du 03 décembre 2018
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 Chine : Google aurait coupé ses équipes vie privée et sécurité du projet Dragonfly

The Intercept révèle certains événements qui ont mené au projet de moteur de recherche destiné à la Chine, Dragonfly, dont un groupe de 500 « employés » a récemment demandé l’abandon, sous pression d’Amnesty International. Le média se fonde sur les témoignages de quatre employés.

Selon nos confrères, le service s’appuierait sur un partenaire local, comme il est d’usage en Chine, avec des serveurs hébergés à Pékin ou Shanghai. Ce détail aurait été annoncé par des hauts cadres du groupe lors d’une première réunion en février 2017, « laissant certains participants abasourdis ».

La direction, dont le patron Sundar Pichai, aurait posé le cadre du projet en 2016, avant d’introduire les ingénieurs pour concevoir un prototype début 2017. Dans cette version, il aurait été conçu pour bloquer des milliers de mots-clés interdits, sous forme d’une application Android et iOS, liant les recherche au numéro de téléphone et enregistrant la géolocalisation.

Cette localisation permettrait aux autorités de facilement accéder aux données de recherche des internautes chinois, avance The Intercept. Scott Beaumont, en charge des projets en Chine, aurait balayé les craintes d’employés sur les conséquences pour les utilisateurs, dont des gardes à vue et détention.

Surtout, le groupe aurait sciemment écarté les équipes spécialisées dans la sécurité et la vie privée du projet, six à huit personnes passant habituellement en revue tout nouveau produit. Selon un ex-employé, Scott Beaumont aurait voulu limiter la vérification au minimum.

« Il ne pensait pas que les équipes de sécurité, de vie privée et juridiques devaient être en mesure de questionner ses décisions sur le produit, et a maintenu une position ouvertement hostile ; contrairement à la norme chez Google », affirme cet employé.

La révélation aurait été limitée à quelques centaines d’employés. Des cadres n’auraient, par ailleurs, discuté que verbalement du projet sans prendre de note écrite sur les réunions. Des ingénieurs auraient été menacés de licenciement s’ils en parlaient avec des collègues.

La direction « était déterminée à empêcher les fuites sur Dragonfly au sein de l'entreprise », selon un employé actuel. « Leur plus grande peur étant que l'opposition interne ralentisse les opérations », assure-t-il.

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Proposée depuis le mois dernier sur iOS, cette v4 arrive sur tvOS, annonce l'équipe en charge du développement. 

L'ensemble se veut plus clair, avec une gestion des profils, de la nouvelle version d'AirPlay, s'adaptant aux nouveaux codes graphiques d'Apple. 

Cette adaptation, qui devait au départ prendre « quelques jours », aura finalement nécessité trois grosses semaines. 

Pour Android, c'est toujours en cours. Cela ne devrait néanmoins plus tarder. On espère que ce sera enfin l'occasion d'avoir du contenu à plus de 720p. Une fonctionnalité promise de longue date, mais toujours attendue.

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Au départ présentés comme des sources de séries haut de gamme exclusives, avec un fond de catalogue de films en France, du fait de la chronologie des médias, les services de SVOD ont bien changé.

C'est notamment le cas de Netflix qui a progressivement renforcé son catalogue pour le faire ressembler à celui de nos bonnes vieilles chaînes de TV, et attirer leur public, à quelques détails près. 

Tout d'abord l'exhaustivité de l'offre, qui reste sans commune mesure, avec l'accès à des films, séries, documentaires, animés et spectacles profitant d'une diffusion mondiale. Mais aussi des secteurs encore assez tabous. 

Ainsi, si l'on trouve facilement toute la panoplie de films de Noël et autres téléfilms navets, il n'y a pas de compétitions sportives, de talk-shows ou même d'émissions très localisées (programmes de flux) hors des États-Unis par exemple.

Si des émissions de téléréalité ou des compétitions diverses (décoration, cuisine, etc.) sont présentes, elles ne sont pas produites ici, simplement traduites et le plus souvent issues d'une première diffusion par des chaînes de TV à l'étranger dont Netflix a acquis les droits pour le reste du monde.

Mais ce point pourrait changer, notamment chez Amazon. Comme l'évoque Variety, quatre nouveaux programmes sont développés en France. Deux fictions de 8x 52 minutes : « Operation Totem » et « Voltaire, mixte », mais surtout deux émissions.

Elles en rappelleront d'autres. Dans « The Missing One », des célébrités et sportifs tels que Tony Parker, Big Flo et Oly, Marie-Sophie Obama seront regroupés en quatre équipes faisant la course pour retrouver un de leurs membres en Australie.

Puis « Love Island », adaptation d'une émission de téléréalité interactive déjà diffusée à l'étranger. Autant dire que du côté de certaines chaînes de la TNT, où une bonne partie du contenu se résume à ce type de programme, les sueurs froides vont commencer si le succès est au rendez-vous.

Surtout que ce n'est sans doute qu'un début. Que se passera-t-il le jour où ces géants américains proposeront leur The Voice ou Vivement dimanche produit avec des équipes françaises, à coup de millions de dollars, pour s'attaquer au gros de l'audience des chaînes de TV ? 

Pour les émissions de pâtisserie, c'est déjà en train de se régler. Fremantle (RTL Group, maison mère de M6) produit la version française (et dans d'autres pays) de « C'est du gâteau » pour Netflix, mise en ligne le 25 octobre. 

Ce n'est pas encore Top Chef, loin de là, mais qui sait… 

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C'est via un tweet que le service a fait connaître la nouvelle, d'autres pays étant également concernés comme l'Allemagne, l'Italie ou le Royaume-Uni. 

Pas un mot cependant pour Canal+, qui serait en discussion pour distribuer le service de SVOD. Ce qui tendrait à confirmer que l'abonnement sera disponible à part. Il pourra alors passer par de nombreuses plateformes, dont les Fire TV d'Amazon finalement

Pour rappel, le lancement américain est prévu pour le 12 novembre, à 6,99 dollars par mois. En Europe, il sera disponible aux Pays-Bas lors du lancement, pour 6,99 euros par mois.

Qu'adviendra-t-il des contenus diffusés en attendant qu'ils soient légalement proposés en France ? Il y a fort à parier qu'on les retrouve d'abord sur les sites de contenus piratés.

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« C’est l’effervescence à la station de Dumont d’Urville », explique le Centre national pour la recherche scientifique. Les chercheurs et mécaniciens sont effectivement en train de réaliser les derniers préparatifs pour le départ du 20 novembre.

« Une dameuse et cinq gros tracteurs à chenilles tirant des containers montés sur traîneaux se mettront en branle pour l’un des plus longs raids scientifiques jamais effectués au cœur du continent blanc, vaste comme 25 fois la France », explique le CNRS.

« À leur bord, six scientifiques, trois mécaniciens et un médecin-urgentiste vont parcourir près de 4 000 kilomètres, à la vitesse moyenne de 8 kilomètres par heure. Ils rallieront d’abord la station franco-Italienne de Concordia, puis mettront le cap sur le pôle Sud », ajoute-t-il. 

« Des raids de cette envergure, on n’en avait plus fait depuis les années 1950-1960, du temps des pionniers comme Claude Lorius », affirme Jérôme Chappellaz, directeur de l’Institut polaire.

« Qu’il s’agisse de biodiversité ou de climat, si les grandes expéditions sont rendues nécessaires par l’état de la planète et l’urgence à faire progresser la connaissance, elles ne doivent pas pour autant masquer les missions de terrain plus modestes », indique le CNRS. 

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Le Laboratoire d'Innovation pour les Technologies des Energies nouvelles et les Nanomatériaux (LITEN) « vient de doter sa plate-forme de test de piles à combustible (PAC) basse température d'un tout nouveau banc adapté aux stacks de puissance comprise entre 10 et 100 kW ». Il rejoint la trentaine de bancs de test pour l'activation et la caractérisation fine de piles à combustible.

« Le nouveau banc, qui a été testé avec succès sur des stacks de puissance allant jusqu'à 30 kW, permettra prochainement aux partenaires industriels du laboratoire de valider leurs briques technologiques jusqu'à 100 kW destinées au marché de la mobilité verte », explique le CEA.