SFR et Bouygues Telecom négocient pour partager leurs réseaux 4G

Tremblez Orange et Free

Les deux grands opérateurs mobiles que sont SFR et Bouygues Telecom viennent à l'instant d'annoncer être en négociations exclusives pour partager une partie de leurs réseaux mobiles. Une nouvelle majeure pour les deux opérateurs, mais aussi pour leurs concurrents que sont Orange et Free Mobile.

SFR Bouygues Telecom logos

Réduire les coûts grâce à la mutualisation

En proie à des difficultés depuis l'an dernier, SFR et Bouygues Telecom cherchent depuis longtemps diverses solutions. Si investir massivement dans la 4G est l'une des armes anti-Free Mobile qui a été trouvée, la possibilité de fusionner avec un autre opérateur a aussi été ressenti comme possible depuis l'an dernier. À défaut d'une acquisition ou d'une fusion, très complexe à mettre en place vis-à-vis de l'autorité de la concurrence, rapprocher leurs infrastructures pour réduire les coûts a donc été l'option finalement choisie par les deux sociétés.


Elles viennent ainsi d'officialiser cette future mutualisation, précisant qu'elles en sont pour le moment à l'étape des négociations exclusives, ce qui sous-entend qu'aucun autre opérateur ne peut entrer dans ces discussions. « L'ambition des deux opérateurs est d'offrir à leurs clients respectifs la meilleure couverture géographique et la meilleure qualité de service » se contentent-elles de déclarer dans un communiqué commun.


La mutualisation du réseau sera partielle et non intégrale tiennent à préciser les deux opérateurs, excluant donc ici toute idée de fusion. Cette mutualisation devrait concerner principalement la 4G (LTE). SFR et Bouygues notent en effet « qu'ils souhaitent relever le défi que représente l’investissement dans les réseaux à très haut débit ». Selon Fabien Chamblanc de BFM Business, seules les zones peu denses en 4G seront concernées par cette mutualisation. En ville, chacun devrait donc garder ses antennes et ses pylônes.

Un accord « stratégique » avant tout

Les numéros deux et trois du marché mobile français rajoutent enfin qu'ils espèrent conclure cet accord « stratégique » avant la fin de l'année. Bien entendu, il sera préalablement soumis « à l’examen de l'Autorité de la concurrence et de l'Autorité de régulation des communications électroniques et des postes ». Il est vrai qu'un tel rapprochement du réseau sera assurément regardé d'un œil affuté par les deux autorités, qui pourraient y voir là une stratégie faussant la concurrence. Toutefois, SFR et Bouygues ont déjà avancé leurs arguments en notant que cette mutualisation d’une partie de leurs réseaux mobiles « serait comparable à des dispositifs du même type déjà mis en œuvre dans d’autres pays européens. Chaque opérateur conserverait une capacité d’innovation autonome et une indépendance commerciale totale ».

 

Orange et surtout Free risquent en tout cas de peu apprécier la nouvelle, alors qu'ils sont déjà irrités par l'autorisation donnée à Bouygues par l'ARCEP d'utiliser la bande 1800 MHz pour exploiter la 4G. Si cet accord venait à être accepté par l'autorité de la concurrence et l'ARCEP, il ne serait pas surprenant qu'un nouveau feuilleton judiciaire s'ouvre en 2014.

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