du 28 mai 2018
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« Whois » : l'ICANN attaque un registrar allemand trop cachottier à son goût

Depuis janvier, l'organisme en charge des ressources mondiales du Net est en pleine panique face au Règlement général sur la protection des données (RGPD), entré en application le 25 mai. La cause : le « whois » public par défaut vit ses derniers jours, au grand dam des forces de l'ordre de certains pays.

Pour se conformer, l'ICANN propose de cacher les coordonnées par défaut, pour ne les laisser accessibles qu'à des acteurs certifiés. Un changement important pour certains bureaux d'enregistrement, qui demandent six mois de délai pour appliquer le modèle, dont une première version est sortie le 14 mai (voir notre analyse).

Le registrar EPAG a récemment informé l'ICANN qu'il cesse de collecter des coordonnées administratives et techniques, dans la mesure où cela violerait le RGPD. L'an dernier, l'ICANN avait promis une dérogation à son contrat aux registrars voulant respecter le règlement, si les deux entrent en conflit. Six mois plus tard, le ton n'est plus le même.

Devant un tribunal de Bonn, l'organisation attaque le registrar, pour s'assurer qu'EPAG continue de collecter et de partager ces informations. L'ICANN prétend qu'il s'agit d'une demande de clarification juridique, alors qu'elle attaque bien l'entreprise en justice.

« Nous apprécions que l'EPAG ait partagé ses plans avec nous comme il l'a fait, pour que nous puissions réclamer rapidement une clarification au tribunal allemand » écrit l'organisation américaine. D'autres registrars, comme Godaddy et OVH, ont par ailleurs commencé à s'échanger des blocs « whois » vidés.

Comme d'habitude, l'organisation invoque l'intérêt légitime des forces de l'ordre, des spécialistes du droit d'auteur et des chercheurs en sécurité pour maintenir la collecte et la publicité des coordonnées des titulaires de noms de domaine. Un prétexte battu en brèche à de nombreuses reprises par les CNIL européennes, pour lesquelles ces accès sont possibles sans que ces coordonnées ne soient publiques... malgré l'insistance des États au sein de l'ICANN.

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Ce n'est pas une surprise, loin de là, puisque Valérie Pécresse (présidente de l'Île-de-France) l'avait déjà annoncé en 2016. En septembre de l'année dernière, les premières expérimentations étaient lancées. Désormais, juillet 2019 est la date visée pour l'ouverture à tous.

Finalement, il faudra attendre fin septembre, comme l'indique le groupe RATP sur Twitter : « L’achat et la validation du titre de transport seront possibles depuis tous les téléphones mobiles compatibles »

Les terminaux Android sont évoqués, mais pas un mot sur les iPhone. Le communiqué reste par contre très vague sur les smartphones compatibles, hormis quelques modèles Samsung. Pendant la phase de test, seules les cartes SIM Orange étaient prises en charge (l'opérateur détient une partie de la start-up Wizway derrière cette expérimentation).

La région Île-de-France affirme néanmoins que ce service sera « préinstallé sur les téléphones Samsung » et fonctionnera « quel que soit leur opérateur téléphonique ». Elle ne précise rien pour les autres fabricants.

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La chatte était une célébrité sur Internet à cause de l'expression grincheuse de son visage. Elle est décédée la semaine dernière, alors qu'elle avait sept ans.

Le Monde explique que « son faciès singulièrement expressif, proche d’une moue d’un chat de dessin animé, [est] dû à une malocclusion dentaire liée à son nanisme ». En plus des GIF et autres détournements d'images, on la retrouve sur de très nombreux produits dérivés.

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La directive « sur le droit d'auteur et les droits voisins dans le marché unique numérique » a été publiée au Journal officiel de l’Union européenne (JOUE). Le texte va engendrer de nombreuses réformes législatives dans les États membres, avec déjà l’instauration d’un droit voisin pour les éditeurs et agences de presse, outre une industrialisation du filtrage sur les plateformes d’hébergement commercial d’une certaine importance.

La France a déjà les pieds dans les starting-blocks avec la proposition de loi Assouline, déjà votée au Sénat en janvier dernier. Elle attend son passage en séance à l’Assemblée nationale pour prévoir une compensation payée par les sites et services en ligne au profit de la presse. La grande loi sur l’audiovisuel promise par Franck Riester sera, elle, examinée en 2020. Outre une réforme de la Hadopi, elle devrait aussi transposer l’article 17 (ex article 13) de la directive. Selon le ministère de la Culture, cet article aboutira à des « avancées majeures », à savoir que « les plateformes de diffusion en ligne devront filtrer les publications mises en ligne pour s’assurer qu’elles ne contiennent pas des œuvres protégées ».  

La publication au JOUE de la directive a un effet mécanique : le texte entrera en vigueur le vingtième jour suivant cette diffusion, conformément à l’article 31. Dans tous les cas, les États membres devront mettre à jour leur droit national au plus tard le 7 juin 2021.

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Cet accord, signé une première fois en 2011 puis prolongé en 2016, prévoit que les séries du groupe arrivent automatiquement sur la plateforme de streaming après leur diffusion à la télévision. C'est par exemple le cas de Riverdale, Supernatural, The Flash et Arrow.

Comme l'affirme The Verge, l'accord expire ce printemps et CW ne prévoit pas de le renouveler. Les nouvelles séries comme Batwoman, Nancy Drew et Katy Keen n'arriveront donc pas automatiquement sur Netflix. Néanmoins, des accords individuels peuvent toujours être mis en place.

Rien ne change pour le moment pour les anciennes séries : les nouvelles saisons continueront d'arriver sur la plateforme de streaming, c'est du moins ce qu'affirment nos confrères.

Dans tous les cas, ce changement de stratégie ne concerne pas que Warner Bros et CBS. Disney aussi a rapatrié ses contenus afin de les proposer sur sa propre plateforme : Disney+, qui sera lancée le 12 novembre.