Apple entre renonciations, reports et grogne des employés

La paille et la poutre
Economie 16 min
Apple entre renonciations, reports et grogne des employés
Crédits : Nikada/iStock

Apple lâche du lest sur plusieurs sujets, qui pourtant lui tiennent à cœur. Le plus médiatisé est bien sûr le report – et pas l’annulation – de ses mesures de lutte contre la pédopornographie, mais on observe aussi du mouvement sur l’App Store et sur ses publicités personnalisées. Le tout sur fond de grogne du personnel.

Période aussi trouble qu’intéressante pour Apple, géant qui ne s’en laisse habituellement pas compter. L’entreprise est connue pour ses positions indéboulonnables et peu d’évènements lui ont fait lâcher prise.

L’une des pages les plus emblématiques de son histoire fut sa lutte contre le FBI après la tuerie de San Bernardino, quand l’agence fédérale réclamait de Cupertino qu’elle pirate ses propres défenses, avec pour objectif de récupérer d’éventuelles données dans un iPhone 5c retrouvé sur le terroriste. Apple avait tenu et le FBI avait finalement obtenu ce qu’il désirait par l’entremise d’un tiers et d’une faille de sécurité.

Mais aujourd’hui, la société recule sur plusieurs sujets, probablement avec l’idée d’apaiser des tensions croissantes. Le climat, notamment aux États-Unis, s’assombrit en effet pour les grandes entreprises technologiques. On se souvient d’un rapport publié il y a quelques mois par une commission de la Chambre des représentants.

Il allait jusqu’à préconiser des mesures radicales contre certaines entités, dont le démantèlement. La nomination à la tête de la Federal Trade Commission de Lina Khan, connue pour ses positions antitrust dures, n’a pas calmé les inquiétudes des GAFAM. Depuis la déclaration de guerre d’Epic à l’encontre de l’App Store, la tempête s’est levée, et beaucoup remettent désormais en cause le modèle de la boutique, dont les conditions très strictes – notamment sur les paiements – provoquent la colère de nombreux éditeurs tiers.

Et alors que la société avait patiemment bâti une image de chevalier blanc de la sécurité et de la vie privée, elle a annoncé le mois dernier des mesures de lutte contre la pédopornographie. Bon nombre d’experts les ont qualifiés de portes dérobées et de coup dur porté au chiffrement de bout en bout, pourtant utilisé dans presque tous les services de l’entreprise. Désormais, le temps est à l’apaisement, Apple lâche ainsi du lest sur plusieurs sujets.

Lutte contre la pédopornographie : les mécanismes de lutte renvoyés à plus tard

Elles sont au nombre de trois. La première – et la plus visible – est un algorithme de comparaison des empreintes (hash) des photos transitant vers iCloud, en vue de les comparer à une base de données fournies par un organisme de lutte contre la pédopornographie (NCMEC). Il devait être incorporé à iOS/iPadOS 15, macOS 12 et watchOS 8.

Tel que prévu, il ne devait être présent qu’aux États-Unis – du moins dans un premier temps – et uniquement sur les appareils où la bibliothèque iCloud Photo était active. De nombreux experts, chercheurs et personnalités comme Edward Snowden ont été vent debout contre ce qu’ils considèrent comme une porte dérobée.

Et pour cause : le mécanisme intervient avant le chiffrement des données, en niant l’intérêt.

Apple NeuralHash pédopornographie

Pour l’Electronic Frontier Foundation (EFF), cela revient à surveiller tout le monde pour épingler le comportement criminel de quelques-uns. La plus grande peur était cependant que cette mesure ne soit que les prémices à beaucoup plus grave. Combien de temps avant que des gouvernements en fassent un usage détourné pour cibler certaines catégories de personnes ? Apple a tenté d’expliquer, a publié des documents techniques sur son mécanisme, mais le mal était fait et la perception générale en était largement négative.

S’ajoutaient à cette mesure principale deux autres fonctions. L’une visait à prémunir les jeunes utilisateurs en analysant automatiquement, par l’intermédiaire d’un algorithme toujours, les images circulant sur iMessage dans le cadre d’appareils reliés à un compte parental. Objectif, rendre flous les clichés à caractère sexuel et demander confirmation de leur ouverture, le tout accompagné d’un message expliquant les risques.

Pour les enfants de moins de 12 ans, une alerte était automatiquement envoyée aux parents. Au-delà, le flou et l’avertissement restaient, mais aucun signalement n’était envoyé.

Apple NeuralHash pédopornographie

L’autre fonction était une simple mise à jour de Siri, pour renvoyer plus efficacement les personnes concernées vers les bons acteurs, par exemple des parents inquiets des échanges de leurs enfants.

Que s’est-il passé ? Apple a repoussé ces mesures à plus tard. L’entreprise n’a donné aucune nouvelle date, mais quelques explications à la presse américaine, affichant ensuite un message sur la page principale de ses annonces :

« Compte tenu des retours des clients, des groupes de défense des droits, des chercheurs et d'autres personnes, nous avons décidé de prendre du temps supplémentaire dans les mois à venir pour recueillir des commentaires et apporter des améliorations avant de lancer ces fonctionnalités de protection des enfants d'une importance cruciale »

Si minces en fait que l’on ne sait pas de qui viennent les commentaires ou les points à améliorer. En l’état actuel, Apple ne compterait pas abandonner ses plans, simplement les amender. Beaucoup se sont félicités de ce renversement, face à une entreprise qui assurait que son système était techniquement parfait.

Elle n’a cependant jamais pu se dépêtrer d’une question lancinante : que faire si des gouvernements souhaitent détourner le système ? Tout se résume à une question de confiance. Apple affirme qu’elle refusera systématiquement ces demandes, mais dans l’optique d’un tel lancement, il faudrait alors croire l’éditeur sur parole.

En outre, la société est allée jusqu’à parler « d’avancée pour la vie privée » pour sa technologie, puisque l’analyse des photos se fera « de la manière la plus protectrice de la vie privée que l’on puisse imaginer, et de la manière la plus auditable et vérifiable possible ». C’est précisément ce que les détracteurs du projet reprochent à Apple, puisque le meilleur moyen de préserver la vie privée est encore de ne pas y fouiller.

App Store et systèmes de paiements : une première (grosse) brèche

Voici l’un des sujets qui a provoqué le plus de colère entre Apple et les éditeurs tiers : leur capacité à se choisir leur propre système de paiement. Souvenez-vous, c’était le cœur du problème dans la guerre déclarée par Epic Games. L’entreprise avait proposé des promotions dans Fortnite passant par sa propre boutique. Problème, la version iOS aurait dû passer par les achats in-app du Store, qui n’autorise qu’un système de paiement : celui d’Apple.

Rapidement, l’affaire avait fait grand bruit. Epic Games avait bien préparé son coup. Les plaintes étaient prêtes et une alliance avec d’autres éditeurs était rapidement apparue. Y figurait notamment Spotify, qui ne cachait plus sa colère contre Apple depuis des années, pour les mêmes raisons.

L’obligation de passer par le Store interdit en effet aux applications d’intégrer un simple lien pour renvoyer vers d’autres boutiques. Apple prélevant sa dime de 30 % sur l’ensemble des achats (y compris in-app), de nombreuses entreprises ont augmenté le prix de leurs abonnements en cas de souscription par iOS, pour compenser cette perte. Conscientes bien sûr que toute augmentation entraine mathématiquement celle de la part reversée à Apple.

Or, dans le cadre d’un accord signé avec le régulateur japonais de la concurrence (JFTC), Apple autorisera l’année prochaine les applications de type lecteur à intégrer un lien vers leur propre boutique en ligne. Bien que signé avec un seul pays, il sera répercuté dans le reste du monde, Apple appliquant la même politique partout si possible.

En clair, une application comme Netflix pourra afficher un lien vers sa boutique pour informer les utilisateurs qu’il faut s’abonner. L’interdiction d’Apple entraînait en effet une situation ubuesque : l’impossibilité d’expliquer comment s’abonner si on ne souhaite pas passer par les achats in-app. Ce changement va concerner tous les types de lecteurs, qu’il s’agisse de musiques, vidéos, livres (y compris audio), magazines et autres.

Apple continuera de pousser vers les achats in-app, qui resteront la solution la plus confortable, puisque parfaitement intégrée. L’entreprise n’évoque bien sûr pas la commission qu’elle touchera au passage. Dans le cas d’un abonnement, rappelons qu’elle passe de 30 à 15 % quand une personne passe les 12 mois consécutifs. Mais si on se désabonne pour quelques mois avant de reprendre, elle repasse à 30 % pour les 12 prochains mois.

Il s’agit donc d’une première brèche dans la muraille, mais Spotify n’est par exemple pas impressionné. Son directeur général, Daniel Ek, réclame beaucoup plus : « C’est un pas dans la bonne direction, mais cela ne règle pas le problème. Les développeurs veulent des règles claires et justes pour s’appliquer à toutes les applications. Notre but est de restaurer la concurrence une fois pour toutes, et non un pas arbitraire et égoïste à la fois ».

À la tête d’Epic Games, l’inénarrable Tim Sweeney s’amuse presque de l’annonce. Sur Twitter, il relève notamment l’inquiétude un peu forcée d’Apple sur la sécurité, comme si l’idée que Fortnite accepte les paiements directs était un problème en soi. Il sait que les jeux génèrent une bonne partie des gains de l’App Store grâce aux achats in-app.

La Coalition for App Fairness jette évidemment un regard dédaigneux sur cette décision. Elle n’y voit qu’un « mouvement désespéré pour esquiver le jugement des cours, régulateurs et législateurs dans le monde ». Horacio Gutierez, directeur juridique de Spotify, rappelle d’ailleurs sur Twitter que le Congrès américain travaille sur un projet de loi qui règlerait la question, puisqu’il permettrait à tout éditeur de choisir son système de paiement.

Si Apple ne bouge pas, il faudra effectivement en passer par la loi pour en finir avec un déséquilibre existant entre certains services et tiers et les équivalents Apple. Music et Spotify proposent en effet tous deux leur abonnement à 9,99 euros/dollars par mois, mais le premier n’a pas à s’acquitter des 30 % de commission.

iOS 15 : demi-tour sur les publicités personnalisées dans l’App Store

Sans prévenir, Apple a introduit un changement important dans la dernière bêta d’iOS 15. À la première ouverture de l’App Store, les testeurs ont eu la surprise de constater que la question leur était posée : la boutique a-t-elle le droit de se servir de leurs habitudes pour personnaliser la publicité ? 

Le réglage est étendu aux applications Bourse et News. Rappelons que ces publicités sont peu nombreuses et ne concernent que des encarts prioritaires que les entreprises peuvent acheter pour y faire figurer leurs produits. Cependant, le processus a fait l’objet d’une plainte de France Digitale en mars.

Selon l’association, ces publicités ne respectent pas le RGPD en Europe car elles sont actives par défaut. Le consentement des personnes n'était jamais demandé.

App Store pubsApp Store pubs

Interrogé par Le Monde, le directeur général de France Digitale, Nicolas Brien, affichait son agacement : « Il y a deux poids et deux mesures : nos start-ups françaises respectent le droit des données personnelles, et l’entreprise avec la première capitalisation boursière mondiale pourrait, elle, survoler les principes les plus élémentaires ? ».

Une carence faisant d’autant plus tâche qu’Apple s’est érigée en donneuse de leçons dans le secteur bouillant de la publicité. La réponse de la firme ne s’était pas fait attendre, cinglante :

« Les allégations de la plainte sont notoirement fausses et constituent une piètre tentative par ceux qui tracent les utilisateurs de détourner l’attention et de tromper les régulateurs »

Ce serait donc pour détourner l’attention de son ATT (App Tracking Transparency) que les éditeurs auraient déposé plainte via l’association. Mais même dans ce cas, on pourrait rétorquer que l’un n’empêche pas l’autre. Le changement d’attitude d’Apple vient répondre à la question, au moins partiellement. La plainte ne devait pas être si dénuée de fondements pour que l’autorisation soit maintenant demandée aux utilisateurs.

France Digitale exulte : « Oui, Apple nous prenait bien pour une pomme ! On se félicite de ce revirement sur les pubs personnalisées dont on espère la confirmation lors de la prochaine mise-à-jour de l'iOS 15 ». Benoist Grossmann, coprésident de l'association, ajoute chez iGeneration : « Si cela se confirme, il est clair que l’introduction de ce consentement spécifique par Apple est le résultat de l’instruction de la plainte principale pendante devant l’autorité de régulation irlandaise, ainsi que d’autres plaintes déposées par ailleurs, dont celle de France Digitale ».

Grogne des employés : Apple, une entreprise comme les autres

Tout aussi récemment, des employés ont fait entendre leur voix pour attirer l’attention de l’entreprise sur certains problèmes. Des témoignages sont apparus sur Twitter, puis un site pour structurer ce qui est désormais appelé le mouvement « AppleToo ». Depuis, une lettre ouverte à Tim Cook et à l’ensemble de la direction a été publiée.

« Apple s’enorgueillit de ses engagements pour la diversité, l’équité et d’un environnement où chaque personne peut donner le meilleur d’elle-même ; en pratique cependant, c’est loin d’être le cas », démarre le message, qui donne le ton.

« Des centaines d’entre nous ont décrit nos histoires d’abus, discrimination et harcèlement. Des centaines d’entre nous ont décrit [comment ils avaient] raconté leur histoire via les canaux officiels, sans recevoir d’aide », pointe encore le site. « Chez Apple, on nous enjoint à faire ce qui est juste, et cela doit s’étendre à la manière dont nous traitons les employés. Nous nous manifestons parce qu’Apple doit tenir ses promesses d’inclusion, diversité et équité. Nous demandons un environnement où chacun se sente protégé et bienvenu, avec la promesse des mêmes opportunités et traitements ».

Les revendications se font plus précises dans les pages suivantes. L’une des plus importantes est l’augmentation de la séparation entre les biens et services des employés et ceux d’Apple. Plus spécifiquement, ces personnes assurent que les employés de la firme sont « agressivement encouragés » à utiliser leur compte iCloud sur le matériel de l’entreprise. Selon le contexte, notamment en cas de problème, des données personnelles auraient été exploitées.

L’autre grand point de discorde dénoncé concerne les salaires. Le groupe d’employés réclame une grille claire et transparente, ainsi que des audits pour toutes les promotions et mesures de performances, à la recherche de biais de genre, de couleur de peau, de handicap ou encore hétéronomé. La promesse d’inclusion et de diversité dans l’entreprise serait loin d’être tenue.

La lettre ouverte réclame d’autres mesures, notamment des audits pour l’ensemble des partenaires, à commencer par un examen des échanges avec l’assureur Sedgwick qui ferait une utilisation abusive des informations médicales. Ces audits s’étendraient à l’ensemble des sous-traitants, qui seraient souvent mal payés, ainsi qu’à NAVEX Global, présent chez Apple pour la gestion des risques et de la conformité.

En d’autres termes, les employés ne seraient pas écoutés et leurs problèmes pas pris au sérieux. Le mouvement aurait collecté environ 500 témoignages, le nombre grandissant depuis l’arrivée de messages provenant d’Apple EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique). Beaucoup vont dans le sens d’un environnement toxique, comme on pourrait en lire sur n’importe quelle entreprise. Et dans le cas d’une société affichant une certaine supériorité morale, les éraflures se voient d’autant mieux. Une réponse de l’entreprise était donc attendue de pied ferme.

Apple : « En cas de problème, parlez-en à votre supérieur »

La réponse est venue de la directrice des ressources humaines et des boutiques, Deirdre O’Brien en personne, également vice-présidente de l’entreprise. Une vidéo a été envoyée à tous les employés.

MacRumors a pu la voir et en a publié quelques extraits :

« Maintenant, je veux que vous l’entendiez directement de moi. Premièrement, si vous avez la moindre inquiétude au sujet de votre paye chez Apple, parlez-en à votre responsable ou aux ressources humaines. Et deuxièmement, si jamais vous voulez rapporter un problème au sujet de votre environnement de travail, s’il-vous-plaît venez et parlez-nous, s’il-vous-plaît. Et sachez que nous avons un processus confidentiel pour enquêter en détail d’une manière qui traite tout le monde avec dignité et respect ».

La vice-présidente affiche donc sa foi dans les processus mis en place, ceux-là même dénoncés par le mouvement AppleToo. Les employés qui dénoncent des problèmes d’écoute de leur responsable sont invités à aller parler à ce(tte) même responsable. O’Brien affirme également que l’entreprise utilise une « méthodologie standard » pour l’égalité des payes, qu’une « équipe dédiée d’experts » est chargée de la surveiller et qu’un tiers indépendant analyse les salaires chaque année. « Si ce travail identifie un écart, nous le comblons », indique la responsable, qui ajoute que l’approche d’Apple « est considérée comme la meilleure ». Mais on ne sait pas par qui.

Selon un des employés du mouvement AppleToo interrogé par MacRumors, la solution proposée tombe à plat : « Le système ne fonctionne pas… il est créé pour travailler contre vous dès le départ ». Il indique par exemple que lors d’une question sur le niveau de paye, il est souvent répondu par les managers qu’elle se trouve « dans la moyenne » du domaine où exerce la personne. Apple découragerait fortement les conversations libres sur les comparaisons de salaires, et poser trop de questions déclencherait des représailles de la hiérarchie.

Le mouvement est encore jeune et il ne s’agit que d’une première réponse d’Apple, qui a raté une occasion. La crédibilité des témoignages est difficilement mesurable, mais « AppleToo » essaye manifestement d’obtenir des données précises. Sur le site, un petit sondage permet par exemple de renseigner sa paye et certaines informations, mais seulement en fournissant un mot de passe que l’on ne peut obtenir que sur le Slack d’AppleToo. Il faut en faire la demande et prouver – dans une certaine mesure – que l’on est concerné.

Ce type de mouvement, véhiculant très probablement bon nombre d’histoires vraies, peut aussi voir transiter de faux témoignages, par exemple d’anciens employés ayant une dent contre l’entreprise. Dans son deuxième résumé publié cette nuit, le mouvement fournit une liste de témoignages particulièrement empreints d’injustice.

Il faudra également se méfier du biais de la caisse de résonance : si l’ensemble des personnes mécontentes se regroupe et partage des témoignages, le faisceau pointera dans une seule direction. Et ce n’est pas la réponse de Deirdre O’Brien qui calmera les esprits ou fournira un autre son de cloche. L’extincteur fonctionne mal et la firme hésite sans doute à laver son linge sale en public.

Là encore, le « timing » est intéressant, car il semble suivre un mouvement plus profond qui voit l’empire de la pomme vibrer sous l’assaut de pulsations violentes imposées par le monde extérieur. Apple est un édifice bien rôdé aux normes antisismiques efficaces, mais qui ne peut pas éviter l’arrogance qu’apporte un succès continu.

La période actuelle rappelle que le vent peut tourner et qu’il faut balayer devant sa porte.

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