du 22 janvier 2018
Date

Choisir une autre édition

 #BloggerGate : une influenceuse, une demande jugée indécente à un hôtel, des pleurs

Retour sur le drame qui s'est joué la semaine dernière. Tout a commencé lorsqu'une « influenceuse » (Elle Darby) a envoyé une lettre à l'hôtel Charleville Lodge afin de demander des nuits gratuites pour la Saint-Valentin. En échange : l'hôtel figurera « dans mes vidéos YouTube, mes stories et messages Instagram afin de le recommander, en échange d’un hébergement gratuit » indiquait-elle.

Elle met évidemment en avant ses 87 000 abonnés YouTube et ses 76 000 followers Instagram. Elle évoque également un partenariat passé avec un autre établissement, dont le résultat aurait été « incroyable pour eux ». Sur Facebook, en public mais sans la citer nommément, le responsable de l'hôtel a publié une réponse qui n'est pas piquée des hannetons.

Morceaux choisis : « Il faut beaucoup de culot pour envoyer un courriel du genre, à défaut de se respecter et d'avoir de la dignité [...] Qui va payer le personnel qui s'occupe de vous ? Qui va payer les femmes de ménage qui nettoient votre chambre ? [...] Peut-être devrais-je dire à mon personnel qu'il apparaîtra dans votre vidéo au lieu de recevoir un salaire pour le travail effectué ? ». Et de conclure : « À l'avenir, je vous conseille de proposer de payer comme tout le monde, et si l'hôtel en question croit que votre couverture les aidera, peut-être qu'ils vous proposeront de passer à une suite gratuitement ».

L'hôtel en profite pour expliquer qu'il est déjà largement présent sur les réseaux sociaux, notamment avec 186 000 abonnés sur Facebook, 80 000 sur Snapchat, etc. Comme le rappellent nos confrères de The Next Web, l'hôtel organise déjà sa communication, avec des campagnes devenues virales (ici et par exemple).

Suite à cette publication, Elle Darby a publié une vidéo où elle tente de s'expliquer (on notera d'ailleurs que les commentaires ont été désactivés). Elle indique être « embarrassée » et « en colère ». Cette réaction, combinée avec celles d'autres « influenceurs » allant dans son sens, a conduit le gérant à prendre une décision radicale : « tous les blogueurs sont interdits de séjour ». Dans un dernier message, il précise qu'il n'est pas disponible pour répondre à d'autres questions.

Dans tous les cas, cette histoire a l'avantage de faire parler de la pratique et des exigences de certains « influenceurs »... tout en assurant de la publicité (bonne ou mauvaise selon les cas) aux deux protagonistes.

chargement Chargement des commentaires...

À découvrir dans #LeBrief
Copié dans le presse-papier !

Mi-novembre, le géant du Net annonçait son intention de couper son futur quartier général (HQ2) en deux – New York et Crystal City – avec 25 000 employés sur chaque site.

Cette semaine, des rumeurs faisaient état d'un possible retournement de veste à New York, à cause de « l'opposition locale de groupes militants et de politiciens ». C'est désormais officiel :

« Alors que les sondages montrent que 70 % des New-Yorkais soutiennent nos projets et notre investissement, un certain nombre de responsables politiques locaux et de l’État ont clairement indiqué qu’ils s’opposent à notre présence et qu’ils ne travailleront pas avec nous pour construire le type de relation nécessaire pour aller de l’avant ».

Le géant de la vente en ligne ajoute que, « à ce stade », un site de remplacement n'est pas recherché, ni même envisagé. Le projet d'implantation à Crystal City suit son cours.

Copié dans le presse-papier !

Selon les propres termes du réseau social, cet outil a pour but de « faciliter la rencontre entre marques et créateurs de contenu influent », tout un programme.

Après le continent américain, le service commence à se déployer en Europe, avec deux pays seulement pour commencer : le Royaume-Uni et l'Allemagne. D'autres suivront, sans plus de précision.

Copié dans le presse-papier !

La bibliothèque Bootstrap, open source et dédiée à tout ce qui touche au design de sites et applications, vient de paraître en version 4.3. On y trouve plusieurs nouveautés importantes, l’équipe en profitant pour annoncer des décisions radicales sur la future mouture 5.0.

On trouve plusieurs nouveaux utilitaires internes, notamment .stretched-link qui permet d’affecter automatiquement à une ancre la taille de son plus proche parent position: relative. On note aussi plusieurs améliorations, comme l’utilisation de null pendant la compilation CSS pour les variables héritant leur valeur d’autres éléments.

Le plus gros apport de Bootstrap 4.3 reste cependant l’arrivée des tailles de polices « responsive ». Dans ce mode, la taille est automatiquement calculée en fonction des dimensions de la surface d’affichage. Par exemple, un smartphone ou une fenêtre de navigateur que l’on redimensionne.

Toutes les propriétés font-size ont donc été basculées vers le mixin @include font-size(), la configuration Stylelint bloquant l’utilisation de l’ancienne propriété. Le mode responsive est cependant désactivé par défaut, et il faudra basculer la variable booléenne $enable-responsive-font-sizes pour l’obtenir.

En marge de cette annonce, l’équipe en a fait plusieurs autres sur Bootstrap 5.0, en préparation et a priori déjà bien avancé. Elle confirme par exemple le passage de Jekyll à Hugo pour tout ce qui touche à la documentation.

Bootstrap 5.0 abandonnera également jQuery au profit du classique JavaScript. La pull request est d’ailleurs presque prête. Il s’agit surtout selon l’équipe de se débarrasser de sa dernière grosse dépendance côté client. Elle promet des détails supplémentaires prochainement.

Copié dans le presse-papier !

Opera a dévoilé hier soir les « secrets » de son projet R3, pour Reborn 3. Après un Opera Touch très bien noté dans les boutiques Google Play et App Store, l’éditeur s’attaque cette fois à l’interface.

Le tour des nouveautés est cependant vite fait. Opera explique sa philosophie : nettoyer le contenant au profit du contenu, supprimer les lignes, fournir une interface la plus propre possible pour se faire oublier. Et fournir bien sûr deux thèmes, un clair et un sombre.

Le résultat n’est pas sans rappeler Edge, dans les deux variantes. Il est vrai que la nouvelle interface d’Opera est discrète, peut-être trop, tant elle semble par moment perdre en substance. Bon point, le bouton d’accès aux réglages visuels principaux a quitté le Speed Dial pour se placer à droite de la barre d’adresse.

La différence se voit en fait surtout quand la barre latérale gauche est affichée. Quand on la désactive, on se retrouve surtout avec une navigateur plus classique qui ne fait plus guère la différence. Reste le sentiment d’un ensemble résolument moderne, qui trouvera son public, particulièrement en version sombre.

Notez que ce minimalisme très prononcé ne se fait pas au détriment des fonctions. Cette première version pour développeurs inclut d’ailleurs le Crypto Wallet déjà disponible dans Opera pour Android. Il permet pour rappel de stocker ses cryptomonnaies, même si seul l’Ethereum est pris en compte pour l’instant.

Les utilisateurs n’auront pas longtemps à attendre pour voir cette interface sans passer par la mouture de test. Elle débarquera dans Opera 59, prévu pour le mois prochain.

Copié dans le presse-papier !

En mars dernier, le scandale Cambridge Analytica éclatait dans la presse (lire notre analyse). Plusieurs enquêtes officielles ont été lancées outre-Atlantique, notamment par la FTC.

Selon le Washington Post, le réseau social serait en train de négocier avec la Federal Trade Commission une amende record de « plusieurs milliards de dollars ». Elle mettrait un terme aux enquêtes sur les pratiques du géant du Net en matière de vie privée et inclurait l'affaire Cambridge Analytica.

Nos confrères expliquent que ce serait (et de loin) la plus grosse amende jamais infligée par la FTC à une entreprise technologique. L'actuel « record » est détenu par Google avec 22,5 millions de dollars « seulement ».

Facebook confirme au Washington Post être en discussion avec la FTC, mais refuse de donner le moindre détail supplémentaire. L'agence reste pour sa part muette.