Paris 2024 : des J.O. en France, le cloud chez le chinois Alibaba

«On doit faire beaucoup plus »
Internet 2 min
Paris 2024 : des J.O. en France, le cloud chez le chinois Alibaba
Crédits : Marc Rees

« J.O. 2024 : comment l’équipe de France se prépare aux enjeux de cybersécurité ? » était le thème d'une soirée organisée hier à Paris, en marge des Assises qui se tiendront à Monaco le mois prochain. Le choix du géant chinois pour gérer les infrastructures « cloud » soulève déjà des questions au ministère de l'Intérieur comme à l'ANSSI.

À chaque Jeux, « le contexte change, les menaces évoluent ». Ziad Khoury le préfet coordinateur national pour la sécurité des jeux a souligné hier combien était nécessaire l’adoption d’une « stratégie globale en matière de cybersécurité » dans la perspective 2024. À cette fin, un plan national sera présenté dans les mois à venir où interviendront notamment ministère de l’Intérieur comme ANSSI.

Pour Thomas Collomb, directeur délégué sécurité au Comité d’organisation des J.O. (ou COJO), le rendez-vous de 2024 n’est pas neutre avec une surface de cyberattaques qui s’étendra des phases préparatoires au démontage. « On est donc très loin des autres évènements en termes de dimensionnement ».

Un dimensionnement temporel et géographique pluriel avec des compétitions organisées en plusieurs lieux, imposant de ne « pas travailler en silo ». D’où aussi l’arrivée prochaine de multiples partenariats public-privé.

Pour aiguiser les connaissances, un programme d’observation a été mis en place durant les derniers Jeux où ont été invités les partenaires notamment étatiques. Atos, « top sponsor » des Jeux, aura là encore la responsabilité de l’intégration de l’ensemble des systèmes d’information. Daniel Le Coguic, Senior Vice President, secteur Public et Défense et responsable du Programme « Sécurité des grands évènements et des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 », n’a donné aucun détail, enserré dans une clause de confidentialité. 

Néanmoins, admet-il, « du fait de la pandémie, le barycentre du risque a basculé majoritairement sur les problématiques de cybersécurité ». Naturellement, des Jeux sans spectateur furent aussi des Jeux sans billetterie et donc sans système informatique dédié.

Les J.O. du Japon ont donc été « puissamment numériques ». Et pour ce rendez-vous comme celui de 2024, « nous avons une pression énorme du CIO », avec deux objectifs : assurer l’opérationnel, mais aussi « produire des informations pour les télévisions » afin que les bons contenus soient fournis au bon moment.

Avec l’augmentation significative des objets connectés, des moyens de transport, du Edge Computing, Atos s’attend elle aussi à une « accumulation des possibilités de cyberattaques ».

À Tokyo, 815 évènements de sécurité… par seconde

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