Une cartographie de l'utilisation de la reconnaissance faciale dans les espaces publics en Europe

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Droit 2 min
Une cartographie de l'utilisation de la reconnaissance faciale dans les espaces publics en Europe
Crédits : Erikona/iStock

La Chaire sur les implications juridiques et réglementaires de l’intelligence artificielle, au sein de l’Institut multidisciplinaire en intelligence artificielle (MIAI) à l’Université Grenoble Alpes, vient de publier les premiers rapports du projet de recherche relatif à « La cartographie de l’utilisation de la reconnaissance faciale dans les espaces publics en Europe » (MAPFRE en anglais). Décortiquons le projet et son premier rapport publié. 

L’étude indépendante vise principalement à rendre lisible le débat national et européen sur l’utilisation de la reconnaissance faciale (RF) dans les espaces publics notamment en apportant des éléments de clarification et d’explication.  

Le projet MAPFRE, fruit d’un travail monumental, est composé de six rapports destinés à détailler les tenants et aboutissants de cette technologie qui a déjà fait son entrée dans nos vies, sans qu’on puisse exprimer notre avis.  

Le premier rapport nommé « Une quête de clarté : décrypter le terme "fourre-tout »  que nous expliquons ici, permet avant tout de poser le contexte du débat sur l’utilisation de la reconnaissance faciale et met sous la projection des experts les notions essentielles souvent mal connues par le grand public.

Un deuxième rapport établit un tableau de la reconnaissance/analyse faciale afin de démontrer que cette technologie a des fonctionnalités différentes et donc des utilisations à des fins diverses et variées. Chaque utilisation et fonctionnalité met en cause différents intérêts. Par conséquent, elles nécessitent davantage d’explications et ne peuvent être considérées toutes de la même manière ni régies par le même régime juridique.

Le troisième rapport détaille l’utilisation de la reconnaissance faciale à des fins d’autorisation, autrement dit d’accès à un espace déterminé. Il formule plusieurs recommandations aux autorités nationales et européennes. Un sujet d'intérêt crucial puisque c’est surtout cet usage qui va potentiellement concerner le plus de monde.

Avec le quatrième rapport, à paraître, les chercheurs se plongent sur l’utilisation de la RF dans les enquêtes criminelles afin de faire le point sur les avantages et des risques sur la protection des données et les droits de l’homme. 

Pour sa part, le cinquième rapport se concentrera sur l’identification faciale à grande échelle, appelée « identification biométrique à distance en temps réel » dans la proposition de la Commission européenne sur la réglementation de l’intelligence artificielle. Ici encore, les enjeux sont majeurs puisque c’est fondamentalement cette utilisation qui risque de dériver vers ce qu’on qualifie de « surveillance de masse ». 

Enfin, le dernier rapport reviendra sur l’analyse faciale, bien que peu répandue en Europe, mais considérée comme susceptible de se développer par les chercheurs qui soumettent des recommandations générales fondées sur les résultats du projet de recherche. 

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