L'ESA se demande « à qui et à quoi sert l'espace » et veut un secteur spatial responsable

Alors, à rien ?
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L'ESA se demande « à qui et à quoi sert l'espace » et veut un secteur spatial responsable
Crédits : ESA

L'ESA et d'autres acteurs européens viennent de signer une déclaration comprenant cinq grands principes et quatre valeurs communes sur l'espace et son utilisation. Il est notamment question de gouvernance, d'un accès équitable, d'une exploration pacifique et de durabilité, au sens large du terme.

C'est aujourd'hui que s'ouvre le Conseil au niveau ministériel (CM22) de l'Agence spatiale européenne (ESA) à Paris, au grand palais éphémère. Une réunion dans un climat mondial tendu, notamment suite à l'invasion de l'Ukraine et l'embargo sur des produits russes, dont le lanceur Soyouz. L'ESA rappelle que « l’Europe a besoin d’une plus grande autonomie géopolitique en vue de jouer son rôle dans le monde et d’assurer le bien-être des Européens  ».

Du spatial responsable dans un monde fragile 

Hier en fin d'après midi, l'Agence spatiale européenne et 22 autres acteurs du spatial européen ont signé une « Déclaration pour un secteur spatial responsable ». C'était aussi l'occasion pour les partenaires de rappeler que nous vivons dans « un monde fragile aux ressources limitées », alors que nous venons officiellement de dépasser la barre des 8 milliards d'êtres humains.

Le message est clair : « Il n'y a qu'une seule planète que nous pouvons appeler chez nous, et nous devons en prendre soin ». Une déclaration qui n'est pas sans rappeler celle de Sylvestre Maurice (planétologue et responsable de la partie française de SuperCam) en 2018 alors qu'il parlait de l'avenir des missions d'exploration martiennes : « Il n’y a pas d’autre endroit dans le système solaire pour l’avenir de l’homme. L’homme est adapté à la Terre et à nulle autre planète. Il est condamné à y rester. Il n’y a pas de plan B ». 

Changement climatique et objectif « zéro débris »

Pour l'ESA, « l'objectif est de poser les bases d'un développement économique durable à long terme du secteur spatial, et d'en accroître la contribution » à l'ensemble des activités. Pour Josef Aschbacher, directeur général de l'Agence, « les avantages de l'exploration spatiale sont devenus extrêmement clairs, comme jamais auparavant ». Il était notamment question des clichés des satellites mettant en image le changement climatique, même s'il n'est pas toujours facile d'établir un lien de cause à effet direct.

Il rappelle au passage la promesse déjà faite d'arriver à « zéro débris » d'ici 2030. Dans de précédentes actualités, nous avons déjà longuement expliqué les risques que représente cette prolifération (potentiellement non contrôlée) des débris.

Cette déclaration arrive quelques jours seulement après un communiqué – opportun aussi bien pour la COP27 que la CM22 – reprenant un sondage qui affirme que « près de neuf personnes interrogées sur dix ont déclaré que la collecte d’informations sur le changement climatique et la compréhension de ce qui se passe sur Terre devraient être l’utilisation la plus importante de l’espace ». Une manière de s'attirer la sympathie du grand public pour continuer à se développer. 

« Favoriser la coopération entre les acteurs spatiaux européens »

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