La police aurait décrypté un second « cryptophone »

La police l'aurait « phishé », rétorque SKY ECC
Internet 2 min
La police aurait décrypté un second « cryptophone »
Crédits : wir_sind_klein Pixabay

Les polices belges et néerlandaises auraient réussi à décrypter des millions de messages échangés via des cryptophones SKY ECC. Plusieurs dizaines de ses clients, prêts à payer des milliers d'euros pour se protéger, ont été arrêtés. SKY ECC, de son côté, accuse la police d'« actions malveillantes » et menace de « poursuites judiciaires ».

La police fédérale belge a mené environ 200 perquisitions, dont une vingtaine impliquant des unités spéciales,  et ciblant des utilisateurs de cryptophones sécurisés SKY ECC, rapporte la RTBF.

48 personnes auraient été arrêtées et plus de 1,2 million d'euros saisis par pas moins de 1 500 policiers mobilisés dans ce que La Libre qualifie de « plus grande opération de police jamais organisée » dans le (plat) pays.

Les policiers ont également saisi plus de 14 tonnes de cocaïne et confisqué 15 armes prohibées dont 6 armes à feu, 8 véhicules de luxe, 3 machines pour compter l’argent, des uniformes de police et des balises GPS, précise Sud Info.

30 suspects auraient par ailleurs été arrêtés aux Pays-Bas, 28 armes saisies, ainsi qu'un serveur de SKY ECC à Rotterdam, dans le cadre de cette « Opération Argus ». La police néerlandaise a déclaré être parvenu à décrypter et lire le trafic chiffré de SKY ECC en temps réel depuis la mi-février. Elle aurait à ce titre identifié des « douzaines » de tentatives de crimes, kidnappings et assassinats.

Des criminels, parfois venus de l’étranger, se seraient en outre fournis en appareils de ce type auprès de revendeurs opérant en Belgique. Milieu de la drogue, criminalité financière grave et corruption font partie des matières investiguées par la police judiciaire fédérale.

L’opération serait le fruit d’une « intense coopération internationale d’une ampleur jamais vue faisant suite à deux ans et demi d’investigations », explique la RTBF. Des policiers fédéraux, notamment au sein de la « federal computer crime unit », auraient en effet réussi à infiltrer, espionner et localiser ces appareils conçus pour assurer un maximum de discrétion à leurs utilisateurs. Se croyant à l’abri des écoutes des autorités, des suspects communiquaient parfois sans aucune retenue via ce réseau.

1 milliard de messages interceptés, la moitié décryptés

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