Snowden : l’Équateur montre les crocs devant les menaces américaines

Le Terminal, sans Tom Hanks

Les États-Unis ont fort à faire actuellement sur le plan de la communication avec les révélations d’Edward Snowden sur le programme de surveillance Prism. Alors que le lanceur d’alertes s’est protégé en distribuant des copies des documents volés, l’Équateur montre les crocs après que le porte-parole américain Patrick Ventrell a averti d’éventuelles répercussions très négatives si l’asile politique était accordé au fugitif.

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Crédits : Rene Walter, licence Creative Commons

 

Les péripéties d’Edward Snowden ne sont toujours pas terminées. Aux dernières nouvelles, il était toujours en transit dans la zone d’échanges de l’aéroport de Moscou, une information qui avait été confirmée par Vladimir Poutine en personne. Le président russe avait d’ailleurs tenu à indiquer qu’en ce qui concernait la Russie, Snowden n’avait rien fait de mal. Le lanceur d’alertes a demandé l’asile politique à l’Équateur, dont l’ambassade londonienne héberge déjà Julien Assange depuis plus d’un an. Pour l’instant, le pays ne s’est toujours pas prononcé sur une réponse.

Échange de politesses 

Alors que l’Équateur étudie toujours la demande d’asile, le gouvernement américain indique clairement qu’il y aurait des conséquences à un tel acte. Le porte-parole du département d’État, Patrick Ventrell a ainsi affirmé que « s'ils prenaient cette mesure, il y aurait des répercussions très négatives ». Une menace à peine voilée qui n’a guère été appréciée par l’Équateur.

 

Ainsi, le président Rafael Correa, réélu pour quatre ans en février, a souhaité se montrer clair, selon le Monde : « Ce pays n'acceptera ni pression, ni chantage, ni menace de qui que ce soit ». Le problème pour le pays est qu’un accord commercial très important le liait aux États-Unis. Des tarifs préférentiels étaient ainsi appliqués par l’état américain en échange d’un renforcement de la lutte contre la drogue, mais les termes devaient en être renégociés prochainement. Mais Rafael Correa n’a pas attendu une quelconque sanction puisque l’accord a été résilié.

Pas d'asile politique pour l'instant ni de sauf-conduit 

« L’Équateur ne marchande pas avec les principes, il ne les soumet pas à des intérêts mercantiles, aussi importants soient-ils » a ainsi martelé le président équatorien. Seulement voilà, cette décision est particulièrement critiquée dans son pays, notamment par l’opposition qui soutient que rien n’était encore joué sur la renégociation du contrat. Le président, lui, préfère parler d’état souverain et entièrement maître de ses choix.

 

Il a confirmé toutefois que l’asile politique n’avait pas été accordé, pas plus qu’un sauf-conduit qui aurait été délivré par le consul équatorien de Londres, une information qui avait été révélée par la chaîne américaine Univision. Il a d’ailleurs ajouté que si un tel sauf-conduit était réellement délivré, ce serait « totalement interdit et cela n’aurait aucune validité ».

 

Le problème reste pour Snowden que l'Équateur ne peut pas accorder l'asile politique tant que le fugitif n'entre pas sur le territoire. Or, comme il est toujours en Russie, il lui reste encore à trouver un moyen de faire parcours de plusieurs milliers de kilomètres.

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