du 04 septembre 2018
Date

Choisir une autre édition

 Chronologie des médias : accord en vue dans les prochains jours

Hier, la ministre de la Culture Françoise Nyssen a réuni une partie de l'industrie du cinéma pour (enfin) s'entendre sur les fenêtres de diffusion des films en France.

Cette version révisée, sur laquelle exploitants de cinéma, producteurs et diffuseurs divers peinent à s'entendre, est attendue de longue date. Elle est censée adapter le modèle à l'émergence des plateformes de vidéo à la demande par abonnement (SVOD) ces dernières années… Alors que son principal représentant, Netflix, esquive le modèle français.

Cette bataille entre les anciens acteurs et les nouveaux arrivants avait culminé l'an dernier avec l'interdiction des films produits par Netflix au Festival de Cannes, au motif qu'ils ne passaient pas en salles.

Depuis, le principal financeur du cinéma français, Canal+, a déclaré son service de SVOD Canalplay mort et enterré, emporté par la vague Netflix.

Le projet de nouvelle chronologie, commenté par Electron Libre, ouvre une fenêtre de cinq mois d'exploitation des films pour ces services, après avoir attendu entre 15 et 17 mois. À comparer aux quatre mois attendus pour la location en VOD après la sortie en salles. Pas de quoi convaincre un Netflix donc.

Selon EL, les syndicats français de la vidéo (Sevad et SEVN) seraient défavorables au texte, qui semble taillé sur mesure pour Canal+, avec une fenêtre d'exploitation pouvant descendre à six mois après les salles.

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

Lundi prochain, la marque à la Pomme tiendra une conférence de presse sur le thème « En scène ». Sont attendus un bouquet de presse et une offre de streaming, les deux avec un abonnement.

Dans le second cas, les contenus exclusifs de Netflix ne seront pas disponibles affirme Reed Hastings : « Nous préférons laisser nos clients visionner nos contenus sur notre plateforme », comme l'indique Reuters.

Selon des sources de nos confrères, le service d'Apple pourrait reprendre des contenus de CBS, Viacom et Lions Gate Entertainment, en plus de certaines exclusivités maison. Disney va aussi lancer sa propre plateforme Disney+ avec l'ensemble de ses contenus.

Copié dans le presse-papier !

13 pays et 19 médias – dont l'AFP, le Monde, Libération et 20 Minutes – se sont regroupés « pour répondre à vos questions sur les élections européennes », et uniquement ce genre de sujets.

La plateforme propose des « articles de vérifications sur les élections publiés par les partenaires, des analyses et réponses sur les idées reçues sur l'Europe, et toutes les réponses à vos interrogations sur ces élections ».

Tous les participants ont signé le code de conduite de l'International Fact-Checking Network (IFCN). Le financement provient de divers organismes, comme le détaille les Echos : 10 000 euros de l'IFCN, 40 000 euros de l'Open Society for Initiative for Europe et 44 000 euros de Google.

Jules Darmanin, coordinateur éditorial du projet, le site devrait « à priori » fermer quelques semaines après les élections de mai… « mais cela dépendra de son succès ».

Copié dans le presse-papier !

L'année dernière, Plantronics rachetait Polycom afin de proposer une large gamme de services sur les « audioconférences, les casques, les téléphones de bureau, les vidéoconférences, les vidéos en immersion et plus encore ».

Désormais, les deux entités changent de nom pour devenir Poly, avec un nouveau logo à la clé.

Joe Burton, président-directeur général de Poly, donne sa vision de la société : « Nous imaginons un avenir où Poly établira des connexions entre les individus, avant de s’éclipser discrètement pour devenir le seul et unique élément que l’on ne remarque plus lors des réunions ».

De plus amples informations sur les ambitions de Poly sont disponibles sur cette page.

Copié dans le presse-papier !

La plateforme de streaming propose depuis déjà longtemps des contenus interactifs vous permettant de décider de certaines orientations dans le déroulement de la vidéo.

Après l'épisode Bandersnatch de Black Mirror, Netflix prépare une série complète : You vs Wild, dont la première saison sera disponible le 10 avril. Le personnage principal est incarné par Bear Grylls de l'émission Man vs Wild. Cette fois-ci, vous devrez l'aider à faire les bons choix pour survivre.

Copié dans le presse-papier !

L'année 2018 a été particulièrement dure pour la société, avec une baisse de 28 % de son chiffre d'affaires. Le groupe dispose néanmoins de plus de 160 millions d'euros de trésorerie au 31 décembre 2018, notamment grâce à la vente de Parrot Faurecia Automotive.

Dans un entretien aux Echos, Henri Seydoux explique que la dégradation des résultats s'explique d'abord par l'échec commercial du drone Anafi, sur lequel le groupe avait « fondé beaucoup d'espoirs ». Problème : « nous n'avons vendu qu'un tiers de ce que nous avions prévu ».

Le dirigeant revient aussi sur l'OPA qu'il a lancée sur l'ensemble du groupe Parrot : « La valeur de la boîte s'est effondrée jusqu'à devenir négative ! Je ne pouvais laisser sur le marché une boîte qui vaut trois fois moins que sa trésorerie ».

Quant à l'idée de chercher des actionnaires, Henri Seydoux ne tourne pas autour du pot : « en toute lucidité, je pense que nous n'intéresserions personne [...] Financièrement, nous avons deux ans pour redresser la situation, sinon c'est fini pour Parrot tel que nous le connaissons aujourd'hui. Notre visibilité est réduite, je conçois que ce ne soit pas un profil très attractif en Bourse ».

Par contre, « Parrot n'abandonnera pas les drones », affirme-t-il. Il pense d'ailleurs que le drone est un produit d'avenir : « Mon souci aujourd'hui c'est le temps qu'il va mettre à rencontrer ses publics ».