Avec le CSA, « nous avons évoqué l'intérêt d'une surveillance d'internet »

Maryvonne Blondin is watching you

L’examen des documents entourant le projet de loi sur l’égalité des sexes donne un petit aperçu des futurs débats autour de la régulation du Net par le CSA.

Olivier Schrameck, président du CSA, dévoilait cet été sa conception de l'Internet, une simple brique de l’audiovisuel. « Internet n’a pas de frontière, mais précisément il est à l’intérieur des frontières de l’audiovisuel, par tous les canaux d’accès, les ordiphones, les tablettes, les ordinateurs, la télévision connectée qui se développe de plus en plus. C’est bien Internet qui surgit au sein de la télévision, qui l’accompagne même avec ses écrans compagnons qui permettent d’assurer une réactivité. » Par ces mots, Schrameck tentait de justifier la future régulation du Net par cette autorité indépendante, régulation programmée par le rapport Lescure.

 

maryvonne blondin

 

Cet Internet vu comme une télévision 2.0 transpire des murs du CSA pour se répandre jusqu’au Sénat. A l’occasion des discussions en commission autour du projet de loi sur l’égalité des sexes, les propos tenus par Maryvonne Blondin donnent le parfum du futur de la régulation.

L'intérêt d'une surveillance d'Internet évoquée avec le CSA

Ce 22 juillet, cette sénatrice socialiste, membre de la commission de la culture, de l'éducation et de la communication, a indiqué qu’elle allait travailler sur de multiples textes dont « les articles relatifs au CSA ». Pas de calendrier, mais elle fait état d’une audition de Sylvie Pierre-Brossolette, membre du Conseil supérieur de l'audiovisuel depuis janvier 2013. Durant cet échange, « nous avons évoqué l'intérêt d'une surveillance d'internet » explique sereinement la sénatrice socialiste, « en effet, beaucoup de violences et de stéréotypes y sont véhiculés ». Elle souligne cependant que le Net « ne relève pas du domaine de compétences du CSA ». Un oubli que veut justement corriger le rapport Lescure.

 

En attendant, Olivier Schrameck a plusieurs fois exprimé le vœu de faire du CSA le gendarme du Net afin que les acteurs « respectent les éléments minimaux de l’État de droit et de la vie en société, protection de la vie personnelle des gens, protection des jeunes publics et des publics sensibles, pluralisme... ». Comme si l'Internet d'aujourd'hui n'était que désolation, ou pire, une zone non civilisée pour reprendre l'expression chère à Nicolas Sarkozy...

 

Ce souhait s’accommode finalement très bien avec les très récentes dispositions du projet de loi sur l’égalité des sexes. Le texte socialiste vise à accentuer l’obligation de vigilance des FAI et des hébergeurs tout en les obligeant à dénoncer une longue liste d’infractions dont les vidéos de harcèlement sexuel, de happy slapping ou les propos homophobes.

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