Éric Leandri condamné pour violation du secret des correspondances d’un associé de Qwant

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Droit 2 min
Éric Leandri condamné pour violation du secret des correspondances d’un associé de Qwant

Le 5 juillet, Éric Leandri a été condamné par le tribunal judiciaire de Paris pour espionnage de la boite mail d’un autre associé de Qwant, Jean-Manuel Rozan. Les faits se sont déroulés fin 2019, alors que Leandri dirigeait la société au slogan : « le moteur de recherche qui ne sait rien sur vous et ça change tout ! ».

De l’avis d’Arash Derambarsh, « c’est une première décision pénale en France concernant le fait qu’il est interdit pour un associé d’espionner la messagerie d’un autre associé, contrairement à la messagerie privée du salarié ».

L’avocat de Jean-Manuel Rozan a obtenu le 5 juillet la condamnation d’Éric Leandri pour violation du secret des correspondances. À la clef, 5 000 euros d’amende et 1 500 euros de dommages et intérêts au profit de la victime. « C’est la première fois qu’un tribunal s’exprime sur l’espionnage d’un employeur associé sur un autre associé non-salarié. Il n’y a pas de précédent », insiste l’avocat, contacté par Next INpact.

C’est en janvier et février 2020 que Jean-Manuel Rozan découvre que sa boite mail avait été compromise quelques semaines plus tôt, quand Éric Leandri présidait encore Qwant. Dans la citation à comparaître que nous avions pu consulter, c'est Jean-Claude Ghinozzi, son remplaçant depuis janvier 2020, qui l’avait informé que sa boite avait été effectivement « visitée et contrôlée » en décembre 2019 grâce à la solution de contrôle à distance TeamViewer.

Dans la décision rendue le 5 juillet dernier, un des techniciens en charge du réseau « confirmait avoir accédé à distance à deux reprises à la boite mail du plaignant, sans l’informer, sur la demande de Marie Juyaux, alors PDG adjointe », le bras droit d’Éric Leandri. Selon un témoignage cité dans la même décision que nous avons pu consulter [tout comme la Lettre A], Leandri se serait trouvé d’ailleurs avec elle à ces deux occasions.

De même, le 17 mai 2020, lors d’une réunion du conseil de surveillance de la société, cet accès à l’insu du plaignant aurait été confirmé par l’intéressé, mais justifié « par la recherche de la personne ayant divulgué des informations internes à l’entreprise dans la presse ». Trois témoins présents ce jour, entendus par le tribunal, ont en outre fait « état d’un climat délétère entre les deux associés ».

Démasquer l'auteur d'une fuite à la presse 

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