Torrent-Damage contraint de fermer ses portes sur pression d'ayants droit

Fear FACT, or...

Les responsables du site « Torrent-Damage.net » viennent d’annoncer que celui-ci allait fermer ses portes lundi prochain. Le tracker privé qui y était rattaché a quant à lui déjà cessé de fonctionner. À l’origine de cette décision ? Les pressions exercées par une organisation d'ayants droit basée au Royaume-Uni.

torrent-damage

 

« C’est avec beaucoup de tristesse que nous vous annonçons que Torrent-Damage fermera ses portes le 5 août 2013. Dès à présent, le tracker est fermé et l’ensemble des torrents sont supprimés ». C’est par ces quelques mots que les responsables de Torrent-Damage ont expliqué à leur communauté d’utilisateurs que le site allait mettre la clé sous la porte (un message disponible via Reddit pour les membres non inscrits). Comme l’explique TorrentFreak, ce site de liens torrent avait été créé en 2005, et comptait aujourd’hui près de 30 000 membres pour presque autant de fichiers torrents.

 

Surtout, Torrent-Damage s’était placé dans la ligne de mire de la Federation against Copyright Theft (FACT). Comme nous avons déjà eu l’occasion de l’évoquer dans ces colonnes, cette organisation britannique d’ayants droit a régulièrement adressé des ultimatums à différents sites accusés de faciliter ou de permettre le partage non autorisé d’œuvres protégées. Ceux-ci avaient alors le choix : soit ils mettaient un terme à leurs activités illicites, soit des poursuites étaient engagées à leur égard.

Un pouvoir de persuasion croissant de la FACT

Manifestement, les responsables de Torrent-Damage ont fini par préférer la seconde option. Ces derniers affirment en effet avoir reçu une mise en demeure de l’organisation britannique, à laquelle ils se sont pliés « pour la sécurité des membres de l’équipe ainsi que de sa base de données ».

 

Il faut dire qu’au fil du temps, la FACT a de quoi se faire de plus en plus convaincante. Beaucoup de sites ayant refusé de mettre un terme à leurs activités se sont effectivement retrouvés devant les tribunaux. Dernier exemple en date : celui d’EZTV, ce site de liens torrent bloqué au Royaume-Uni depuis la semaine dernière sur décision de justice. De surcroît, les magistrats britanniques n’ont pas chômé depuis un an en ordonnant notamment le blocage de The Pirate Bay, Fenopy, H33T, Kickass Torrents, FirstRow...

 

Les pressions de ce style sont très régulières. La fermeture d'un site dont les responsables n'étaient pas - d'après leurs dires - situés au Royaume-Uni, demeure néanmoins surprenante et significative du pouvoir de persuasion acquis par les organisations spécialisées dans la lutte contre le piratage. Habituellement, ce type de décision est plutôt pris ou lorsque des enquêtes de police sont ouvertes, comme ce fut le cas récemment pour le site belge RedList-Ultimate

Vous n'avez pas encore de notification

Page d'accueil
Options d'affichage
Abonné
Actualités
Abonné
Des thèmes sont disponibles :
Thème de baseThème de baseThème sombreThème sombreThème yinyang clairThème yinyang clairThème yinyang sombreThème yinyang sombreThème orange mécanique clairThème orange mécanique clairThème orange mécanique sombreThème orange mécanique sombreThème rose clairThème rose clairThème rose sombreThème rose sombre

Vous n'êtes pas encore INpactien ?

Inscrivez-vous !