Chargeur universel : accord européen en faveur du port USB-C 

Prise de pouvoir
Droit 3 min
Chargeur universel : accord européen en faveur du port USB-C 

Fumée blanche ! Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil sont parvenus à un accord pour faire de l’USB-C le port de charge commun. L’avènement d’un « chargeur universel » dans l’UE. 

L’accord trouvé permettra de consacrer à l’automne 2024 l’USB-C comme port de charge universel. « En vertu des nouvelles règles, les consommateurs n'auront plus besoin d'un dispositif et d'un câble de charge différents à chaque fois qu'ils achètent un nouvel appareil, et pourront utiliser un seul chargeur pour tous leurs appareils électroniques portables de petite et moyenne taille », commente le Parlement européen.

Cette réforme concernera évidemment les smartphones, mais également les tablettes ou encore les appareils photo numériques, les écouteurs, casques, consoles, enceintes, souris,… « Les ordinateurs portables devront également être adaptés aux exigences dans les 40 mois suivant l'entrée en vigueur du texte ». 

Celui-ci avait été dévoilée en septembre 2021 par la Commission européenne. La proposition de directive prévoit notamment d’harmoniser les protocoles pour la charge rapide.

L’UE devrait ainsi « promouvoir un niveau commun d’interopérabilité ainsi que la mise à disposition des utilisateurs finals d’informations relatives aux caractéristiques en matière de charge des équipements radioélectriques ». Avec une telle harmonisation, les utilisateurs pourront « charger leurs appareils à la même vitesse avec n'importe quel chargeur compatible ».

Une série d'informations au profit des consommateurs

Les équipements concernés devront être accompagnés d’une série d’informations détaillant les spécifications relatives aux capacités de chargement et au dispositif de recharge. Ces données sont précisées dans l’annexe à la proposition de directive.

Par exemple, l’information devra décrire les « exigences en matière de puissance des dispositifs de recharge filaires pouvant être utilisés avec l’équipement radioélectrique en question, y compris la puissance maximale requise pour recharger l’équipement radioélectrique exprimée en watts ».

Une formule harmonisée indiquera que « la puissance minimale fournie par le chargeur doit être égale ou supérieure à [xx] watts ». 

Autre information, « une description des spécifications en ce qui concerne les capacités de chargement des équipements radioélectriques, dans la mesure où ils peuvent être rechargés au moyen d’un câble à des tensions supérieures à 5 volts ou à des courants supérieurs à 3 ampères ou à des puissances supérieures à 15 watts ». Là encore, une formule préviendra la possibilité de « charge rapide par alimentation électrique par port USB ».

Des appareils proposés avec et sans chargeur

Dans les estimations de la Commission européenne, « les dispositifs de recharge des téléphones mobiles représentaient environ 11 000 tonnes de déchets électroniques en 2018 et que les émissions liées au cycle de vie étaient d’environ 600 kt d’équivalent CO2. Ces chiffres devraient augmenter au cours des prochaines années, principalement en raison de la tendance à se tourner vers des chargeurs rapides plus lourds »

Voilà pourquoi la proposition de directive prévoit que lorsqu’un opérateur économique donne aux utilisateurs finals la possibilité d’acheter un équipement radioélectrique avec chargeur, il devra proposer la possibilité d’acheter le même équipement « sans aucun dispositif de recharge ». 

La Commission européenne est par ailleurs habilitée à prendre des actes « délégués », afin de compléter la directive socle, au moyen de dispositions générales portant sur les recharges sans fil cette fois. 

Pour Apple, qui a fait longtemps le choix du port Lightning, ni sourire, ni cotillons : une telle réforme « imposera des pertes importantes aux fabricants, réduira le choix des consommateurs et génèrera des déchets électroniques ». Les iPad Pro, Air et mini sont pour rappel déjà équipés d'un port USB-C.

Un calendrier d'application étendu jusqu'en 2024

Cette procédure n’est pas encore achevée. À partir de septembre, l’accord entre le Parlement européen et le Conseil devra être formellement approuvé avant publication au Journal officiel de l’Union européenne. La directive entrera ensuite en vigueur « le vingtième jour suivant celui de sa publication ».

Ceci fait, les États membres auront 12 mois pour adopter les textes internes nécessaires, en particulier la loi de transposition. Et ces textes seront ensuite appliqués eux aussi dans les 12 mois.

En définitive, il faudra donc attendre 24 mois maximum, concrétisant ce projet en 2024. Les règles s’appliqueront aux seuls produits mis sur le marché après cette date d’application.

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