servir à se connecter à d'autres applications et services. Des données identifiants circulent donc. L'outil permettra alors non seulement de les supprimer, mais pourra aussi interdire tout stockage ultérieur.

Plusieurs points restent toutefois à préciser. D'une part, ces informations ne serviront à la personnalisation des publicités, ce qui n'empêchera évidemment pas ces dernières de s'afficher. Rien n'empêche par exemple Facebook de puiser dans les traditionnels cookies.

D'autre part, supprimer et bloquer l'enregistrement des données personnelles ne coupera pas pour autant tous les transferts. Facebook l'explique : des informations agrégées seront envoyées. Les développeurs pourront par exemple continuer à savoir si leurs applications sont plus populaires chez les hommes ou les femmes, dans quelle tranche d'âge, etc.

Facebook assure que des tables rondes sont en cours un peu partout sur la planète pour délimiter les contours de cette fonctionnalité. Il faudra répondre à quelques problématiques particulières, par exemple comment supprimer des données identifiantes les rares fois où le réseau en a besoin pour des raisons de sécurité (qui ne sont pas précisées).

Nous reviendrons dans la journée sur l'ensemble des annonces de la F8, la conférence de Facebook dédiée aux développeurs et à ses nouveautés.

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À découvrir dans #LeBrief
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Mercredi, la Direction interministérielle du numérique et du système d’information et de communication de l’Etat (DINSIC) lançait son application Tchap destinée « aux communications des agents de l’État, pour échanger des informations sensibles ou moins sensibles ».

Problème, dès jeudi le compte Elliot Alderson (alias Baptiste Robert) monte rapidement au créneau : « Je viens de regarder #Tchap la nouvelle appli sécurisé du gouvernement français. Et, put*** le résultat est horrible ». Il n'en dira pas beaucoup plus.

L'information est remontée rapidement jusqu'aux équipes de Matrix (dont se sert Tchap), qui indiquent être au courant d'un bug de sécurité sur le déploiement français de cette application. La nuance est importante.

« Ce n’est pas un bug du protocole, mais de l'implémentation, qui a affecté leur configuration », affirment les développeurs. Dans un autre Tweet, Matrix en rajoute une couche : « le problème est spécifique au déploiement de la DINSIC et nous travaillons avec eux pour déployer un correctif ».

Un correctif a été déployé dans la foulée. Il permet de « limiter correctement l’enregistrement à un domaine précis » lors de l'inscription. Des détails techniques sont disponibles par ici et dans ce dépôt GitHub.

Matrix en profite pour tacler au passage Baptiste Robert en ajoutant qu'un message privé aurait été apprécié en amont, notamment pour assurer une bonne promotion des solutions FLOSS (Free/Libre Open Source Software) auprès des gouvernements.

Dans tous les cas, Matrix affirme que personne d'autre que Baptiste Robert n'a exploité cette vulnérabilité. Elle en profite pour revérifier les autres déploiements, à la recherche d'un éventuel problème similaire.

Cela reste un coup dur pour Matrix (et Tchap), notamment après le piratage d'il y a quelques jours seulement.

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Fin mars, on apprenait que face aux décisions de la Commission Européenne, la société allait enfin proposer un choix clair au sein de son OS mobile. Restait à découvrir la méthode utilisée.

Dans un billet de blog, Google publie de premières captures d'écrans, précisant que le choix s'affichera « la première fois qu'un utilisateur ouvrira Google Play après avoir reçu une mise à jour à venir ».

On voit qu'il est possible d'installer quatre autres navigateurs et moteurs. Rien ne propose par contre de désinstaller ces derniers, ou même de les remplacer par le choix de l'utilisateur.

Il faudra d'ailleurs suivre une procédure manuelle pour les activer par défaut, une page détaillant la méthode. Sous Chrome, un message précisera à l'utilisateur qu'il peut changer de moteur de recherche s'il en a installé un.

Aucun lien ne permet d'accéder à une liste plus longue d'éléments, les différents acteurs devront donc se battre pour s'y faire une place. La société précise que le choix dépendra des pays, sans plus de précisions sur la méthode de sélection.

Le déploiement de cette fonctionnalité sera mis en place « dans les prochaines semaines » en Europe précise Google. L'implémentation pourra évoluer avec le temps (et les éventuelles remarques de la Commission).

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Petite mise à jour d’entretien pour LibreOffice, dont la version 6.2.3 corrige environ 90 bugs divers. Les notes complètes sont réparties entre les moutures RC1 et RC2.

Il n’y a aucune nouveauté à signaler, mais en dépit des correctifs supplémentaires, la Document Foundation continue de recommander la version 6.1.5 pour les entreprises, « où les fonctions sont moins importantes que la robustesse ».

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Depuis hier, les enceintes connectées Google Home sont capables de fonctions supplémentaires, malheureusement dans quelques pays et en anglais uniquement.

L’enceinte prend ainsi en charge les ampoules Hue de Philipps pour les sessions de réveil ou de sommeil en douceur, avec évolution lente de la lumière dans un sens ou dans l’autre.

Plusieurs fonctions ont été ajoutées pour faciliter le sommeil, comme « Hey Google, je veux méditer », faisant le lien avec les applications proposant ce genre de fonction.

L’assistant est également compatible désormais avec l’enregistrement de recettes, que l’on peut chercher à la voix, avec instructions étape par étape. Google en profite pour remettre en avant son Home Hub avec écran intégré.

L’enceinte Home peut en outre être utilisée pour jouer des listes de lecture spéciales sport, régler des alarmes pour partir courir ou demander des à YouTube des démonstrations d’exercices physiques. Une petite pause lecture ? L’enceinte peut vous en lire un.

En bref, toujours plus de dépendance à un objet connecté pour régenter le moindre aspect de nos vies. Notez que Google ne dit rien pour l’arrivée de ces fonctions en Europe.

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Depuis fin 2017, les deux géants se livrent une guerre. Comme Amazon ne vend pas certains produits Google (Chromecast, Home, Nest) et ne permet pas aux utilisateurs Prime Video d'utiliser Google Cast, le moteur de recherche avait décidé de retirer YouTube de l'Echo Show et des Fire TV Stick. Bref, les utilisateurs trinquent encore.

Mais la situation va changer. Dans un communiqué, Amazon explique que les applications officielles YouTube et YouTube Kids arrivent sur les Fire TV et les télévisions Fire TV Edition, tandis que son service de vidéo en streaming Prime Video va prendre en charge Chromecast et Android TV.

Les changements devraient être opérationnels au cours des prochains mois.